Bruxelles

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LES BASSINS DANS LE CENTRE DE LA VILLE

 

 

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Extrait du plan de W.B. Craan 1837
CLIC SUR L’IMAGE

 

 

 

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CLIC SUR L’IMAGE

Les Bassins à vol d’oiseau

  

 

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Quai au Foin

 

Les barques représentées ci-dessus sont à l’ancre, en attendant de reprendre le chemin de la Zélande.
Le déchargement des moules se faisait au bassin Sainte-Catherine, mais il fallut trouver un autre lieu de déchargement dès que fut prise la décision de construire une nouvelle église sur le bassin comblé.

 

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Le bassin de Sainte Catherine

 

Le déssinateur se trouvait Place de la Grue, à gauche l’église Sainte Catherine et dans le fond, la rue de Flandre.

 

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Le pont des Barques

Dans le fond de l’image, la flèche de l’hôtel de ville de Bruxelles.
La nouvelle église Sainte Catherine n’est pas encore construite, ce qui permet de dater la photo
d’avant 1854. A droite l’Auberge du Cheval Marin. Ce serait au pied de cette maison que l’aieul
de  Guillaume Kekenbosch aurait été trouvé.

 

 

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Le Marché aux Porcs photo vers 1860 d’Edmond Fierlants.

Au fond, la pharmacie Van Damme, installée à front de la rue de Flandre qui à cet endroit, reçoit la rue du Rempart-des-Moines – G. ABEELS

    

 

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Le quai aux Briques

 

1908, le photographe a installé son trépied dos au  marché aux Poissons, dans le fond de l’image le pont des Barques. A gauche, à la hauteur des deux bonshommes, l’entrée de la rue du Pays-de-Liège.

 

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Construction du Marché aux Poissons

A gauche un estaminet et un marchand de sabot.

 

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La situation en 1908. Au bout du bassin des Marchands, le marché aux Poissons, derrière la nouvelle église Sainte Catherine. La haute maison blanche à droite du marché, le coin de la rue du Nom-de-Jésus.

  

 

 

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Intérieur du Marché aux Poissons. Cela devait pas toujours être agréable pour la vente
en plein Air !

 

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Le Bassin des Barques

Vue du bassin en direction de l’entrepôt. A droite le quai de la Houille, en face, le quai au Bois de construction, quelques maison sont encore debout de nos jours

 

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Quai au Bois de construction

 

Ci-dessous, une photo des années 1970, le « bloc » à pris la place de la maison à pignons.

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Photo de Pierrot Heymbeeck

 

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Photo Pierrot Heymbeeck, Le gazon et les arbres ont pris la place du « Macadam »
20 Novembre 2010

   

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Le Bassin des Barques

Le bassin vu du quai à la houille. Derrière le panache de fumée blanche on apperçoit la morgue de la rue Saint-André.

 

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Dans le fond de l’ image l’arrière du Théâtre flamand.

 

 

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Vers le milieu du quai aux Pierres de taille, à droite, la grande maison sombre n’est autre
que l’arrière de l’école communale de la rue du Canal.

 

Tsar

LES AVENTURES DE DEUX TSARS RUSSES (*) A BRUXELLES

 
 
 

Pierre le Grand ou le trop-plein impérial (1717).

 

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Pourquoi un buste du tsar Pierre Ier de Russie, dit « le Grand » (1672-1725), est-il, aujourd’hui encore, visible dans les bas-fonds du Parc de Bruxelles ? Tout simplement parce que ce tsar effectua une visite en ces lieux, dans le courant de l’année 1717 et le caractère mouvementé de celle-ci mérite que l’on s’y attarde…
 
Rappelons tout d’abord qu’en 1717 le Palais des Ducs de Brabant n’avait pas encore brûlé (incendie de 1731) et qu’il se dressait à l’endroit où se situent, en gros, aujourd’hui, le Palais royal et la place Royale. Le tsar Pierre Ier y fut accueilli, en toute discrétion, le 14 avril 1717. D’autres sources affirment qu’il fut en fait reçu dans une petite maison dite « de Charles-Quint », sise au coeur du Parc de Bruxelles. Il semble qu’il s’agisse d’une référence à une habitation que Charles-Quint se serait faite construire en son temps, non au coeur du Parc de Bruxelles, assez sauvage à l’époque, mais à l’endroit où se sitait la rue de l’Orangerie. Celle-ci commençait rue Ducale pour finir rue de Louvain.
 
Et voilà ce que nous en dit Eugène Bochart, en 1857 :
 
« Dans cette rue, près de celle de Louvain, était jadis une porte qui donnait accès à l’ancien Parc. Près de là, Charles-Quint fit bâtir une maison solitaire, dont il fit son habitation favorite, et qu’il occupa depuis son abdication, le 6 janvier 1556, jusqu’à son départ pour l’Espagne, qui eut lieu le 7 septembre suivant. Cette habitation était appelée Palais de l’Empereur. On y plaça plus tard l’Orangerie de la Cour; et lorsqu’en 1782 le gouvernement vendit les terrains pour percer la rue actuelle, on conserva à cette nouvelle voie le nom de sa dernière destination. Dans l’angle de la rue se trouve l’entrée publique du Sénat et de la Chambre des représentants. »
 
Quoiqu’il en soit, Pierre le Grand fut reçu en grande pompe et put ainsi goûter aux nombreux vins qui lui furent offerts. Mais voilà, il en but tant et si bien qu’il s’en trouva bientôt légèrement nauséeux… Le tsar entreprit dès lors de prendre l’air et c’est d’un  pas lourd et incertain que le noble invité se dirigea vers une fontaine où il s’arrêta, avant, subitement, de sentir son impérial estomac se retourner au point de provoquer l’expulsion dans l’eau du bassin de la précieuse vinasse jusque là ingurgitée ! (Quiévreux) Nous étions le 16 avril 1717, à 15 heures… Selon d’autres sources (Luytens), Pierre Ier aurait plutôt fait un plongeon dans ledit bassin ! Selon d’autres sources encore (Bochart), l’impérial invité but à cet endroit le vin d’honneur.
 
Trois sources, trois époques, trois versions ! De quoi méditer sur les aléas de la recherche historique !
 
En souvenir de ce grand événement éthylique, le prince Demidoff offrit, en 1854, un buste sur lequel étaient écrits ces quelques mots : « Pierre Alexiowitz de Moscovie, grand-duc, assis au bord de cette fontaine, en ennoblit les eaux par le vin qu’il avait bu, le 16 avril 1717, à trois heures de l’après-dînée. » (Quiévreux)
 
Et voici la traduction qu’en donne Bochart : « Le czar Pierre-le-Grand, grand duc de Moscovie, assis sur les bords de cette fontaine, l’ennoblit par des libations de vin, le 16 avril 1717, à trois heures de l’après-midi. »
 
Si un buste de Pierre le Grand est toujours visible à cet endroit de nos jours, l’inscription, elle, a disparu.
 
D’autres sources encore nous rappellent toutefois que l’inscription faisant référence à l' »ennoblissement des eaux » par l’impérial vin régurgité figurait, en latin, sur la margelle carrée de l’ancienne fontaine Madeleine. Or, celle-ci est décrite comme l’un des personnages les plus allégoriques de l’Alchimie. De plus, l’année 1717, durant laquelle Pierre le Grand se serait enivré à Bruxelles, pourrait faire référence à la fondation officielle de la Franc-Maçonnerie, à Londres, cette même année. Simple supposition reprise par Joël Goffin dans son article « Le Parc de Bruxelles ou le Plan Parfait » ( https://bruges-la-morte.net/wp-content/uploads/Parc-de-Bruxelles-ma%c3%a7onnique.pdf ). Chacun jugera. 
 
Un attentat bonapartiste contre le tsar Alexandre Ier (1818).
 
Waterloo, 18 juin 1815. Wellington paraissait défait et les Grognards de l’Empereur Napoléon Ier marchaient sus à l’ennemi. La victoire française était à portée de main. Mais soudain, les troupes prussiennes de Blücher déferlèrent sur l’armée française, y jetant le désarroi et la déroute. Au cri de « nous sommes trahis ! », les soldats français se replièrent dans le plus grand désordre, les armées coalisées sur les talons. Cette fois, Napoléon Bonaparte était défintivement vaincu et on lui imposa bientôt l’exil de Sainte-Hélène. Il devait s’éteindre sur cette île du bout du monde, le 5 mai 1821, après y avoir vécu près six ans.
 
Néanmoins, certains de ses partisans ne perdirent jamais l’espoir de le rétablir, lui, ou, à tout le moins, son fils, l’Aiglon, sur le trône impérial. Et ils ne manquèrent pas d’ourdir de nombreux complots contre ses ennemis les plus puissants. D’autres, par contre, nourrirent le projet de faire assassiner l’Empereur dans son exil afin de conjurer la menace qu’il pourrait constituer par un nouveau retour en France. Et Bruxelles étant devenu le refuge de nombreux anciens partisans de l’Empire, traqués par la police de la Restauration, fut, à plusieurs reprises, le théâtre choisi par les divers conspirateurs pour fomenter leurs complots. Ainsi, en 1818, essaya-t-on d’attenter la vie du duc de Wellington, ce qui amena quelques accusés devant la cour d’assises de la Seine…qui les acquitta, faute de preuves, le 14 mai 1819.
 
Mais il se trouve qu’en cette même année 1818, un autre complot bonapartiste fut ourdi à Bruxelles. Cette fois, contre le tsar de Russie, Alexandre Ier.
Durant l’automne 1818, alors que s’achevaient les assises du Congrès d’Aix-la-Chapelle, qui devaient permettre à la France de se voir réintégrée dans le concert des nations européennes et de la débarrasser de l’occupation des armées alliées, s’était répandue à Bruxelle la rumeur de l’arrivée prochaine du tsar Alexandre Ier. Sa mère, veuve du tsar Paul Ier, ne séjournait-elle pas dans notre ville, chez sa fille, la princesse d’Orange ? Ses fils, le tsar Alexandre et le grand-duc Michel, l’y rejoignirent donc naturellement, le 17 novembre 1818. Ils arrivèrent en calèche, suivis de trois voitures à six chevaux. On dit que, descendu chez le marquis d’Assche, près du palais royal, le tsar Alexandre se promena « en bourgeois » dans le parc de Bruxelles et qu’il fut le centre de nombreuses fêtes et de réceptions mondaines.
 
 
Mais au cours du séjour impérial russe, des rumeurs, dont la presse se fit l’écho, circulèrent parmi le bon peuple de Bruxelles. Un « assez grand nombre d’individus, la plupart étrangers » aurait ainsi fait l’objet d’une arrestation. Et le journal L’Oracle d’évoquer « complots » et « attentats ». Le mystère ne commença à voir un début d’éclaircissement qu’après le départ de Bruxelles, du tsar Alexandre, le 21 novembre 1818. On apprit donc bientôt, que, le 3 novembre, les nommés Adolphe Pouillot, dit Lacroix, ancien officier au service de Napoléon Ier, et Louis Buchoz, vinaigrier, s’étaient pérésentés à l’Hôtel de Ville et qu’ils demandèrent avec insistance de s’entretenir avec le bourgmestre Louis de Wellens (1815-1830), afin de lui faire de très graves révélations. M. de Wellens les reçut ainsi, en présence de l’échevin Knijf, chargé de la police.
 
Pouillot et Buchoz affirmèrent qu’à la fin du mois de juillet ou au début du mois d’août, alors que la rumeur d’une prochaine venue du tsar Alexandre dans la ville d’Aix-la-Chapelle s’était répandue, un certain Alexandre Laborde, ancien officier de Napoléon, avait nourrit le projet, avec quelques complices, d’enlever le tsar au cours de son voyage, soit en France, soit aux Pays-Bas (dont Bruxelles faisait partie à cette époque). Leur objectif était de contraindre Alexandre Ier à signer une adresse au peuple français proclamant le roi de Rome -Napoléon II, dit l’Aiglon, fils et héritier de Napoléon Ier et de Marie-Louise- empereur des Français, sous la régence de sa mère, et à mettre fin à l’exil de Napoléon à Sainte-Hélène. Mais loin de passer auparavant en France ou aux Pays-Bas, le tsar Alexandre se rendit directement à Aix-la-Chapelle, ce qui contraria les plans des conspirateurs.
 
Les magistrats bruxellois remercièrent les deux dénonciateurs et les engagèrent comme espions, tout en les encourageant à surveiller les faits et gestes des conjurés, à les tenir informés de leurs activités ultérieures et en les incitant même à jouer le rôle d’agents provocateurs. En outre, une révélation semblable avait été faite au roi des Pays-Bas par le « raugrave » (titre nobiliaire) Philippe de Salm-Salm, qui avait servi dans les armées du roi de France, où, en 1788, il avait été, doté du titre de « Mestre de camp », le chef éphémère du « Royal Liégeois », le dernier régiment étranger levé sous le règne de Louis XVI. A la fin de sa vie, le comte de Salm-Salm devait sombrer dans la démence…
 
Selon l’enquête judiciaire, menée parallèlement, il fut établi que Laborde, l’ancien officier de Napoléon, avait, dans un premier temps, communiqué son projet à un autre Français, Claude-André Piger, ouvrier corroyeur, et l’avait convaincu de se joindre à lui. Le projet d’enlèvement devait, selon Laborde, être d’autant plus aisément couronné de succès que le tsar Alexandre devait voyager sans escorte. Une vingtaine d’hommes suffirait donc amplement pour mener à bien l’opération. Un problème se posait néanmoins, toujours le même : l’argent, le nerf de la guerre ! Or, Laborde gagnait sa vie comme ouvrier chez un certain Vouriot, fabricant de peignes installé à Bruxelles, et il était payé « royalement » un franc par jour. Quant à l’ouvrier Piger, où donc aurait-il pu dénicher la somme nécessaire pour réaliser un tel projet.
 
Les conjurés eurent alors l’idée de s’adresser à un compatriote dénommé Bréard afin qu’il les introduisent auprès de l’archichancelier Cambacérès, exilé à Bruxelles par la Restauration (voir au sujet de cette personnalité, l’article suivant :

http://bruxellesanecdotique.skynetblogs.be/archive/2014/01/25/napoleon.html ),

pour leur permettre d’obtenir de ce dernier la somme de quatre mille francs, une commission de 40 % devant être remise à l’intermédiaire. L’on embrigada également un marchand de vin et sépculateur, Français d’origine, du nom de Xavier Bert. En outre, la conjoncture paraissait bonne : l’opinion publique française, bien peu sympathisante des Bourbons, se plaisait à rêver d’une évasion de l’Empereur de sa prison de Sainte-Hélène et à son retour prochain en France. Les rumeurs les plus fantaisistes circulaient alors à ce sujet, la réunion du Congrès à Aix-la-Chapelle ayant eu pour effet de les amplifier.

 
Dans ces conditions, Laborde et Piger escomptaient bien percevoir l’argent nécessaire à leur projet. Ils décidèrent donc de passer, sans attendre, à l’exécution de celui-ci, se mettant derechef à la recherche d’hommes motivés et soucieux d’y participer activement. On se renseigna aussi sur les itinéraires qui permettraient d’éviter les douaniers et de faire passer en France le tsar Alexandre dès qu’on l’aurait capturé. Laborde et Piger travaillèrent également à l’élaboration d’une proclamation dont ils attribueraient la paternité au tsar et qui réclamerait l’évacuation des armées d’occupation du territoire français et le rétablissement de Napoléon II sur le trône impérial de France, sa mère Marie-Louise d’Autriche, devant être, quant à elle, nommée impératrice et régente. 
 
« Les rôles dans l’exécution de l’attentat furent répartis. La voiture du tsar, qui voyageait avec une faible escorte, serait arrêtée dans un endroit solitaire. Tandis que Piger couperait les traits des chevaux, Laborde présenterait au souverain la proclamation au bas de laquelle il le contraindrait à apposer sa signature. S’il s’y refusait, il serait impitoyablement massacré; s’il y consentait, il serait « fraudé en France » et conduit dans la ci-devant Bourgogne, province que l’on croyait pouvoir indiquer « comme étant plus portée que les autres en faveur de Napoléon. » (Terlinden)
 
Les conjurés -Laborde, Piger, Dierckx et Bert-, désormais infiltrés par les « taupes » Pouillot (dit Lacroix) et Buchoz, se réunirent, sous couvert de jouer au lotto, dans un cabaret tenu par De Noyer. Ce sont les deux « infiltrés, Pouillot et Buchoz, qui firent porter chez Laborde, les armes et la poudre dont on avait besoin, avant de s’occuper avec Bert de réunir les fonds nécessaires. Mais Cambacérès refusa tout net de se commettre dans une telle aventure et les conjurés ne purent récolter que la somme modique de 90 francs…
 
Quant à la quête de volontaires parmi les contrebandiers, qui nécessitait de se mettre en rapport avec un aubergiste du nom de Gondry, elle ne fut pas plus couronnée de succès : le dénommé Gondry, de Boussu, avait changé d’adresse, alors que Piger était arrêté à Mons, le 10 novembre, sur dénonciation du duo Pouillot-Lacroix ! Et tous les conjurés se retrouvèrent bientôt sous les verrous à Bruxelles… Tous, sauf un : l’instigateur du complot Laborde. Celui-ci parvint à passer la frontière et, errant de village en village, arriva finalement à Lille où l’on perd définitivement sa trace, au début du mois de décembre 1818.
 
Quant aux provocateurs Pouillot-Lacroix et Buchoz, ils se trouvèrent également sur le banc des accusés ! De fait, ces deux individus n’avaient dans ce complot irréalisable qu’un moyen peu louable d’exploiter des dupes, en commençant pa rl’échevin chargé de la police, De Knijf. Le Ministère public ne s’y trompa pas. Les deux accusés, déclara-t-il, font valoir une excuse commune : la révélation qu’ils firent le 3 novembre. Mais bien loin d’être une excuse, cette révélation n’a été que l’infâme camouflage sous lequel ils tentèrent de cacher leur participation, sinon leur provocation au crime ! Que voulait Lacroix, sinon rentrer en France et récupérer son grade.
 
Quant à Buchoz, il ne cherchait qu’à assouvir sa soif d’or. Et pour parvenir à leurs fins, ils cherchèrent à manipuler des gens inférieurs à eux en intrigue, des misérables qui eurent la sottise de céder à leurs provocations.
L’échevin de la police De Knijf, pour avoir recouru à des êtres d’une si grande bassesse, devait, bien plus tard, amèrement regretter ses actes : « Ses procédés de policier sans scrupules l’avaient fait détester de tous les Bruxellois et sa maison devait être l’une des premières à être brûlée, le 25 août 1830, dans la nuit d’émeute qui suivit la représentation de la Muette de Portici… » (Terlinden)
 
 
Et le 1er mai 1819, tous les accusés furent jugés coupables « d’avoir, en formant un complot tendant à s’emparer de la personne de S. M. l’empereur de Russie pour le conduire en France afin d’y faciliter par sa présence et par la publication d’une proclamation aux Français un soulèvement contre le gouvernement français, excité dans le royaume des Pays-Bas un désordre contraire à la paix publique. » (Terlinden) Les accusés furent ainsi condamnés à des peines d’emprisonnement d’1 an (Piger et Dierckx), de 3 ans (Bert et Pouillot-Lacroix), à 6 ans, ainsi qu’à deux heures d’exposition, au carcan et à la marque (Buchoz).    
Eric TIMMERMANS.
(*) Certains de nos lecteurs verront peut-être dans la juxtaposition des termes « tsars » et « russes », un affreux pléonasme : il n’en n’est rien. Des tsars ont également régné en Bulgarie et en Serbie. CQFD.
Sources : « Bruxelles, notre capitale », Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951 / « Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / « Les mystères de Bruxelles », Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2005 / « Un complot contre le Tzar Alexandre I à Bruxelles en 1818 », Vic Ch. Terlinden, UCL, Louvain, 1946.

Bruxelles Aujourd’Hui.

 

Bruxelles Aujourd’hui
5 novembre 2011

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Photos Pierrot Heymbeeck.

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Photo 2 – novembre 2011

Place de Brouckère
Bruxelles

 

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 Photo 3 – Pierrot Heymbeeck – octobre 2011

Nicky, regarde bien l’image

 

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Restaurant « Le Petit Chou »
Pour faire plaisir à mon Ami !

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Photo 5 – novembre 2011

Rue Fossé aux Loups
Bruxelles

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Photo 6 – novembre 2011

 

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Photo 7 – novembre 2011

 

 

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Photo 8 – novembre 2011

 

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 Photo 9 – novembre 2011

Bruxelles – Boulevard A. Max

La Police II

 

La Police II

 

Paola - Photo Andrée Bolsius

La photo m’a été prêtée par Freddy Hoebeecke, il se trouve à droite avec son casque blanc de motard de la police de Bruxelles.

Pendant que moi et ma classe de l’école Couvreur nous attendions leurs passages devant l’église de la Chapelle, comme le dit Nelly la princesse était vraiment très jolie.


Je ne désespère pas de voir un jour Freddy faire des commentaires lui même mais il tarde à franchir le pas. Ecrit par A. Bolsius

Je crois que c’est au mois de juin en 1959 que le prince Albert a présenté sa fiancée aux bruxellois. Pour l’occasion ils ont parcourus plusieurs rues de Bruxelles, dans cette belle Cadillac décapotable comme sur la photo. C’était les joyeuses entrées peu avant leur mariage. Je me souviens le beau temps était au rendez-vous. La rue Haute était noire de monde. A l’époque nous habitions au deuxième étage aux 191 rues Hautes. Nous étions en première loge pour les voir passer. Nos deux fenêtres étaient grandes ouvertes. Avec mes grands-parents et d’autres membres de la famille nous les avons salués. La réflexion de boma bich « wa schuun maske ». C’est vrai que la princesse Paola était très jolie.

Un beau souvenir. Merci pour la photo. Ecrit par N. Lallemand.

 

 

 

Numériser0003

Parmi les locaux techniques,un atelier était réservé à l’entretien des casques. 
Photos  et texte G. Kekenbosch

 

Numériser0004

 

 

Numériser0005

 

 

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Les Agents de Police éprouvent bien de la peine à contenir la foule  massée devant les magasins de la Bourse au début de la période des soldes.
Photos  et texte G. Kekenbosch

 

AMIGO
 

Une cellule du nouvel Amigo construite  en 1930 rue Marché au Charbon en même temps que le commissariat de police. Il y avait douze cellules individuelles et trois cellules pour femmes et adolescents.
Photos  et texte G. Kekenbosch

 

ANCIEN AMIGO 1931

 

 

 

police 1942

La police veille au bon déroulement de la distribution de vivres aux plus pauvres de nos compatriotes sous l’occupation allemande en 1942.

 

Travaux de réfection et d’entretiens des voies par la société des tramways en avril 1927,carrefour des rue Marché aux Poulets, de la Vierge Noire, des Poissonniers et Sainte Catherine, sous l’œil d’un agent de police. Actuellement de tels travaux en plein cœur de la ville seraient un cauchemar.
Image et texte de G. Kekenbosch

 

 

fontaine de la Steenporte

 

La fontaine de la Steenporte ou des Neuf-Bassins, achevée le 10 décembre 1682, était une des plus belles de la ville.

Ses quatre faces étaient chargées d’ornement de sculpture; au sommet quatre jets d’eau s’élevaient à volonté à plusieurs pieds de hauteur.

L’eau qui en jaillissait se déchargeait dans un basin servant de couronnement à la fontaine, et de là passant dans des tuyaux intérieurs, elle allait former quatre autres jets reçus dans autant de grandes coquilles; puis  elle  se déversait  de nouveau par quatre jets dans un même nombre de cuvettes placées à la base du monument. Cette fontaine fut détruite en 1825.

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Histoire de la Ville de Bruxelles par A. Henne et A. Wauters – archiviste de la ville de Bruxelles – tome 3.