rue de Laeken

 

 

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Magnum Begynasium BRUXELLENSE

Jacques Harrewyn.

Image incomplète  de la gravure au burin qui montre le grand Béguinage, dans le nord de la ville situé rue de Laeken et les bassins du canal, donc en dehors de la première  enceinte. de la ville de Bruxelles.

 

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 C’est par cette porte (2) qu’on avait accès au béguinage. c’était une tour carrée à toit pointu et flèche à bulbe, avec passage sous un porche en plein cintre. Un peu dans le genre de l’ancienne entrée du couvent de jéricho, sur le vieux Marché aux Grains.

 

Sauf erreur de ma part, plus tard, bien plus tard, viendra s’installer à peu près à la hauteur du chiffre 2, le magasin A LA TENTATION

 

GRANDS MAGASINS
de la
TENTATION
MAISON  ISIDORE SIEGERIST

28 Rue de Laeken 28
Coin de la rue du Béguinage
(Pub 1890)

 

  

AU FEU

Le 20 avril 1893, le magasin brule.

Un magasinier de ces vastes magasins d’aunages manipulait un bec de gaz, lorsque soudain celui-ci explosa, engendrant une projection rapide et effrayante des flammes. Des cris de frayeur, les employés et les demoiselles de rayons n’eurent que le temps de s’enfuir par  les dépendances de la rue de Laeken.

Dans les cinq minutes survenait déjà  les pompes à vapeur du Théâtre Flamand, si vite même  qu’en cour de route un des dévidoirs perdit une roue : le contrecoup jeta  par terre deux pompiers, les pompes du poste de la Monnaie, de la Grand-Place,  et même de la caserne du Vieux Marché.

Un cordon de carabiniers accouru du Petit Château, tenait difficilement  la foule à l’écart.

Alors que le feu faisait rage, on put  sauver les vitrines du côté de la rue de Laeken. Il se fait  que le propriétaire M. Isidore  Siegerist « beau-père de l’ancien sous-chef d’orchestre de la Monnaie, M. Dubois », était justement dans sa villa de Watermael.  Un voisin  se charge de lui télégraphier la terrible nouvelle ». Et durant ces tragiques moments, la rue  était si bien barrée qu’il fut impossible  à M. l’Echevin  De Potter de rentrer chez lui, en face. Ce qui « à fort amusé les gens massés aux abords de la rue du Cyprès » Fureur mal contenue de M. De Potter : « JE SUIS ECHEVIN « . Vous seriez le bourgmestre que vous ne passeriez pas lui répondit le fonctionnaire inexorable.

 

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Les pompiers du Théâtre Flamand posent pour la photo.
Était-ce les même avec le même équipement qui sont intervenus pour l’incendie
de  « A LA TENTATION » ?

Quoi qu’il en soit, ces fières pompiers se trouvent sur le sol de l’ancien Marché aux Bêtes (pas loin de la Maison des Fous), marché qui causa de nombreux désagrément dans les rues avoisinantes.

 

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 Merci à Titi pour le document.

 On peut lire sur le grand cachet « dommage de guerre arrondissement de Bruxelles »

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La Boulangère de la rue de Laeken, tante d’André COLLARD
Merci pour la photo André et à Andrée BOLSIUS, pour
les documents de A LA TENTATION.

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Extrait du volume 4 BRUXELLES une Histoire Capitale.

 

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 Photo 1

 

 

 

 

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Photo 2

 

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Photo 3

 

 

A Suivre…

 

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Bazoef

BAZOEF

L’authentique Bazoef, Alias Léopold Pels, à la une du « Pourquoi Pas » du 7 mars 1912.
Caricature de Ochs

 

 

Bazoef

C’est dans la rue de l’Epée, « Zweitstroet« , qui résidait Bazoef, très populaire au 19ème siècle.
La famille Bazoef était spécialisée dans la récupération  des ….reliefs des restaurants huppés du haut de la ville, amenés dans la ruelle dans des charrettes à bras, l
es Bazoef, les triaient  vendant le bon marché aux voisins et les « betjes » aux chiens.

 

 

 

Epée

Photo 1

Maisons de la rue Haute en 1944
A droite, le début de la rue Notre Dame-de-Grâces, un peu plus loin la rue de l’Epée. 

 

 

Jacqmotte

Photo 2

La rue de l’Epée, dans le fond, la rue Haute, on aperçoit la façade de « Jacqmotte », dont parle Nelly.

 

 

maison

 Photo 3

Encore la rue de l’epée, mais cette fois en direction du Palais de Justice

 

 

Brug

 Photo 4

La maison Espagnol, située sur les coins de la rue Haute et de la rue Notre Dame de Grâces.

 

 

Panorama - rue Haute

Photo 5

 

Maison Bhel

 Photo 6

 

Echelle

Photo 7

 

 

police

 Photo 8

 

 

 

TOURNURES DE PHRASES ET EXPRESSIONS COURANTES A BRUXELLES

 

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Marchande de Journaux
Odile, Françoise DE GYNS, (1907- 1997) parlait très mal le Français et le néerlandais.
Le Bruxellois était son parlé de tous les jours.

 

 

TOURNURES DE PHRASES ET EXPRESSIONS COURANTES A BRUXELLES

 

A Bruxelles, on ne dit pas je me suis enrhumé mais j’ai attrapé un rhume, voire j’ai pris un rhume. Mais on peut également « attraper » d’autre chose, comme un coup de folie (une zinne) ou une habitude, par exemple. Ex. : C’est comme je te le dis : depuis le mois passé, elle a attrapé l’habitude de nourrir ces pigeons, là, sur la place, trois fois par jour ! Pour préciser que l’on commence à être fatigué, lassé de quelque chose, bref, pour dire j’en ai marre on dit : Bon, je commence vraiment à en attraper marre de tes sottises !

 

Le tu me dis quoi, expression qui fut rendue célèbre par le film Bienvenue chez les Cht’is, est également très courante à Bruxelles, preuve qu’il y a là des points communs qui réunissent les différentes régions du Nord, au sens large, par-delà la frontière franco-belge. Ex. : Ecoute, tu me diras quoi lorsque tu en sauras un peu plus ; on se téléphone après-demain et tu me dis quoi, ok ?

 

Le ça est remplaçant le c’est, est presque aussi connu que le célèbre une fois. Certains humoristes, d’ailleurs pas toujours bien inspirés, aiment les associer : ça est une fois incroyable ! Mais on verse par trop souvent dans la caricature, dont découle inévitablement la mauvaise imitation. Ceci dit, le ça est, aujourd’hui en voie de disparition, existe bien. Ex. : Ca est ton évier qui est bouché ! Cette tournure dérive du thiois originel dat is, littéralement, « cela est, ça est ».

 

Déformation que j’ai connue dans mon enfance et qu’il m’a fallu rectifier, l’etcetera, qu’à Bruxelles on a eu longtemps tendance à prononcer eksétera.  

 

Être en rac, n’est vraiment pas une bonne chose ! Ainsi, une voiture qui tombe en rac est, en fait, en panne, abandonnée dans la nature. Mais on peut également vous laisser en rac, c’est-à-dire, se désintéresser de vous, rester indifférent à votre égard, vous laisser sur le côté. En fait, cette expression correspond à l’expression française être en rade.

 

Traduction bruxelloise du « il n’en est pas question », le niks te doon (« nix te dôôn ») s’applique à de nombreux cas de la vie quotidienne. Ex. : Et il a voulu que j’accepte de travailler deux heures de plus mais pour 500 euros de moins par mois ! Alors moi je lui ai dit, ça vous pouvez toujours rêver, hein, niks te doon ! Littéralement, niks te doon, en bruxellois, signifie, « rien à faire », expression que l’on utilise également très souvent, dans le même sens, en français.

D’ousquelle vient / D’ousquil vient, en lieu et place de d’où vient-elle / d’où vient-il ?, restent très courants.

Le à ce qu’il paraît est encore d’usage très courant. On pourrait le traduire par j’ai entendu dire, j’ai appris par ouï-dire. Ex. : A ce qu’il paraît, l’Ommegang de cette année durera trois jours, enfin, à ce qu’il paraît ! On aime, effectivement, répéter la locution, histoire de souligner que si l’information est fausse, on y est vraiment pour rien !

 

A cause que est encore parfois utilisé en lieu et place de « du fait que », « parce que » ou « en raison de ». Ex. : Il n’a pas pu aller travailler hier matin à cause qu’il était malade.

 

Lorsqu’on veut exprimer qu’une discussion est close, qu’un problème, selon vous, a trouvé sa solution définitive, on lance avec détermination, à la fin de la phrase un vibrant et avec ça, fini !  Ex. : Bon, moi je termine d’écrire, je leur envoie le manuscrit et avec ça, fini !

 

Si tant de : A Bruxelles, on a l’art de compliquer le langage ! Là où il serait si simple de dire quand je pense à cette pauvre femme qui a déjà tant de problèmes, dans le Bruxellois de souche préfère clamer quand je pense à cette pauvre femme qui a déjà si tant de problèmes !

 

Une expression typique de Bruxelles, presque emblématique, est le non, peut-être, qui ne signifie rien d’autre que…oui, sûrement ou, plus précisément : tu vas peut-être oser me dire le contraire ? Ex. : De tous les peuples de la Gaule, les Bruxellois sont les plus gros buveurs de bière ! Non, peut-être ! On peut lui adjoindre un synonyme : Et comment donc ! Ex. : Si moi je vais oser aller sur la Grande Roue de la Foire de Bruxelles ? Et comment donc !

 

Le et quoi encore n’est peut-être pas typique de Bruxelles, mais il est d’usage très courant et renvoie au bruxellois thiois e wa nog, lui-même dérivé du néerlandais en wat nog (et quoi encore). Ex. : Mènant il paraît qu’ils vont instaurer une taxe sur l’air qu’on respire ! E wa nog !

 

Encore assez courant chez les plus âgés aujourd’hui, le plus pire, supposé souligner le caractère extraordinairement dramatique d’une situation. Ex. : Et le plus pire dans tout ça, c’est qu’il a aussi perdu sa carte de banque ! Au plus pire correspond d’ailleurs un plus mieux, voire un plus meilleur, à utiliser de la même manière !

 

Une étrange propension aux formules contradictoires fait que les Bruxelles aiment à user de l’exclamation oui, mais non ! Le sens est négatif et signifie, globalement, « oui, j’ai bien compris, mais non, je ne suis pas d’accord ». L’exclamation se place toujours en début de phrase. Ex. : Oui, mais non, hein, chef ! Moi, je ne peux pas à la fois faire la cuisine et à la fois servir les clients !

 

Dans le rayon des bizarreries linguistiques, on citera aussi le je préfère mieux que l’on peut associer au je buverais bien, particulièrement ingrat, il faut bien le reconnaître. Ex. : Je buverais bien une Leffe brune, mais quelque part je dois dire que là  je préfère mieux un café.

 

Aller/Savoir contre le vent : Être prêt à résister à n’importe quoi. Ex. : Eh bien moi je peux te dire que si tu bois deux Duvel, avec ça tu sais contre le vent ! Mais personnellement, la forme « aller contre le vent » m’est bien plus familière. Ex. : Tu manges un bon stoemp avec du lard, tu bois quelques genièvres là-dessus, et avec ça, hein, eh bien tu peux aller contre le vent !

 

Somme toute assez harmonieuse, l’expression dans le temps, pour signifier jadis, naguère, est encore très courante. Ex. : Oui, il y avait ici des prés et des vaches, mais c’était dans le temps ! ; Evidemment, dans le temps les jeunes n’osaient pas parler comme ça à leurs parents.

 

Pour désigner le présent et souligner les différences séparant notre époque du passé, on dira au jour d’aujourd’hui. Ex. : Dans le temps, les gens pouvaient se promener même tard le soir dans les rues, mais au jour d’aujourd’hui, ça n’est plus la même chose.

 

L’expression française « quand cela » devient volontiers dans le Bruxelles populaire quanske. Ex. : Oué, mènant il faudrait plus me demander d’aller à pied même jusqu’à la station de métro, là-bas, alors que quanske j’étais jeune, je pouvais marcher jusqu’à 40 kilomètres, en quelques heures seulement !

 

Pour dire que l’on ne s’oppose pas, que l’on n’est pas opposé à quelque chose, on dit je n’ai rien à dire/je n’ai rien là-contre. Ex. : Les prostituées qui seraient agents des services publics ? Moi j’ai rien à dire là-contre ! ; Et alors ? S’ils veulent nourrir les sangliers en Forêt de Soignes, moi j’ai rien là-contre !

 

Une tournure malencontreuse mais assez typique, le jusque le/la remplaçant le « jusqu’au ». Ex. : Avec cette crise politique, tout le monde veut partir d’ici ! Jusque le roi qui a dit qu’il en avait sa claque !

 

A Bruxelles, si vous souhaitez manger un petit pain garni de steak tartare (garniture très populaire), demandez un pistolet à l’américain nature. Et si vous préférez le tartare d’ores et déjà préparé (mayonnaise, sauce Worcestershire, câpres, oignons) tartiné sur un morceau de baguette, demandez un pain français avec de l’américain préparé. Au restaurant, si vous souhaitez un steak tartare accompagné de frites, demandez un américain-frites. On dit également filet américain, mais cette expression se fait rare et est le plus souvent remplacée par le seul américain.

 

Et puisque nous en sommes à parler nourriture, je rappellerai ce que l’on peut appeler le célèbre « grand classique des repas ». Si à Bruxelles, on prend le petit-déjeuner, il est rare que l’on « petit-déjeune »; on déjeunera donc le matin. Le déjeuner étant destiné à la matinée, on dîne, on prend le dîner et on fait à dîner, le midi et non le soir. Ce dernier, lui, est le domaine du souper ; on préparera donc le souper, on prendra le souper ou l’on soupera, donc, à l’heure vespérale. C’est là un caractère du langage autochtone au moins aussi célèbre que les septante (70) et nonante (90), sans oublier le célébrissime « une fois » !

 

« En dat in a kas ! » se traduit littéralement par « et ça dans ton armoire/tiroir/caisse ». Cela signifie quelque chose comme : Et prends ça ! ; Et voilà pour ta pomme ! ; Tu l’as pas volé !  Cette expression ponctue généralement une tirade. Ex. : Et moi je te dis que ça fait dix ans que tu te conduis comme un labbekak ! En dat in a kas !

 

Pour exprimer que l’on a longuement réfléchi à un sujet quelconque, qu’on a planché sur un problème, on utilise l’expression là-dessus, que l’on peut aisément interpréter comme « à ce sujet ». Ex. : Cette nuit j’ai plus su dormir à partir de quatre heures du matin, et donc, suite à ce que tu m’avais dit hier, j’ai longuement réfléchi là-dessus, et j’ai décidé que…

 

La confusion des verbes « savoir » et « pouvoir » est pratiquement une institution à Bruxelles ! Ou du moins, cela l’était. Ex. : Aussi, au lieu de dire, je n’ai pas pu courir les derniers 3 km, on dira : je n’ai pas su courir les derniers 3 km ; pour dire je suis incapable de faire cela (physiquement ou moralement), on ne dira pas je ne peux faire cela mais, ça je sais pas faire, t’sé (tu sais), fieu (vieux) !

 

A Bruxelles, on prononce souvent le «g », « ch ». Ainsi, même si l’on prononce « Belgique » (« beljique »), on en dira pas moins cette crise gouvernementale, ça est vraiment quelque chose de belche ! Mais l’un des plus colorés est certainement le « sauvage », devenu sovâche. Ex. : Ma t’as déjà vu ces Bruxellois comme ça parle ? Ca est de vrais sovâches !

 

Le par après est encore très courant aujourd’hui et se substitue au ensuite, par la suite ou, tout simplement, au…après. J’en use d’ailleurs parfois moi-même. Pourquoi donc faire simple quand on peut faire compliqué ! Ex. : D’abord elle a pensé venir, par après, elle a changé d’avis ; ce qu’on peut faire c’est d’abord aller au restaurant et par après, on pourra toujours visiter l’exposition. Cette tournure est sans doute le fruit d’une fusion de par la suite et d’après, d’où, par après.

 

A Bruxelles, si vous tournez quelqu’un en bourrique, c’est que vous lui faites tenir le fou.

 

Si vous réclamez quelque chose, en fait vous joué sur la patte de quelqu’un, vous ne le lâchez pas. Ex. : Pour ton histoire de feuille d’impôt, on peut vraiment dire que tu joues sur sa patte, hein !

 

Ha oui, j’ai préparé le parapluie ! Mais demain faudra que je pense à partir  avec ! Avec qui, avec quoi, me demandera-t-on, mais à Bruxelles, on en dit souvent pas plus ! Cela peut par exemple signifier « je partirai /sortirai avec mon parapluie », comme nous venons de le dire, mais également « je partirai avec eux/avec elles/en même temps que vous » : Donc, c’est décidé, demain ils partent en avion ? Eh bien je partirais bien avec, tiens ! On peut associer cette expression à d’autre verbe : Mets le gâteau dans le frigo et demain, quand on ira chez les amis, je le prendrai avec.

 

Très courant, le t’es niks qui s’utilise aussi en français : c’est rien ou c’est rien, dis ! Se rapproche du et quoi encore, bien que sa signification ne soit pas totalement semblable. On pourrait plutôt dire : Eh bien ça alors, il faut le faire, il faut le voir pour le croire ! Ex. : Et voilà que Mademoiselle, cette snotneus, qui a encore du lait qui lui sort du nez, se promène en tailleur de chez Dior ! T’es niks !

 

D’usage très fréquent est évidemment le bazar. Il peut signifier « une affaire », « une situation », « un désordre », etc. Ex. : Si tu lui dis ça, ça va encore faire tout un bazar,  mais aussi : Peux-tu me dire ce que c’est que tout ce bazar qui traîne encore dans cette chambre, que je t’avais demandé de ranger ?

 

Dans le Vieux Bruxelles populaire, l’expression française « parce qu’il faut que tu saches », se transforme en la locution haute en couleur pasque te faut savoir !

 

« En moins », à Bruxelles, se dit parfois en bas. Ex. : Quinze kilos que t’as perdu ? Alleï, ça te fait toujours ça en bas de tes cent trente cinq kilos ! ou encore Le smeirlap ! Il m’a  bien enlevé 500 euros en bas de mon salaire ! 

 

Ne dites pas : « ce n’est guère aisé », mais facile ça n’est pas !

 

Pour dire, par exemple, qu’il y a des gens qui ne vous croient pas, il convient de dire il y en a des qui pensent toujours que je raconte des carabistouilles !

 

Très courante à Bruxelles, l’erreur de français qui consiste à dire au sinon plutôt que « ou sinon ». Ex. : Eh bien, pour y aller, tu peux prendre le métro, au sinon, on y va ensemble avec la voiture de Gérald.

 

Enfin, last but not least, nous laisserons le soin de clôturer cette liste non exhaustive de termes et expressions du langage populaire bruxellois par le célébrissime « une fois », jumeau du bien moins connu « un peu », qui sont respectivement des traductions littérales du thiois een keer (« kéér »), voire, plus généralement encore, eens (« ééns » ; ex. : kijk eens !, « regarde, une fois ! ») et een beetje (« béét-che »). A la moitié du 17e siècle, dans une grammaire visant à favoriser le bon usage du français à Bruxelles, le jésuite Laurent Chifflet s’exprime en ces termes : « Dites-moi une fois, comment vous vous appelez. Allez une fois chez un tel, luy faire un message de ma part. Venez ici une fois, etc. Les Flamands mettent souvent après les Impératifs leur eens, c’est-à-dire une fois quand ils prient quelqu’un de quelque chose. Mais la langue Françoise n’use aucunement, en telle occasion, de cet une fois : hormis quand ont veut expressément désigner ce nombre d’une seule fois sans plus : comme dites cela une seule fois, et pas davantage. » (Le français à Bruxelles aux siècles passés, p. 136-137). Contrairement à une idée répandue par des humoristes de peu de talent ou ayant, à tout le moins, mal étudié le sujet du prétendu « parler belge », c’est-à-dire le parler populaire de Bruxelles, l’expression « une fois » ne s’utilise que rarement à la fin d’une phrase. Dire « on va aller manger des moules, une fois » relève de la lourdeur caricaturale, alors qu’à Bruxelles, on dira plus volontiers « dis, si on allait une fois manger des moules ? ». On ne dira pas non plus, « va me chercher une bière, une fois », mais « va une fois me chercher une bière ». Dans ce cas, le « une fois » peut se voir remplacer par « un peu » : « va un peu me chercher ma veste / va une fois me chercher ma veste » Par contre, on ne dira jamais « dis, si on allait un peu manger des moules ? ». Toutefois, nos humoristes ignorants ont raison de prétendre que, parfois, le « une fois » se place à la fin d’une exclamation, la preuve : « Mais regarde-moi ça, une fois ! Quel chantier ! » ;  « viens ici une fois ! », mais on peut également dire « viens une fois ici ! » ou encore « viens un peu ici ! » ; « regarde une fois ! » Evitons cependant les généralisations par trop simplistes.

 

Et pour conclure, reprenons cette tirade pleine de bon sens et d’esprit visionnaire (notre quotidien le montre !), de Jef Kazak, qui, non sans raison, aime, de temps à autre, snober ce qu’à Bruxelles on appelle les intellectuwels : « Mais ce qui est embêtant, c’est que dans dix ans vous saurez plus trouver un plombier pour raccomoder ton cabinet qui coule, ni un électricien pour mettre un nouveau interrupteur à la place d’un qui est kapot, ni un jardinier pour une fois un peu arranger ton jardin, ni un plekker pour replâtrer ton collidor. Ou bien tu devras alors, mon cher, demander les services d’un licencié en plombièrologiques, ou d’un ingénieur en électricitologie, ou d’un docteur en floralologie, ou d’un breveté en hautes études de plâtro-plekkothérapeutisterie… » (Les « flauwskes » de Jef Kazak, p. 37-38).

 

Jef Kazak disait cela il y a mènant trente ans environ. Et si tu trouves que ça était pas visionnaire, que c’est du ziever, et ça à une époque où on demande à la moindre kochevrâ (technicienne de surface qu’ils appellent ça aujourd’hui, t’es niks !) d’avoir un diplome et d’être trilingue, alors je sais pas ce qui te faut, hein ! Astableef !      

 

 

Eric TIMMERMANS.

PETIT LEXIQUE A L’USAGE DES FRANCAIS EN PHASE D’INTEGRATION

 

 

 

LA SIMPELHUYS ET LE BEGUINAGE DE BRUXELLES

 

LA SIMPELHUYS ET LE BEGUINAGE DE BRUXELLES

1.1. L’asile d’aliénés.

Le nom de Simpelhuys, ou Dulhuys, peut se traduire par « maison des simples d’esprit ». Il désignait jadis un asile d’aliénés situé rue de Laeken. C’est le 31 mars 1590 que la Ville de Bruxelles décida de faire construire à cet endroit, une grande maison destinée à abriter les aliénés. Plus précisément, la maison occupait un grand quadrilatère situé entre la rue de Laeken, la rue des Echelles, la rue de l’Epargne et la « Rijcke Simpelhuys » (entendez un établissement pour personnes en mesure de payer les soins qui y étaient donnés : « Rijcke » = « Riche »…). C’était un vaste bâtiment contenant près de soixante cellules qui formaient plusieurs corps de logis séparés par des cours. Du côté rue, on trouvait les cuisines, la boulangerie, la brasserie, le magasin, le lavoir. Entre les deux premières cours avait été édifiée une chapelle dotée de deux oratoires distincts pour les hommes et pour les femmes. Un rapport de 1714 décrit les conditions de vie des aliénés de la manière suivante. A chaque étage, un corridor est bordé de diverses « chambres » qui s’apparentent plutôt à des trous. Les aliénés y sont enfermés et y étouffent pratiquement du fait du manque d’air et de l’infection des latrines qui s’y trouvent. Ces cellules sont, en effet, dépourvues de fenêtres et on ne peut y respirer l’air qu’à travers une étroite ouverture dans la porte qu’en outre, on ferme durant la nuit ! En 1768, il apparaît que la Simpelhuys était toujours dans un état aussi déplorable. L’atmosphère des cellules est à ce point étouffante et empestée, dit-on alors, que les prêtres qui apportent les derniers sacrements aux pensionnaires ne peuvent accomplir leur mission jusqu’au bout. Bientôt, les aliénés ne se trouvant même plus à l’abri des intempéries, il s’avéra que des travaux de rénovation étaient devenus absolument indispensables. A cette époque la Simpelhuys abritait 94 hommes et 123 femmes. Cet asile s’apparentait alors bien plus à une prison qu’à un centre médical. Il était, pour l’essentiel, et ce malgré la présence d’un médecin et d’un chirurgien, un établissement de police. L’infirmerie, quant à elle, avait été surnommée le « tombeau des fous »…

1.2. Approches de l’aliénation mentale.

A cette époque, la démence n’était guère considérée comme une maladie, mais comme un effet de la magie. A une époque plus proche, et ceci dit même en faisant abstraction des superstitions touchant à la magie, à la possession démoniaque et à la sorcellerie, le malade n’était nullement perçu comme un être humain à part entière, comme le rappelle C.-G. Jung (1875-1961) : « L’enseignement psychiatrique cherchait, pour ainsi dire, à faire abstraction de la personnalité du malade et se contentait de faire des diagnostics comportant la description des symptômes et des données statistiques. Du point de vue clinique, qui prédominait alors, les médecins ne se préoccupaient pas du malade mental en tant qu’être humain, en tant qu’individualité ; on traitait le malade numéro x, pourvu d’une longue liste de diagnostics et de symptômes. On l’ « étiquetait », on le marquait d’un diagnostic et le cas se trouvait, en gros, résolu. La psychologie du malade mental ne jouait absolument aucun rôle. » (« Ma vie », C.G. Jung, p.140). En 1819, la Simpelhuys fut désaffectée et fut transformée en une véritable prison. En 1820, elle fut vendue par la Ville de Bruxelles et abattue, suite à quoi on édifia sur ce terrain des maisons particulières.

2. Un mot sur le Béguinage de Bruxelles.

2.1. Origines du Grand Béguinage.

La rue et la place du Béguinage doivent leur nom à l’ancien Grand Béguinage de Bruxelles qui était jadis établi à cet endroit. On le distingue de l’ancien Petit Béguinage de la Montagne du Parc. Il est dit que ce terrain, situé hors des murs de la première enceinte, fut bénit par saint Boniface de Lausanne, le 1er décembre 1246, afin de servir de cimetière. L’édification du Grand Béguinage proprement dit commença en 1250 et fut entreprise par René de Breetyck, curé de Molenbeek, sur un terrain qui dépendait de sa paroisse. Quatre filles et une nièce d’un fermier du village de Goyck, situé à trois lieues de Bruxelles, y furent les premières béguines. En 1372, les béguines étaient au nombre de 1200. Pour mettre celles-ci à l’abri des attaques nocturnes, le couvent, qui consistait en de nombreuses maisons et quelques fondations pieuses, fut entouré de murs et de fossés remplis d’eau. Les béguines possédaient un moulin, une blanchisserie, des jardins et des potagers, arrosés par des ruisseaux venant de Molenbeek et se jetant dans la Senne. Elles possédaient également une infirmerie pour les vieillards nécessiteux et une petite église nommée « Chapelle de la Vigne ». Le 5 juin 1579, le couvent fut pillé par les Calvinistes. Quant à l’église, elle fut remise aux Luthériens. En 1584, elle fut vendue et démolie. Après les troubles religieux et la restauration du catholicisme à Bruxelles, les béguines, au nombre de plus d’un millier, édifièrent une chapelle provisoire. Toutefois, la construction de l’église actuelle ne commencera que le 15 juin 1657. On suspendit les travaux quelques années plus tard, faute de fonds. Mais l’église fut néanmoins consacrée, le 10 mars 1676. Suite à la désaffection des salles de théâtre de la rue du Fossé-aux-Loups et l’actuelle rue des Comédiens, on édifia dans les prairies du Grand Béguinage un théâtre du Quai au Foin. « Dès l’inauguration, Lully y régna en maître, voisinant cependant avec les grands Italiens, et aussitôt après sa création à Paris, Armide figura au programme du Quai au Foin ; ce fut un immense succès, qui venait couronner celui des comédies-ballets de Molière. » (Le français à Bruxelles aux siècles passés, p. 152). En 1760, une partie des fossés du béguinage fut voûtée.

2.2. Le Grand Béguinage sous le Régime français et républicain.

Lorsque les révolutionnaires français entrèrent à Bruxelles, en 1792, un prêtre nommé Sirejacobs transporta les « hosties poignardées » -les célèbres hosties consacrées que, selon leur sanglante, anti-judaïque et superstitieuse légende, des juifs auraient prétendument poignardées à la rue des Sols, au 14ème siècle !- de l’église Sainte-Gudule au Grand Béguinage, où il les confia à sa sœur. Ces reliques restèrent à cet endroit jusqu’au 13 avril 1793. On les rapatria alors à Sainte-Gudule, avant d’être à nouveau transférées en 1794, lors de la deuxième entrée des Français à Bruxelles. Le 18 novembre 1797, sous le régime républicain donc, l’église du Béguinage fut finalement fermée. L’infirmerie pour vieillards nécessiteux fut toutefois maintenue et une centaine de béguines très âgées ou infirmes purent y rester. Dès 1798, on commença à morceler et à lotir des vastes terrains du Béguinage. On fit également tracer de nouvelles rues. Les noms de ces nouvelles rues furent établis par un arrêté préfectoral du 6 frimaire an VII. Nombre d’entre elles, dont certaines subsistent encore, reçurent des noms issus du répertoire botanique et l’on en a gardé le nom jusqu’à nos jours : « Le grand béguinage ressemblait autrefois à une petite ville, il était sillonné de jolis jardins, comme l’indiquent les rues et les impasses du Cyprès, du Bouleau, du Sureau, du Lilas, du Maronnier, du Romarin, du Peuplier, de la Serpette, de la Ruche, de la Belette, du Muguet, de l’Acacia et de la Pensée. Les cinq premières existent encore, les autres ont été démolies successivement pour élargir et embellir ce quartier. » (Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles, p. 108).

2.3. L’église du Béguinage jusqu’à nos jours.

L’église fut rouverte par un prêtre assermenté, et rendue définitivement au culte, le 29 thermidor an IX (17 août 1801). Sous le régime français, l’artère que nous connaissons sous le nom de « rue du Béguinage » portait le nom de « rue de la République ». Ce n’est que par la suite qu’elle prit son nom actuel. Toutefois, rappelons que le tronçon oriental de cette rue (entre la rue de Laeken et l’église) existait depuis bien longtemps. Au 17ème siècle, on la nommait communément « rue des Béguines » pour d’évidentes raisons. En 1767, on y note la présence de deux apothicaires : Nicolas Van Bellingen et Englebart Barbanson. En 1818, la vieille infirmerie pour vieillards nécessiteux, datant du 13ème siècle, compte encore 245 lits. En 1822, la seconde partie des fossés du béguinage est voûtée. En 1825, la majeure partie du Grand-Béguinage avait d’ores et déjà été vendue par lots. En 1826, la mauvaise disposition des logements et la vétusté des maisons, obligent la ville à construire un nouveau bâtiment qui prendra le nom de Grand Hospice, dont une rue de Bruxelles a conservé le nom jusqu’à ce jour. A la moitié des années 1850, la centaine de maisonnettes qui avaient conservé l’ancien style du logis des Béguines et qui appartenaient aux hospices, furent vendues à la ville, afin de créer une place en face de l’église du Béguinage et de percer à cet endroit plusieurs voies de communication (Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles, p. 444). Aujourd’hui, de cette place, rayonnent toujours les rues du Cyprès, du Peuplier, du Maronnier et du Lilas, mais bien d’autres rues, tracées à l’époque révolutionnaire, ont quant à elles disparu. A la place du Béguinage aboutissent également les rues du Béguinage, de l’Infirmerie et du Rouleau (et non, cette fois, du Bouleau !). Quant à l’église du Béguinage, elle constitue la plus remarquable église bruxelloise de style italo-flamand datant du 17ème siècle.

Eric TIMMERMANS.

Sources : Annales de la société Royale d’Archéologie de Bruxelles (1941), P. Bonenfant / Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951, p. 126-127 / « Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Le français à Bruxelles aux siècles passés, L. van den Bruwaene, Rossel, 1980, p. 152 / « Ma vie », C.G. Jung / « Promenades bruxelloises, la première enceinte », Ville de Bruxelles, Cellule Patrimoine historique.

Maison de Fous

La SIMPELHUYS
La maison des fous de Bruxelles.

 

Et oui, il y avait bien une maison de fous à Bruxelles, et pas très loin, dans la rue de Laeken. La « Zotkapotche »  était situé à l’ensemble des trois dernière maisons avant la rue des échelles, faisant face toutes trois au Théâtre Flamand.

 

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Lieu hautement historique s’il en fut, puisque l’ensemble de cette surface fut occupé dès le 31 mars 1590 par l’authentique asile d’aliénés de Bruxelles, la maison des simples d’esprit. La Simpelhuys, qui s’étendait à l’arrière jusqu’à la rue de l’épargne et latéralement, jouxtait la rue des échelles. Quelque chose comme 60 m de profondeur, une bonne trentaine de m de large. Simpelhuys, ou encore Dulhuys. A ces bâtiments principaux pourvus de deux cours intérieures s’ajoutait encore un complexe extérieur, sur les arrières, de part et d’autre de la rue Saint Roch (entre la rue de l’épargne et le boulevard E. Jacqmain actuel).

 

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C’était un vaste bâtiment qui contenait près de  60 cellules formant plusieurs corps de logis séparés par des cours. Vers  la rue étaient les cuisines, la boulangerie, le magasin, le lavoir ; entre les deux premières cours s’élevait une chapelle ayant deux oratoires distincts pour hommes et pour femmes. Le jardin qui était fort grand, donnait dans la rue du Pélican. Les fous indigents y étaient soignés aux frais de la ville, et les autres   étaient pris en pension. L’ignorance qui présidait alors au traitement des fous, faisait de ce séjour une prison plutôt qu’une maison de santé. 

La nourriture des aliénés, à raison de 7 sous par tête et par jour,  coutât à la ville de 1677 à 1678, 10,666 florins  et de 1699 à 1700, 13,960 florins 2 sous ; leur habillement, l’entretien du linge, etc. ;

1,004 florins 10 sous pour la première période, et 1405 florins 5 sous pour la seconde 

C’était le concierge de la maison qui était chargé de la nourriture  des aliénés ; ils recevaient, le matin une soupe au potage, à midi, une demi livre de viande ou une portion de poisson, ou à défaut de poisson  2 œufs, et le soir, du pain du beurre et du fromage ; ils avaient chacun 2 pots de bière.

C’était le concierge aussi qui les habillait, payait le médecin et les médicaments, entretenait la chapelle  dans laquelle on disait la messe 3 fois par semaine, fournissait le feu, le chauffage, etc. ; il tenait 4 domestiques.

Le 12 août 1700, le magistrat résolu d’envoyer à Gheel en Campine, les fous étrangers à Bruxelles que l’on ne pouvait renvoyer dans leur ville natale, et de réduire à 5 sous la somme allouée au concierge pour la nourriture de chaque individu.

Au siècle dernier, cet établissement comptait environ  130 fous. En 1741, les bâtiments furent restaurés et en 1768 ont bâti une nouvelle brasserie et des nouvelles cellules.

 

 

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Ce local étant étroit et malsain, c’est le préfet Louis Gustave Doulcet-Pontécoulant, préfet du département  de la Dyle (France) qui ordonna, le 6 septembre  1803 de transférer les fous non maniaques à Gheel, où les surveillaient des commissaires délégués  par le conseil des hospices , qu’un arrêté de l’administration central du département, du 9 nivôse  An VI, avait chargé de la direction de la maison des fous. Un    dépôt provisoire fut établi à l’hôpital Saint Jean, où les fous sont gardés jusqu’à tout espoir de guérison soit perdu. Dans ce cas on les envoie à Gheel où ils sont mis en pension chez des cultivateurs. En 1803, à l’époque Française la maison des fous  de Bruxelles fut convertie en prison, et conserva cette destination jusqu’à la fin d’août 1819.

 

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Vendue ensuite par la ville, elle a été morcelées; la banque en acheta un lot, et y plaça un dépôt de lingots d’or et d’argent.  L’atelier  de carrosserie des « frères  Jones » occupe un autre lot. 

Source: Histoire de la ville de Bruxelles et le volume 4 de J. dubreucq

 

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Plant routier de Bruxelles J. Coché 1788/1804 – 45 x 60 cm B.R. CP XXXI Bruxelles 1788 III. 3293
Lisette Danckaert BRUXELLES Cinq siècles de cartographie

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A l’arrière de la Maison des Fous, on trouvait (à l’époque de la carte ci-dessus), une DUCHT-HUYS dit maison de contrainte pour y mettre les fainéants & vagabonds, (maison de correction) ainsi que l’emplacement d’un hôpital militaire.

 

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 On peut lire a gauche :  Paul Vitzthumb dessinée d’après nature le 9 juillet 1793 à 10 heure du matin.

La porte de Laeken, mentionnée comme étant démolie en 1808, la porte possède des arches pour le passage de la rivière la Senne; elle contrôle la route vers Anvers.

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On parlera une autre fois de la Porte de Laeken, mais déjà,  il faut savoir qu’elle comportait deux tours, l’une autrefois prison militaire, qui devint plus tard  une prison pour les  comédiens de la Monnaie, et qui, pour un oui et un non, s’y retrouvaient  claquemurés, à l’étage, pour un séjour de très médiocre confort.

 

L’autre tour, dite de l’Evêque (une image ?) (Bisschops  toren), était plus particulièrement affectée à la pénitence des prêtres.  Elle servi à l’origine d’atelier au métier des drapiers. Ses cachots, Effroyables, étaient si étroits que les prisonniers n’y pouvaient stationner QUE DEBOUT, sans bouger (le petit doigt, hei ma vast ?)

 

 

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M. Jones, conseiller provincial fut président de la Grande Harmonie
de 1864 à 1869.

 

Une « voiture » à Bruxelles en novembre 1834

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Il est probable que notre ami André Collard et autres historiens  de l’automobille ignoraient la production dès novembre 1834 d’une voiture à vapeur sortie des ateliers bruxellois du sieur Jones. « Nous ne doutons pas que  les voitures ne puissent rendre des services sur les routes de gravier et même sur les routes pavées » pouvait on lire dans la presse de l’époque.

 

Jean-Baptiste Rousseau

 

 

Rousseau,_Jean-Baptiste[1].jpgJEAN-BAPTISTE ROUSSEAU A L’ARBRE BENIT

 

1. L’Arbre Bénit.

 

La rue de l’Arbre Bénit (parfois orthographié « Arbre Béni ») doit son nom à un arbre qui, au Moyen Âge, fit longtemps l’objet d’une grande vénération de la part des habitants des campagnes environnantes.

 

« Le voyageur qui, au sortir de la porte du Coudenberg ou de Namur, suivait l’une ou l’autre des chaussées ducales qui menaient vers Ixelles et Etterbeek, ne voyait, si loin que son regard pouvait porter, que landes, bruyères et boqueteaux. Lorsque l’horizon était clair, il apercevait sur sa droite dans le lointain l’Arbre bénit (Elterken) qui se détachait énorme, majestueux sur le décor de la forêt. Au XIIIe siècle, lorsque les premiers documents nous parlent du Gros Arbre, il avait empli l’imagination de plusieurs générations ; déjà, il appartenait à la légende. » (Histoire d’Ixelles, Gonthier, p. 32).

 

L’arbre était un gros tilleul qui avait la réputation de posséder des vertus curatives. Une petite chapelle votive avait d’ailleurs été érigée près de son pied. Les habitants de la région avaient pour habitude de coucher sous son feuillage, après la pluie, les enfants qui souffraient de la fièvre. Les gouttes qui tombaient des feuilles étaient réputées être chargées de bénédiction. Selon la tradition, le mercredi des rogations (les trois jours des Rogations sont les trois jours qui précèdent immédiatement l’Ascension dans le calendrier liturgique chrétien ; le terme « rogations » vient du latin rogare, c’est-à-dire « demander »), le clergé de la collégiale des SS Michel et Gudule (actuelle cathédrale Saint-Michel) se rendait en procession à l’arbre sacré après avoir visité la chapelle d’Ixelles et un sermon religieux y était prononcé.

 

Vint la modernité et son cortège d’actes sacrilèges et iconoclastes. Le hameau du Ten Bosch (= « du bois ») se retrouva bientôt enseveli sous les déblais (le nom de « Ten Bosch » désigne toujours une rue et un quartier d’Ixelles aujourd’hui) et « on abattit aussi le fameux Arbre-bénit. Le gros arbre semblait pourtant installé pour l’éternité. Il avait depuis les temps les plus reculés inspiré le recueillement et le respect. Mais l’Homo economicus du XIXe siècle qui ne respectait rien, le coucha par terre à grands coups de cognée et la population, consternée de ce sacrilège, recueillit ses débris qu’elle conserva longtemps comme des reliques. » (Histoire d’Ixelles, Gonthier, p. 157).

 

2. Jean-Baptiste Rousseau.

 

Le poète et dramaturge français Jean-Baptiste Rousseau (né à Paris, le 6 avril 1670, mort à Bruxelles, le 17 mars 1741) aurait vécu rue de l’Arbre Bénit, dans un pavillon carré auquel était annexée une métairie (Bochart), mais cela n’a pu être démontré avec certitude.

 

En 1710, Rousseau ne put se faire admettre à l’Académie française, aussi son humeur s’en ressentit-elle. Il fut accusé de rédiger et de répandre nombre de couplets non-seulement vengeurs, mais franchement injurieux, diffamatoires et, pour tout dire, odieux, contre ses ennemis.

 

L’affaire prit de telles proportions que Rousseau fut condamné au bannissement à perpétuité le 7 avril 1712. Le fait que Rousseau soit le véritable auteur des couplets incriminés ne put toutefois jamais être prouvé.

 

Quoiqu’il en soit, le poète avait devancé l’arrêt du Parlement et d’ores et déjà quitté la France. Il transita par la Suisse, puis vécut trois ans à Vienne.

 

Vers 1716-1717, Rousseau s’installa à Bruxelles, chez le duc d’Arenberg, bien que l’on dise également que « c’est à la ferme de la Montagne des Cygnes que le poète lyrique français J.-B. Rousseau trouva refuge lorsqu’il dut quitter son pays et la légende veut qu’il y mourut en 1741. » (Histoire d’Ixelles, Gonthier, p. 95).

 

Il restera à Bruxelles durant une vingtaine d’années, puis tentera de regagner la France, d’abord par les voies légales, ensuite incognito, à la fin de l’année 1738. Mais en février 1739, il devait reprendre le chemin de son exil bruxellois.

 

Jean-Baptiste Rousseau mourut à Bruxelles, le 17 mars 1741.

 

Ajoutons que durant l’année 1722, Rousseau rencontra Voltaire à Bruxelles. S’ensuivit une violente inimitié entre les deux hommes suite à des circonstances assez obscures.

 

 

Eric TIMMERMANS.

 

Sources : « Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles », Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 (p. 95) / Histoire d’Ixelles, André Gonthier, imprimerie H. De Smedt, 1960 (p. 32, 95, 157).

 

Georges Boulanger

                                  LE SUICIDE D’UN GENERAL AMOUREUX

 

« Elle se tourna vers l’Orient et pria Dieu. Puis elle découvrit un peu le corps, s’étendit près de lui, tout le long de son ami, lui baisa la bouche et la face, et le serra étroitement : corps contre corps, bouche contre bouche, elle rend ainsi son âme ; elle mourut auprès de lui pour la douleur de son ami. » (Le Roman de Tristan et Iseut).

Le 30 septembre 1891, au cimetière d’Ixelles, un coup de feu retentit : le général Georges Boulanger, militaire et homme politique français de renom, vient de se suicider. Une fin bien étrange et bien  triste pour un homme qui faillit changer le visage de la France.

 

1. Boulanger : le « Général Revanche ».

 

Georges Boulanger naît à Rennes, le 29 avril 1837. D’un point de vue militaire, il se distingue en Kabylie, en Italie et en Cochinchine, puis, participe aux combats de 1870 contre l’armée prussienne. En 1886, il obtient le portefeuille de la Guerre et entreprend la réorganisation de l’armée française. Il se fait connaître par l’esprit de revanche qu’il nourrit à l’encontre de l’Allemagne et est bientôt écarté du ministère par les républicains, inquiets de son audience croissante. De fait, il s’attire de nombreux partisans.et est largement acclamé pour ses prises de position patriotiques. C’est ainsi que naquit ce que l’on nommera le « boulangisme »,  qui séduira bientôt nationalistes, bonapartistes, royalistes et bien d’autres opposants qui espèrent tirer profit d’un éventuel coup d’Etat. Les autorités finissent par le mettre précipitamment à la retraite, en 1888. C’est alors que Boulanger se lance dans la politique. Le 27 janvier 1889, il est élu, avec 244.000 voix de préférence contre 160.000 à son adversaire, dans quatre départements, de même qu’à Paris. Il célèbre sa victoire au café Durand, place de la Madeleine (Paris), en présence de 50.000 personnes. Mais malgré le soutien populaire dont il bénéficie, il hésite à s’emparer de l’Elysée. Le gouvernement profite de cette faiblesse et réagit en lançant contre lui un mandat de dépôt pour atteinte à la sûreté de l’Etat et en faisant dissoudre son parti, la Ligue des patriotes. Boulanger, qui doit être arrêté le 1er avril, s’enfuit à Bruxelles ; cette fuite sera favorisée par le ministère de l’Intérieur. Le 4 avril 1889, par 333 voix contre 190, son immunité parlementaire est levée. Le général Boulanger est désormais condamné à l’exil. C’est là que le domaine politique laisse place à une bien triste romance.

 

2. Mme de Bonnemains : l’agonie et la disparition d’un amour.

 

Le 3 avril 1889, Georges Boulanger arrive à Bruxelles et se fait huer, à la gare du Midi, à sa descente de train. Il se rend en fiacre à l’Hôtel Mengele (actuellement, Hôtel Astoria, rue Royale n°103), où il s’inscrit sous le nom de M. Bruneau. Dès son arrivée à Bruxelles, le général Boulanger organise au Parc à Huîtres, sis boulevard Anspach (ex-Centre Anspach qui a fait, dès 2004, l’objet d’une réhabilitation complète et dont la majorité de l’espace est désormais occupée par le casino Viage de Bruxelles), un genre de dîner-meeting qui lui vaudra des remontrances du gouvernement belge. Georges Boulanger s’en va donc visiter Londres. De retour en Belgique, le général logea à l’Hôtel Belle-Vue, sis place Royale n°9. En 1891, il s’installe dans un hôtel situé au n°75 de la rue Montoyer, où il prévoit de faire également venir sa mère, sa nièce, de même que sa compagne et égérie, Mme Marguerite de Bonnemains, née Brouzet, à Saint-Vaast-la-Hougue, le 19 décembre 1855, et divorcée du général-vicomte Charles, Marie, Pierre de Bonnemains. Notons que ledit hôtel a été détruit sans vergogne en janvier 1986 pour faire place à un nouveau complexe de bureaux. En janvier 1891, Mme de Bonnemains rejoint Georges Boulanger à Bruxelles. Mais Marguerite est malade. Souffrant de phtisie (tuberculose pulmonaire), elle agonise durant plusieurs semaines. Georges Boulanger, malgré les appels à rentrer en France, refuse de quitter son amie et se détourne de la politique, ce qui lui vaudra reproches et insultes : on le traite de « Petit Caporal » et de « Héros d’Alcôve », et on ricane à l’évocation de ce million de francs dont sa compagne lui a fait don. Bref, la presse se déchaîne. Ni Marguerite ni Georges Boulanger ne profiteront pourtant de cet argent. En juillet 1891, malgré un nouveau traitement médical, la santé de Marguerite décline brusquement. Elle succombe dans les bras de son compagnon, le 16 juillet 1891, à l’âge de 36 ans, en lui murmurant à l’oreille « A bientôt ! »


3. La mort d’un général.

 

Georges Boulanger inconsolable, fait graver ces mots sur la tombe de sa compagne, inhumée au cimetière d’Ixelles :

 

MARGUERITE

19 décembre 1855

16 juillet 1891

A BIENTOT

 

L’ancien général vient presque chaque jour visiter et fleurir la tombe où repose son amour perdu. En outre, il couche dans son lit, lui parle, se répondant à lui-même. La logique dépressive et suicidaire va bientôt avoir raison de lui. Le 30 septembre 1891, à 11h30 du matin, comme presque tous les jours, Georges Boulanger, s’en va visiter et fleurir la tombe de son amie d’une douzaine de roses rouges. Il est cette fois accompagné de deux personnes : Mouton-Defraisse, son secrétaire, et Dutens, un ami personnel, arrivé la veille de Paris, auxquels il demanda de le laisser seul un moment. « Quittant l’allée principale, le général passa derrière un buisson de lilas, s’assit par terre, le dos appuyé contre le monument funéraire de Mme de Bonnemain. Il déposa son haut de forme à côté de lui, tira de sa poche un gros revolver à barillet, se l’appliqua contre la tempe droite et fit feu » (« Bruxelles notre capitale », Quiévreux, p. 189). Mouton-Defraisse et Dutens se précipitent  et trouvent le général, étendu sur le sol, « la tête rejetée en arrière, la main sur la poitrine, l’autre tenant encore le revolver. Il s’était tiré une balle dans la tête et l’on pouvait voir à sa tempe un trou sanglant. Après quelques spasmes, il expira. » (« Les Mystères de Bruxelles », Luytens, p. 123). Les obsèques du général Georges Boulanger se déroulèrent le 3 octobre. Le cortège se forma rue Montoyer, au cœur d’un Quartier Léopold bondé, la foule brandissant, en un ultime hommage, une myriade d’œillets rouges, la fleur du boulangisme. C’est hélas dans l’indécence d’un indescriptible chaos que le cortège chemina péniblement vers le cimetière d’Ixelles : les funérailles du général « qui avaient attiré nombre de ses ex-partisans, dont Séverine et Georges Laguerre, donnèrent lieu à des manifestations et contre-manifestations si scandaleuses, aggravées par de si violentes bousculades de badauds, que le char funèbre faillit être renversé avec le cercueil et que la police eut beaucoup de peine à rétablir l’ordre. » (« Ils ont choisi Bruxelles », Luytens, p. 49). Conformément à son vœu, Georges Boulanger fut enterré au côté de sa compagne. Sur le cercueil du général, Paul Déroulède, poète et militant nationaliste français, déchira un petit sachet en disant ces mots : « Voilà un peu de terre de France ». Sur la tombe on inscrivit :

 

GEORGES

29 avril 1837

30 septembre 1891

Ai-je pu vivre 2 ½ mois sans toi !  

 

 

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4. Une tombe mystérieusement fleurie.

 

L’on dit qu’à sa mort, en 1913, un docteur et ancien député du nom de Paul Méry, légua par testament une somme de cinq mille francs dont les intérêts devaient servir à fleurir la tombe de Marguerite de Bonnemains et Georges Boulanger, chaque 30 septembre. Était-ce donc pour cette raison que la tombe des amants se trouvait systématiquement fleurie le jour anniversaire de la mort du général ? Peut-être. Peut-être pas. Durant de nombreuses années, l’on tenta en vain de découvrir l’identité de celui ou de celle qui, tous les ans, n’oubliait point de fleurir l’ultime demeure des deux amants. Mais un jour, une lettre parvint au journaliste et folkloriste Louis Quiévreux. Celle-ci était signée par une certaine Mlle Christiaens habitant à la rue des Palais, à Schaerbeek, et expliquait le mystère de la tombe fleurie. Ce 31 janvier 1950, la sœur de Mlle Christiaens, Marie Christiaens, venait de décéder d’une crise cardiaque. Elle correspondait régulièrement avec Louis Quiévreux et voilà pourquoi sa sœur décida d’informer le journaliste de son décès. Mais elle ajouta également : « Savez-vous que c’était ma sœur qui, depuis son enfance a fleuri, tous les 30 septembre, la tombe du général ? Tous les ans, le « Soir » écrivait : « Quelle est donc la main mystérieuse qui fleurit cette tombe ? » C’était Marie. » (« Bruxelles, notre capitale », Quiévreux, p. 190).

 

 

Eric TIMMERMANS

Bruxelles, le 10 septembre 2012.

 

 

Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951 (p. 189-190) / Dictionnaire encyclopédique de l’histoire de France, Charles Le Brun, Maxi-Livres, 2002 (p.45-46) / Ils ont choisi Bruxelles, Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2004 (p. 49) / Le Roman de Tristan et Iseut, Joseph Bédier, L’Edition d’Art, 1946 (p. 219) / Les Mystères de Bruxelles, Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2005 (p. 121-124).

Les étangs d’Ixelles

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Le bus des TEC n° 366, laissant la chaussée d’Ixelles derrière lui,  emmène ses voyageurs en direction de Rixensart

 

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Le même bus quitte la place Flagey (ex Sainte Croix).

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La rue Lesbrousart en direction de l’avenue Louise.

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La rue Malibran en direction de l’avenue de la Couronne.

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L’ancienne Maison de la Radio de Belgique a été créée en 1930 sous le nom d’Institut National de Radiodiffusion (I.N.R.). Installée place Flagey  à Ixelles dans un bâtiment de style moderniste  conçu par Joseph Diongre (1878-1963).

Le bâtiment possède des angles arrondis adoucissant le volume massif de cette construction de brique jaune ocre et de pierre bleue. L’horizontalité est soulignée par un vitrage continu et un auvent surplombant le rez-de-chaussée.

L’œuvre est comparée à un paquebot avec ses ponts et ses longs couloirs. L’intérieur a conservé son mobilier d’origine de style Art déco. L’idée de ce bâtiment reçut le premier prix d’un concours organisé pour la construction de la Maison de la Radio.

La construction s’échelonne de 1935 à 1938 , c’est alors l’une des premières maisons de la radio en Europe.

Sur un sol de nature spongieuse due à une nappe phréatique instable, il a fallu installer un système de pompage permanent. Le bâtiment est construit sur une couche de béton et des feuilles de cuivre.

 

Terminé en 1938, l’INR émit en continu de 6h45 à 24h.

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Église Sainte Croix

 

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Le pécheur et le chien.

 

Ki sé c’est Ki ?

 

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Ki sé c’est Ki ?

 


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Photo n° 1

Les enfants de Josée

 

 

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Photo n° 2
Chez le père « Caille » maison des jeunes.

A2 Pierrot Heymbeeck – A3 Louis Samin – A4 Charles Haslinger.

 

 

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Photo n° 3

 

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Photo n° 4

A1 Guillaume Kleppe – A2 Jean-Pierre  Weyckmans –  A3 Jef V D Vossestroet –  A4 Henri Van popel – A5 Coco Coulier

 

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Photo n° 5

 

 

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Photo n° 6

 

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Photo n° 7

Mariage d’Alex Van Rossem et Mariette Swerts

 

 

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Photo n° 8

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Photo n° 9

B1 Flup fils de Swa Bountje, A4 Henri Vanhuffel

 

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Photo 11

 

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Photo 12

 

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Photo 14 

 

 Le mariage de mes parents, le 07 juillet 1945
A1: Thérèse Hardies (ma grand-mère paternelle) A2: Charles Baré (mon père) A3: Tamara Garkuchenko (ma mère) B1: ? B2: Jean Baré (l’un de mes oncles) C1: ? C2: Antoine Baré (mon grand-père paternel) »

 

 

Ki sé c’est Quoi ?

 

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Photo 15
Photo : Nadine Heymbeeck

 

 

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Photo 16
Photo Pierrot Heymbeeck – août 2012.
André Collard.

 

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 Photo 17 – Pierrot Heymbeeck

Les Étangs d’Ixelles.