Un peu de tout

 

 

 

 

 

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A l’autre coin de l’impasse de la Barbe, face à la cour de Bruxelles, était ouvert un petit café. Les cochers des quatre fiacres de la place Fontainas le fréquentaient et y pouvaient acheter l’équipement de leur profession, les chapeaux, les fouets, les lanières pour fouets, etc. Sur la place une fontaine servait jadis d’abreuvoir pour les chevaux.

 

———

A la Cour de Bruxelles il y avait une salle de danse. C’était une taverne qui eut son heure de célébrité, surtout avant 1914.  La clientèle  de la rue Haute ne pouvait pas y entrer avec une casquette, ils devaient obligatoirement  porter le chapeau. Les gens de la rue Haute n’étaient pas les bienvenus dans le quartier.

 

 

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L’entrée de l’impasse de la Barbe est visible entre la distillerie d’Alost et la nouvelle cour de Bruxelles. Notre amie Andrée Bolsius, habitait la grande maison (3 étages) à gauche de l’image.

 

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La rue du Crom-Bras

 

 

 

 

LA RUE DU CROM-BRAS

 

 

 

Avant 1851, une rue, aujourd’hui disparue, qui donnait sur la rue de la Chancellerie, portait le nom de « rue du Crom-Bras » ou du « Crombras » (le « bras tordu »). Cette artère, qui prit ensuite le nom de « rue du Coude », dont on peut encore voir l’entrée au niveau des numéros 9 et 11 de la rue de la Chancellerie, devait son nom à une légende bien ancienne que l’on situe au temps de saint Géry (555-619).

 

A cette époque, s’élevait sur l’emplacement de ladite « rue du Crom-Bras », les maisons d’un village qui ne fut réuni à Bruxelles qu’ultérieurement. On trouvait au cœur de ce village, une petite chapelle dédiée à Saint-Laurent. Un jour, un forgeron eut la malencontreuse idée de passer par là, sans saluer l’image du saint martyr. Aussitôt, le bras qu’il n’avait point voulu lever se courba vers l’arrière et il lui fut absolument impossible de le redresser !

 

Mais à cette époque, saint Géry vint à Bruxelles. Le forgeron s’empressa d’aller lui conter sa funeste aventure et lui demanda de le libérer de la malédiction dont il avait été frappé trois ans auparavant.

 

Le saint se rendit avec lui à la chapelle et, par ses prières, intercéda, auprès de l’irascible saint Laurent, pendant que l’infortuné forgeron allait faire ses oraisons dans sa cabane, située à peu de distance de là.

 

Il existe deux versions de la suite de cette histoire :

 

1. Géry posa sa crosse d’évêque sur le bras malade du forgeron et se mit à prier. Progressivement, durant la prière de saint Géry, le bras du forgeron se rétablit dans sa position initiale. Lorsque l’évêque reprit sa crosse, le miracle était accompli.

 

2. Croyant que ses gens l’avaient suivi, saint Géry tendit sa crosse d’évêque pour que quelqu’un s’en chargeât. Mais Géry était seul et la crosse allait, à coup sûr, chuter, lorsqu’un ange s’en vint pour la retenir. Le forgeron sentit alors que son bras commençait à reprendre sa position initiale et il fut bientôt totalement guéri. Lorsque Géry sortit de la chapelle, il fut stupéfait de constater que sa crosse semblait suspendue dans les airs : elle était en fait, faut-il dire, soutenue par la main invisible de l’ange que Géry se fit un devoir –bien que l’on ne sache pas par quel miracle de l’acuité visuelle !- d’embrasser. L’ange, dit-on, disparut, laissant flotter derrière lui un parfum suave.

 

Après avoir remercié saint Géry et le si susceptible saint Laurent, le forgeron réalisa un marteau d’argent qu’il pendit, le dimanche suivant, au bras du saint patron de la chapelle.

 

Ledit forgeron habitait un petit chemin de terre près de la plaine Sainte-Gudule, non loin de l’actuelle cathédrale Saint-Michel. C’est ce chemin, dit-on, qui fut, par la suite, appelé « rue du Crombras », qui deviendra la « rue du Coude ».

 

A noter que l’on situait dans la rue du Coude, une des tours, aujourd’hui disparue, de la première enceinte de Bruxelles.

 

Eric TIMMERMANS.

 

Sources : Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995, p. 66 / Légendes bruxelloises, Victor Devogel, TEL/Paul Legrain (J. Lebègue & Cie, 1914), p. 35-36.

 

Jean Harlez

 

Jean Harlez, réalisateur du « Chantier des gosses« , et Freddy Piette, l’un des sales kets des Marolles qui y joue son propre rôle, seront présents pour introduire le film et discuter avec le public lors de la séance du mardi 18 mars à 19h. Probablement l’une des dernières occasions à Bruxelles de voir le premier long métrage néoréaliste belge, redécouvert 57 ans après son tournage, en compagnie de deux de ses principaux protagonistes. Qu’on se le dise !

 

 

 

Photo de couverture

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La Laitière.

 

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LA LAITIERE

 

L’œuvre initiale de Marc DEVOS, date du 17ème siècle. Certain chroniqueur, pense même en 1687.

Aujourd’hui appelée « La Laitière » . L’œuvre se trouvait à cette époque au-dessus d’une fontaine de pierre bleu, entre la grande et la petite rue au Beurre à droite de la porte de l’église Saint-Nicolas, Lorsque la tour du beffroi s’écroula , en 1714, La Laitière, sorti indemne du désastre, et fut placée dans les bas-fonds du Parc de Bruxelles.


Isidore Teirlinck rappela dans ses textes une légende de naguère :

« Jadis, vivait à Bruxelles une laitière qui trompait ses clients. Elle ajoutait de l’eau à son lait et employait, de plus, une mesure trop petite. Après sa mort, elle ne trouva pas le repos dans sa tombe ; chaque nuit ; elle errait dans la ville et criait – Half wouter, half melk, te scherp gemeete (moitié lait, mesuré frauduleusement, oublié l’âme). Cela fit si peur aux habitants, que le clergé ordonna de déterrer le cadavre. On constata alors que le cou et la poitrine étaient complètement rongés par la vermine. Et c’est pour garder le souvenir de ce fait qu’on fit faire la statue ».

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Lors des journées de septembre 1830, elle fut en partie démolie par un boulet, parti de la terrasse de l’hôtel belle-vue (d’après une source non vérifiée), C’est à cette époque que la statue fut reconstruite par les sculpteurs de Vries et Charlier ?

 

La tradition révolutionnaire raconte qu’ une jeune laitière patriote s’était dévouée pour les combattants du Parc en leur apportant du lait et des vivres tout en soignant de nombreux blessés. En 1922-1923, après deux siècles d’exil, la Laitière retrouva sa place primitive.

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Lors de la restauration de l’église Saint-Nicolas en 1957, la Laitière glissa vers la Petite rue au Beurre.

 

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Une autre tradition populaire qui date des années soixante veut que nos krotjes retrouvaient « leur fleur » si elles parvenaient à jeter une pièce de monnaie dans l’ouverture du pot, que la Laitière tient dans ses mains.

En mémoire de notre ami — Henri SEMPO et une pensée pour François SAMIN..

Monument aux vivants « op de Marolle »

 

 

 

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Un monument aux vivants , pas banal !

 

Ce monument se trouvait  au « schramoullekes » sur la Marolle.

 

Pour le voir, il fallait descendre la rue Wijnants ( bloksestrout) qui descendait en oblique par l’arrière des maisons de la rue des Faucons, pour joindre la rue des Minimes.

C’est la rectification de la rue des Minimes, qui a fait disparaître  » les schamoulekes »


Pourquoi ce nom « schramoulekes » ?   Les gens de l’endroit y déposaient les cendres de leur poêle , cendres qui contenaient des escarbilles, en Bruxellois, des « schramoulekes » et aussi quelque fois leurs animaux morts, emballés dans un drap.

C’est contre le pignon d’une maison de l’endroit, que fut inauguré, le 2 juillet 1933 le monument à la Marolle, encore appelé monument aux vivants de la Marolle.

 

En 1930, on pouvait lire dans un journal: « il faudra un jour, élever un monument à l’esprit de la Marolle ». En août 1931, un chauffeur dépose au bureau du journal une enveloppe anonyme, contenant ….25 billets de 1000  francs, afin de concrétiser le projet. 

 

Les autorités s’adressent à la commune « libre des Marolles », fondées en 1929, pour trouver un emplacement. « Pourquoi pas le mur du palais de justice, côté de la rue Wijnants ? »

Le ministère concerné n’étant pas d’accord pour cette solution. Hé bien, si ce n’est pas là, ce sera en face.

Le propriétaire d’une maison sise au « schramoulekes« , offre le pignon arrière de sa maison, pour y placer le monument.

Le bas-relief de 3 m. sur 4 m. est dû aux ciseaux du sculpteur Maurice Wolf, met en scène des gens du quartier: l’accordéoniste Jef Arix, dit « de Krume« , parents d’André Arix qui fut champion du monde d’accordéon en 1953, côtois, « Zot Louitje« , de son vrai nom, Louis lamon du « bloumpanchgang« . La signature de l’artiste représente un « zinneke« , au nom de loulou, chien bien Bruxellois.

 

Si le monument ne fut pas touché par la chute du V1 tombé sur le quartier en 1944, il tombe sous les pioches des démolisseurs en 1966, pour la construction des logements sociaux du foyer bruxellois, rue des Minimes.

En mémoire de notre ami — Henri SEMPO et une pensée pour François SAMIN..

 

Langelez Henriette

 

 

Un florilège de photos
d’Henriette LANGELEZ.

 

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Photo A – pour Henriette

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Édouard Froidure est le fils de Édouard Froidure et Josèphe Terol. Il voulait initialement faire des études de droit. Mais, après l’intermède de la première guerre mondiale durant laquelle il combat comme engagé volontaire dans l’armée belge, il se sent appelé par la prêtrise et est ordonné prêtre à Malines le 27 décembre 1925. Cette année-là le Collège Cardinal Mercier est inauguré à Braine-l’Alleud et Froidure y est prêtre-professeur. En 1931 il est nommé vicaire à la paroisse Saint-Alène à Forêt (Bruxelles). C’est là qu’il organise les premières plaines de jeu, les colonies du jour Les petits Sapins.

 

En 1935 il crée les Stations de Plein-Air et l’année suivante il est déchargé de son vicariat pour se consacrer à plein temps au projets sociaux.

 

En 1936 il démarre à Molenbeek Saint-Jean une activité de tri et de distribution d’objets de seconde main pour fournir du travail et un toit à des hommes démunis. Il développe encore cette action à Ixelles en 1955 en créant l’association Les Petits Riens. Il devient ainsi un pionnier de l’économie sociale et solidaire.

 

En 1939 il fonde à Bruxelles un centre de formation d’éducateurs. Durant la guerre, à partir de juillet 1941, il cache des enfants juifs dans ses centres de loisirs.

 

Le 19 décembre 1952 il fait visiter des taudis au Roi Baudouin accompagné du ministre Alfred de Taeye[1]. L’écho que cette visite suscite dans la presse aboutit à la promulgation d’une loi pour la liquidation des taudis.

 

Ces activités se sont ensuite déployées dans d’autres villes de Belgique au service des personnes sans-abri et des familles en difficultés.

 

Carrière militaire et de Résistant

 

Détenus survivants lors de la libération du camp de Dachau en avril 1945.

 

En 1918 il avait interrompu ses études pour s’engager dans l’armée, ayant atteint l’âge légal pour être volontaire. Il était passé dans la zone libre tenue par l’armée belge pendant quatre ans et avait participé aux combats de libération de Poelkapelle Au début de la deuxième guerre mondiale, il est appelé comme aumônier de la Force Aérienne puis entre dans la Résistance.

 

Le 9 octobre 1942 il est arrêté par la Gestapo. Froidure est interné au camp d’Esterwegen dans le Nord-Ouest de l’Allemagne. De là, il est transféré en avril 1944 vers une prison à Bayreuth et, en décembre 1944, vers le camp de concentration de Dachau. En mai 1945 il rentre à Bruxelles, après la libération du camp par les troupes américaines.

 

Dès son retour en Belgique, il reprend son œuvre au service des démunis jusqu’à ce que le destin le rattrape après une vie de tribulations lorsque, dans la soirée du 10 septembre 1971, il est fauché par une voiture alors qu’il traversait l’avenue Deleur, à Watermael-Boistfort. Des suppositions fantaisistes ont été avancées quant à l’identité du chauffard qui n’a jamais été retrouvé.
Source : Wikipédia

 

 

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