Le chien vert

 

LE CHIEN VERT

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Photos 1 & 2 « la laiterie du Chien Vert »

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Fin du 19ème début du 20ème siècle, un café-restaurant situé au n° 300 de l’avenue de Tervueren vit le jour..

Situé juste en face du verdoyant parc de Woluwé, qui était un but de promenade pour les bruxellois, cet établissement était le lieu où les randonneurs pouvaient se désaltérer et se restaurer.

En 1905,lors du 75ème anniversaire de l’Indépendance de la Belgique, une grande exposition est organisée au Cinquantenaire et, à cette occasion plusieurs sculptures sont exposées à l’entrée dudit  parc de Woluwé.

Face à ce café-restaurant, on pouvait voir une sculpture de J.B.Van Heffen représentant un chien de bronze debout (Le dogue d’Ulm-1893) qui fut rapidement patiné de vert!
 

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Le Dogue d’Ulm dit « le chien vert » en hiver

L’arrêt de tram pour les promeneurs qui se rendaient au café-restaurant se situait face au « chien vert ».

Dès lors, le propriétaire changea le nom du café en « Café-laiterie du Chien Vert »et fit placé sur son toit une enseigne de ferronnerie de deux mètres de haut en forme de chien assis et de couleur verte.

Aujourd’hui, l’établissement n’existe plus, il a été démoli en 1966.

La ferronnerie du toit représentant le chien assis, disparue en 1967 fut retrouvée et rachetée par souscription publique en 1988 et retrouva une place d’honneur au-dessus de la porte d’entrée de l’immeuble actuel.

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 Photo 4 – Bâtiment actuel

Dans l’immédiat après-guerre (ou peut-être avant?)on pouvait aussi voir sur un mur de l’établissement, une mosaïque de carreaux de faïence représentant un chien vert.

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Photo 5 – Bâtiment actuel

Dans l’entre deux guerres, ce carrefour marquait une des limites de l’ancien village de Woluwé-Saint-Pierre et son point de communication avec le centre ville: arrêt « Chien Vert » de plusieurs lignes de tramways de la S.T.I.B.
Quant au chien de bronze-Le Dogue d’Ulm-,il a été déplacé dans le parc du Cinquantenaire où il est toujours actuellement.
 
 
 

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 Photo 6 – Bâtiment actuel

 

Jef Slagmulder.

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Le Cochon

LE COCHON INFANTICIDE DE SAINT-GILLES

 

En 1553, à l’époque de l’empereur Charles-Quint, un cochon, destiné au sacrifice que l’on devine aisément, engraissait sans méfiance, à proximité des remparts de Bruxelles-Ville. De temps à autre, le temps de nettoyer sa porcherie, on le laissait déambuler sur une haute colline verdoyante d’où il pouvait contempler la Porte de Hal.

 

Mais un jour, alors qu’il méditait sur son fumier, le porcin vit son attention attirée par un berceau dans lequel se trouvait un nouveau-né dont les cris, sans doute, avaient suscité son intérêt. Le cochon se précipita sur le nourrisson et le dévora sans autre forme de procès.

 

Dès le lendemain, la terrible nouvelle se répandit dans tout Bruxelles et on en appela au magistrat. Vous avez bien lu : à cette époque, dont on ne veut souvent retenir que les supposées « lumières de la Renaissance », on ne faisait pas que torturer et brûler les hérétiques et les prétendues « sorcières » en nombre, on instruisait également des procès d’animaux.

 

Le porc homicide comparut donc devant la Justice des hommes. De quel plaidoyer usa-t-il pour sa défense ? Plaida-t-il la négligence de son maître qui le laissa seul, en proie à la tentation anthropophage ? Dénonça-t-il, peut-être avec brio, l’irresponsabilité de ceux qui laissèrent sottement un nourrisson à sa portée d’animal omnivore ? Tout cela, nous ne le savons pas et ne le saurons sans doute jamais.

 

Mais de toute évidence, on refusa de se ranger à ses arguments, car le porc infanticide fut condamné à mort, exécuté par le bourreau de Bruxelles, sur les lieux de son méfait, et quant à sa tête, elle fut exposée sur un pieu très élevé.

 

Mais ne dit-on pas aussi que dans le cochon tout est bon ? Gageons donc que ses côtelettes et ses jambons ne furent pas perdus pour tout le monde.

 

En outre, quelle mort glorieuse : si le cochon de Saint-Gilles avait tout simplement été égorgé, comme il est d’usage de le faire avec ses congénères, jamais sa mémoire ne se serait perpétuée jusqu’à nos jours.

 

Qui sait si son spectre ingénu ne rôde point encore, à certaines heures, du côté de la barrière de Saint-Gilles ?

 

 

Eric TIMMERMANS.

 

 

Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951, p. 313-314.

 

 

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Autre source : merci à Jef Slagmulder.

 

Henri Stroobant

 

 

 

 

 

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Photo de Yves Keymolen

 

Presque tous les gens de la Marolle se faisaient enterrer par les pompes funèbres Henri Stroobant
Petite fille, francine et d’autres enfants jouaient avec le fils Philippe dans l’atelier entre les cercueils.

 

 

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 Photo 2

rue Haute, à droite le cinéma RIALTO

 

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Photo 3

rue Haute, à droite le cinéma CARLY

 

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Photo 4

Le tram 48, traverse la rue Haute et s’engage Place de la Chapelle.
Nous sommes en avril 1958.