Bloedpanch

LA RUE DE LA VIOLETTE ET LA SAGA DU BLOEDPANCH

 

1. La rue de la Violette.

 

Aucun lien entre le nom de cette vieille artère bruxelloise et la botanique ! La rue de la Violette devrait en fait se nommer « rue de Vyolet », du nom d’un membre de la famille des t’Serclaes qui, dit-on, y fit bâtir son « steen » (maison fortifiée), au 13e siècle, au bas de la rue. Mais ce n’est que vers la moitié du 16e siècle (1565) que l’on commença à lui donner ce nom. Auparavant, on la connaît sous le nom (attesté en 1374) de Rue par où on va de l’église Saint-Jean à la Halle-aux-Draps (cette dernière se situait à l’arrière de l’Hôtel de Ville, soit au niveau de l’actuelle rue de l’Amigo). On sait également que cette artère, longue de 150m et reliant la place Saint-Jean à l’arrière de l’Hôtel de Ville, accueillait, dès 1452, un marché aux poulets auquel le peuple de Bruxelles donnait le nom de Hoendermerct. Après la première guerre mondiale, le quartier tomba en désuétude et la deuxième guerre mondiale n’apporta aucun remède à ce délabrement. Aujourd’hui, comme lieux potentiellement attractifs de la rue, outre la sympathique taverne pour noctambules de Goupil le Fol (no22), sur laquelle nous reviendrons, citons aussi le Musée du Costume et de la Dentelle (no12). A noter encore que sous le nom de Jacques-Firmin Lanvin, Victor Hugo prit ses quartiers, lors de son premier exil de 1851, au n°31 de la rue de la Violette qui était alors l’emplacement de l’Hôtel de la Porte Verte. En outre, à la fin des années 1970, quatre maisons ont été entièrement rebâties (à partir du n°25, à l’angle de la rue des Chapeliers). Pour ce faire, on utilisa, avec intelligence et habilité, des éléments en provenance de démolitions de la Steenpoort et du Marché-aux-Poulets. Ainsi réalisa-t-on un « faux-vieux » plus vrai que l’original (qu’il est d’ailleurs en partie) !      

 

2. La Petite rue de la Violette.

 

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Etroite ruelle longue de 40m, la Petite rue de la Violette n’est en fait qu’un couloir allant de la rue de la Violette (n°s 18-20) à la rue des Brasseurs (17-19). Sa seule curiosité est une ancienne enseigne  taillée dans la pierre et représentant un éléphant en bas-relief. L’animal se tient au-dessus de l’inscription In de auden Olephant. Cette ruelle existe au moins depuis le 17e siècle à la fin duquel elle portait le nom de rue de la Vieille Poste. S’y trouvait alors une maison de logement nommé Hôtel de la Paix.

 

3. Feue l’Impasse de la Violette.

Au bas de la rue de la Violette, on trouve la rue des Brasseurs qui, jadis, portait un nom bien plus pittoresque, non pas celui de « sale ruelle », dont on l’affubla par pudeur, mais bien celui de Scytraetke, soit la « petite rue où l’on va…déféquer » (version polie, bien évidemment…) ! En effet, il fut un temps où les maraîchers de la Grand-Place en avaient fait leur cabinet d’aisances…

 

4. « Bloedpanch », présentation d’un met bruxellois.

 

Nous verrons, au point suivant, que l’on organisait jadis, rue de la Violette, des « kermesses au bloedpans ». Mais qu’est-ce que du « bloedpanch » (ou « bloedpans ») me demanderez-vous ? Eh bien il s’agit d’un gros boudin contenant des gros dés de lard et du sang , le tout cuit dans des vessies ou des gros boyaux de bœuf. On le faisait jadis dans différents quartiers –et celui des Marolles était particulièrement réputé !- et les Bruxellois savaient discerner , au goût, la provenance et le nom du charcutier qui avait préparé ledit boudin. Voici la recette du « bloedpans » proprement dite, de même qu’une recette dans laquelle il prend part :

 

-Le « bloedpans » : Faites tremper durant une nuit un poumon de porc, puis épluchez-le et hachez-le assez finement avec un kilo de panne de porc (graisse qui se trouve autour des rognons chez le porc) hachée et fondue légèrement. Mettez le hachis dans une terrine et ajoutez un kilo de lard en gros dés et cinq litres de sang. Assaisonnez de sel, poivre, muscade râpée, un peu de clous de girofle en poudre. Mélangez bien et entonnez dans les boyaux ou les vessies. Mettez à cuire dans de l’eau bouillante, cuisson lente, sans ébullition mais à une température voisine de cent degrés. La cuisson demande environ deux heures, assurez-vous-en en piquant une grosse aiguille dans le centre qui doit ressortir bien sèche sans aucune trace de sang. Laissez refroidir dans l’eau de cuisson. On débite le bloedpans par tranches que l’on mange avec de la moutarde.

 

– Le « bloedpans » à la bruxelloise : Coupez un oignon en tranches minces, épluchez une belle pomme après l’avoir vidée de ses pépins au moyen d’un vide-pomme et coupez-la en tranches. Faites chauffer dans la poële un morceau de beurre et mettez-y une belle tranche de « bloedpans » ; faites-la légèrement colorer et dressez-la sur un plat, mettez dans la poële en rajoutant un peu de beurre, les oignons. Faites bien colorer et étalez-les sur le « bloedpans ». Faites rissoler dans la poële les tranches de pommes de chaque côté et versez-les sur le « bloedpans ». Faites chauffer, toujours dans la poële, un peu de vinaigre, arrosez-en le tout et servez aussitôt.

 

5.La kermesse au « bloedpanch » de la rue de la Violette.

 

Et une « kermesse au bloedpans », qu’est-ce donc ? Un concours de mangeurs de bloedpans, tout simplement. Or ce type de concours, dont, au début des années 1950, le journaliste Louis Quiévreux nous donne, à l’occasion d’une braderie, une description détaillée, se tenait vraisemblablement du côté de la rue de la Violette, sans doute depuis l’époque médiévale.

 

 

 

Nous sommes au début des années 1950, donc. Alors que la foule se presse, les concurrents –quatre enfants et sept adultes-, précédés d’une fanfare, s’en vont s’aligner pour se livrer à cette compétition dont le but est d’avaler un maximum de boudin en un minimum de temps. Les hommes, faut-il le dire, en profitent pour visiter force débits de boissons, ce qui favorisera leur hilarité mais les rendra peu aptes à une ingurgitation rapide de « bloedpanch » ! Et c’est ainsi qu’une enfant de six ans prénommée Micheline et qui aura avec application mastiquer ses 15 cm de boudin, remportera le premier acte. On la porte en triomphe.

 

 

 

Mais les adultes, largement imbibés de gueuze et plus hilares que jamais, poursuivent la compétition. La longueur de boudin à engloutir est de 48 cm. L’arbitre, le chronomètre à la main, donne le signal du départ. Et la mastication commence ! En final, c’est une certaine Nette de Strop (Antoinette la Gantoise) qui gagnera ce deuxième round du concours.

 

 

 

Mais pour gagner le troisième volet de ce concours, il faut cette fois  parvenir à engloutir 90 cm de boudin ! Trois concurrents restent en lice et se présentent comme le « comte de Bazin », le « baron des Bas-Fonds » et le « comte et roi des Romains ». Le premier triture son boudin, tentant ainsi de lui donner la forme de son œsophage. Le second –voilà qui n’est point sot !- débarrasse le sien de la peau. Quant au troisième, il l’avale morceau par morceau, sans forcer et en embrassant amoureusement son boudin, entre chaque bouchée ! La noire saucisse, elle, disparaît dans les estomacs, centimètre par centimètre. Et finalement, c’est le roi des Romains qui remporte le dernier round de ce concours charcutier : il aura avalé ses 90 cm de boudin en cinq minutes et cinq secondes.

 

 

 

Et voilà que la fanfare reprend de plus belle, alors que la petite Micheline, Nette de Strop et le roi des Romains s’en vont retirer leur prix au café des Chapeliers.

 

 

 

En 1886, le journal « La Nation » évoque aussi la Kermesse du Smalbeek, qui se déroulait dans le quartier de la Violette).

 

 

 

6.Goupil le Fol.

 

 

 

On trouve, au numéro 22 de la rue de la Violette, un curieux et bien sympathique établissement nommé Goupil le Fol. Cette maison fut fondée, en 1969, par Abel, en lieu et place d’un ancien mont-de-piété. Est-elle, pour autant, d’esprit « soixante-huitard », comme on le pense parfois ? Historiquement peut-être, mais mai 68 incarnait la révolte contre une certaine culture dite « bourgeoise », entendez la culture d’un Beau enraciné particulier, alors que, bien au contraire, Goupil le Fol affiche un double amour pour la famille royale de Belgique et pour la chanson française traditionnelle, la seule que vous entendrez en ces lieux, émanant d’un ancien Juke Box actionné par le maître des lieux. Celui-ci, d’origine tunisienne, n’a jamais cessé de remercier la Belgique pour l’accueil qu’elle lui fit, il y a quelques décennies. Il a en outre réussi à créer un établissement que tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître comme faisant partie intégrante du paysage bruxellois. Dans cette « caverne d’Ali Baba » aux allures de bric-à-brac éclairé à la bougie et par quelques lampes rouges, parsemé de vieux canapés et tapissé de livres et de disques « platine », se rencontrent, sur deux étages et dans une ambiance tamisée, la reine Astrid et Léo Ferré, le drapeau français et le drapeau belge, Emile Zola et Hugo Claus. Si les bières de nos régions sont évidemment au rendez-vous, ce sont les vins de fruits (aux noix, à la framboise…), alcoolisés ou non, qui sont la grande spécialité de Goupil le Fol. Mais le goupil dans tout cela ? Et pourquoi notre renard serait-il « fol » ? Abel explique qu’à la fin des années 1968-1969, son antre était un lieu où se rassemblaient les jeunes gens soucieux de refaire le monde, une bande de goupils, de jeunes renards un peu fous qui se voulaient rusés. Passèrent les ans et les illusions, mais Abel, toujours fidèle au poste, continue à mener sa barque en renard avisé ! Une adresse à ne pas manquer ! ( http://goupillefol.com )

 

 

 

 

 

Eric TIMMERMANS.

 

 

 

Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951, p. 65-69 / Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995 / Ilot sacré – Bruxelles vécu, Georges Renoy, Rossel, 1981, p. 63..

 

 

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Impasse des Lunettes.

Impasse des Lunettes

 

imp. des lunettes

Dans l’impasse des lunettes, avant 1914, on enlevait la mouche des groseilles pour les pâtissiers.

Au numéro 12 habitait Alexandre DEBEER CROES, plombier, il avait 10 enfants ; il est mort il y a 65 ans, (1895) pendant la kermesse Notre Dame au Rouge, c’était lui qui ornait l’impasse et qui mettait les lampions et le Menneke-Pis, il y avait 2 cafés dans l’impasse l’un au numéro 11 et l’autre au numéro 2.

Pour préparer les groseilles (peler en terme Bruxellois) (nettoyer ou éplucher en 1797), les enfants recevaient des paquets de bonnes couques.

Sur le cliché, on voit des enfants du quartier dont le petit Félix DEBEER , mourut, en 1932 à 30 ans , suite à un accident de charrette .

Sur cette même photo prise en 1909, on voit la maman CROES-MAYER, qui est morte en 1927, à 74 ans.

Marieke, à droite, qui tient un enfant, vendait du poisson au marché avec sa sœur Janette, elle y avait face à l’église Sainte-Catherine, une belle et grande échoppe.

On voit encore la futur madame Isabelle DEBEER – CROES, qui faisait le marché aux fruits avec sa maman, au nouveau marché aux grains. Il y avait là, 3 filles MAYER qui faisaient le marché aux fruits.

VLEESCHOUWER, dont le fils « Breu » est cafetier « à la Tête Pressée » rue du vautour, vendait des « patates casaques » et du « boustering », sa femme est restée veuve avec 8 enfants.

Isabelle CROES, épouse DEBEER, vendait du papier et des sacs en papier dans une cave à la Grand-Place, dans les maisons des Ducs du Brabant, dite Maison Flamande. Mr et Mme DEBEER vendirent donc du papier au marché matinal à la Grand’Place, et depuis une dizaine d’années au nouveau marché aux grains ; Ils sont nés dans impasse des Lunettes.
Ecrit par Jean Copin, pharmacien du quartier, Kermesse de 1960.

 

Impasse des Lunettes2

 

 

Impasse des Lunettes10

imp. bril

Merci à Nicky pour le dessin ci-dessus

 Andrée,

L’impasse des Lunettes (08/2008)

 

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Souvenir Andrée1
Rue des Vierges

Souvenir Andrée II
Rue des Vierges

Souvenir Andrée III

Rue d’Anderlecht vers la place Fontainas.

Andrée Bolsius

La maman d’Andrée

 

908

A 1 Victor, le frère de la maman d’Andrée
A 2 Hélène, la maman d’Andrée
A 3 Tineke, la petite sœur.

 

merci à Andrée Bolsius

Hélène et son grand frère Victor.
Photo 2

 

Vente & Achat merci  a Andrée Bolsius
1, rue des Fleuristes 
Photo 3

910 - Andrée Bolsius

Photo 4

 

AAA - Merci à Andrée Bolius

Photo 5

 

Ecole - Merci à Andrée Bolsius

En colonie chez les sœurs
D 3 Hélène.
B5 Tineken.
Photo 6
 

Voiture - Merci à Andrée Bolsius

Des Kets du quartier, photo probablement prise à la foire de Bruxelles.
Photo 7

 

Années 1920 – 1930.

Enfants de la rue des Fleuristes et des environs, petits copains de ma maman, qui était un vrai garçon manqué, qui dans son enfance a fait pas mal de bêtises avec sa petite bande de copains : comme, mettre un choux fleur pourri dans un bénitier de l’église de la chapelle, jeter une toupie et casser le coin d’une vitrine rue Blaes,  et bien d’autres stûtes . Comme beaucoup l’on fait ! Sonner chez les gens à n’importe quelle heure, j’usqu’au jour ou toute calme, assise sur les escaliers de l’entrée d’une maison, elle a reçu un seau d’eau, et s’est retrouvée trempée jusqu’au os , elle a encore eut une bonne rammelink en rentrant. TROP injuste , pour une fois  quelle n’avait rien fait !!!!….

Dans la cour de la rue des Fleuristes ma grand-mère distribuait de la pap au riz à tous ces kets mais, quand mon grand père arrivait du vieux marché, les gamins avaient disparu !! Il ne restait que les petites assiettes et ça le faisait bien rire,  à croire qu’on le prenait pour un ogre ! Alors, que d’après ma maman il aimait beaucoup les enfants.

Le frère de ma mère, Victor Bolsius , ( mon parrain ) dans son beau petit costume de marin aussi sage et calme qu’il était , a fait un caprice comme tous les gosses .

La scène : Dimanche matin, sur la cour un grand bassin plein de linge qui trempe et le gamin déjà  endimanché crie après sa mère – ik will ne cent, –  elle répond –  gue kraacht nix !! – Dix fois vingt fois, il crie de plus en plus fort qu’il veut un sou, elle commence à s’énerver et sort de la maison.

Victor dans son beau costume lui dit, –  ik piss in men broek ak niks kraag, –  connaissant ma grand-mère c’était pas un truc à lui dire , elle n’a  bien sur pas cédée et le ket a pissé dans sa belle culotte , en deux temps trois mouvements, il était dans le bassin au milieu du linge .

Je vous laisse imaginer la suite.

Mon parrain par son mariage a migré vers St-Gilles, il était un fervent supporter de l’Union.

Dans les années 60 sa fille Annie (ma cousine) sortait chez Manu rue des Vers .

Maman s’est mariée avec un habitant de la rue du Vautour mais a gardé longtemps de

bons contact avec son ancien quartier.

Andrée Bolsius.

 

Faire part

 

Dud breef.

 

 

LES BORDEUSES DE PAPIER DE DEUIL.
(Wa des Da vi ne bazar)

 

Le bon bouquin du Cercle d’histoire et d’archéologie « LES MAROLLES », nous en parle très bien à la page 40, du livre « Petits métiers des Marolles ».

 

Je cite : Nous avons retrouvé un deuilleur, âgé de 93 ans, il se souvient très bien de tous les détails concernant sa petite industrie à domicile.

 

Sa mère, Marie-Thérèse Suys, exerçait déjà le métier à la fin du 19ième siècle. On peut se demander pourquoi on bordait le papier à la main, alors que l’usage de l’imprimerie était répandu. Le travail à la machine, plus régulier sans doute mais moins beau.

 

LE deuillage du papier, était un petit métier d’appoint, permettant aux femmes qui avait des enfants à élever, de gagner quelque peu d’argent. ETC. ETC.

Il y avait un bon droguiste au début de la rue Blaes, entre la rue Notre Seigneur et rue du Miroir, spécialisé dans les colles fortes, gélatine et autres alcool.

905 

Albert DELEENER

Albert DELEENER
Agent de Police Bruxellois

albert deleener

Merci à Pierre De MUNCK pour la photo 

De Leener photo.jpg
Merci à Jef pour la photo

albert de leener

Merci à Yves Keymolen pour les photos

albert de leener

 

albert de leener

 

Albert  Deleener était un collègue policier attaché à la brigade de police  secours.
Il était en planque de surveillance pour une voiture volée quand il a vu un individu s’en approcher , il l’a identifié mais ce n’était pas quelqu’un d’ordinaire : il s’agissait de Lucien  SARTI un truand marseillais bien connu par la police française .

Albert était un gars qui n’avait pas froid aux yeux , malgré tout il fut lâchement abattu , mis dans le coffre d’un véhicule et son corps fut emporté on ne sait où.

albert de leener

Photos collection Yves Keymolen

albert de leener
Photos collection Yves Keymolen

albert de leener

Photos collection Yves Keymolen

albert de leener

Photos collection Yves Keymolen

Après bien des péripéties le truand fut arrêté , on retrouva le corps d’Albert enterré dans les dunes à la côte Belge 3 ans après je crois.

Quand au truand qui avait fait le coup il fut abattu par la police au Mexique en 1972 pays ou il était réfugié.

Albert est mort en service  et bien souvent on oublie que le métier de policier ne consiste pas toujours a donner des pv mais à être au service du citoyen parfois au sacrifice de sa vie et le jour d’aujourd’hui c’est encore plus dangereux  …….pour un salaire qui n’est pas à la hauteur des risques encourus.

Ecrit en décembre 2009, par un Agent de Police Bruxellois.

Extrait d’un journal

 BRUXELLES Lucien Sarti: en quelques secondes, le 24 février 1965, rue Montagne-de-l’Oratoire, à Bruxelles, l’agent de police Albert De Leener, 30 ans, est abattu et embarqué par ses assassins. Le 7 décembre, son corps est retrouvé, enfoui dans le sable, près d’un bunker, à Blankenberge. Des mois durant, ses assassins sont recherchés en Belgique comme ennemis publics numéro un. Jacques Zanotto, dit Marco, 34 ans, sera jugé et condamné à Bruxelles. Lucien Sarti trouvera la mort en Amérique du Sud.

Merci à André Colard pour les infos. 

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Merci à Guillaume Kekenbosch pour l’article
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albert deleener

Merci à Yves Keymolen pour la photo

 

Eglise du Finistère

L’EGLISE DU FINISTERE ET LA RUE NEUVE

 

 

eric timmermans

 

1. L’église du Finistère.

 

eric timmermans

Eglise du Finistère (juin 2015)

En règle générale, le Finistère évoque la Bretagne armoricaine. Est-ce à dire qu’un ordre religieux breton serait à l’origine de la fondation de l’église du Finistère de Bruxelles ? Nullement. Le nom de Finistère , orthographié originellement « Finisterre », nous vient du latin « Finis-Terrae », ce qui désigne l’extrémité d’un territoire : l’extrémité armoricaine du territoire de l’ancienne Gaule s’enfonçant dans les flots marins atlantiques dans un cas, l’extrémité du territoire de Bruxelles (hors des murs de la première enceinte) dans le cas qui nous occupe. De fait, la première chapelle de ce coin de Bruxelles fut, à l’origine, littéralement édifiée dans les choux (une rue aux Choux ne prolonge-t-elle pas la rue du Finistère ?) ! Une première chapelle, dite « des Jardins Potagers » et dédiée à Notre-Dame, fut construite dans ce quartier…de jardins potagers et de blanchisserie, et ce dès le 15e siècle.

eric timmermans
A droite de la photo, la rue aux Choux. ( juin 2015)

Ainsi lui vint le nom de Notre-Dame du Finistère. Notons toutefois que selon une autre tradition, le nom de Finistère lui viendrait d’une petite statue de Notre-Dame rapportée du cap Finisterre en Espagne. Selon une autre explication encore (abbé Mann, 18e s.), ce nom de Finistère serait le résultat d’une francisation du thiois « De Venster terre », ce qui signifie « l’étoile à la fenêtre ».

eric timmermans

A droite l’entrée de la petite Chapelle (juin 2015)

Quoiqu’il en soit, la petite chapelle primitive fut agrandie et transformée en 1618, afin de répondre aux besoins de la population devenue plus dense.

 

eric timmermans

Intérieur de la petite chapelle (juin 2015)

Il faudra toutefois attendre l’an 1694 pour assister au début de la construction d’une église monumentale. On ne connaît ni le nom de l’architecte  de Notre-Dame du Finistère, pas plus que la date exacte de la pose de sa première pierre. D’aucuns évoquent le 30 mai 1713 (Desmarez), d’autres le mois de mai 1708 (comte de Borghgrave d’Altena). En tout cas, la récolte de fonds pour la construction de cet édifice fut à ce point laborieuse que l’on décida, en 1715, d’organiser une loterie. Las, l’un des commissaires prit la fuite avec les fonds récoltés ! Les travaux furent alors suspendus momentanément. On put toutefois ouvrir l’église en 1732 Bref, la construction de l’église Notre-Dame du Finistère prit trente ans. Sous le régime français (1794-1814), l’église du Finistère ne fut pas fermée, elle fut même restaurée en 1804, sous le Premier Empire.

L’église, située à l’angle de la rue du Finistère et de la rue Neuve, fut construite dans le style renaissance classique, même si l’influence du baroque brabançon, refusant les lignes droites trop sévères, y est perceptible. C’est en 1620 que la statue de Notre-Dame du Finistère retrouva sa place dans l’église reconstruite, attirant nombre de malades et d’affligés de toutes sortes. En 1814, une autre statue en bois polychrome de la Vierge miraculeuse et miraculée (16e s.) devait trouver sa place dans l’église du Finistère. Originaire d’Aberdeen (Ecosse), elle était vénérée dans l’église des Augustins depuis le 17e siècle. L’affluence des fidèles venant prier Notre-Dame de Bon succès, puisque tel est son nom, fut à ce point importante qu’on décida de lui édifier une chapelle latérale, en 1854. Le frontispice de cette église date de 1828 et son clocher octogonal fut élevé l’année suivante. Quant à la statue en bosse de la Vierge soutenue par deux anges, elle date de 1843. Lorsqu’en 1967 les grands magasins de l’Innovation brûlèrent, les pompiers déployèrent de grands efforts pour que le feu ne se communiquât pas à l’église, dont toute la toiture est de bois. Las, cette louable activité ne put empêcher un incendie de se déclencher dans le clocher octogonal, en 1970, soit trois ans plus tard !

 

Quant au patrimoine conservé dans cet église, citons :

– Quatre grands tableaux de confrérie sur bois de chêne, datant de 1723. Il s’agit des œuvres les plus anciennes. Un autre tableau de la même époque –Saint Philippe Néri devant la Vierge Marie) est de Gaspard de Crayer.

 

 

eric timmermans

La chaire de vérité date, quant à elle, de 1758. Son architecture fantastique en chêne sculpté représente la chute de l’humanité, entre l’arbre de vie et celui de la mort. Moïse avec les tables de la Loi, et Aaron, le prêtre de l’ancienne alliance. Le Christ en croix est le nouvel arbre de vie.

Les autels en marbre blanc, des tableaux d’artistes originaires de nos provinces (Joseph van Severdonck, Charles de Groux), de même que le lutrin, sont du 18e siècle. Les vitraux, eux, dateraient de 1870.

Quant aux beaux décors de stuc, ils sont l’œuvre de François Antoine Peri (18e s., époque autrichienne).

 

2.La rue du Finistère.

 

La rue du Finistère s’étend de la rue de la Fiancée à la rue Neuve, et traverse le boulevard Adolphe Max. Lorsqu’on perça ce dernier, la rue perdit, bien évidemment, nombre de ses petites maisons. Rue sans grand intérêt, elle est cependant bordée du côté pair (nord) par le grand mur latéral de Notre-Dame-du-Finistère. Jusqu’à la fin des années 1920, ce mur avait pour principale fonction d’accueillir quatre urinoirs publics…toujours obturés et débordants ! A l’origine, comme le curé habitait ladite église, on donna à la future rue du Finistère, le nom de « rue du Curé ». Mais on finit par ne plus s’y retrouver, Bruxelles comptant pas moins de cinq autres « rue du Curé ». Au 18e siècle, on décida donc de la baptiser, « rue du Curé du Finistère ». En 1794, les révolutionnaires française qui prisaient peu les ecclésiastiques rebaptisèrent l’artère « rue du Copiste ». L’Empereur Napoléon lui rendit son nom d’origine. Finalement, en 1851, l’Administration communale d’obédience libérale la baptisa « rue du Finistère », sans autre précision.

 

3.La rue Neuve ou la victoire du mauvais goût.

 

eric timmermans

rue Neuve, juin 2015

 

La rue Neuve, artère piétonne, s’étend sur 390 m de long. Qui pourrait croire que cette rue commerçante, populeuse à l’excès, aux enseignes publicitaires criardes et au sol habituellement crasseux, fut percée au début du 17ème siècle ? C’est pourtant bien en 1617 que fut tracée l’actuelle rue Neuve sous le nom de « rue Notre-Dame ». A cette époque, un certain Hiéronymus de Meestere décida d’acheter les terrains potagers et les grands prés qui s’étendaient au nord du Fossé-aux-Loups et l’église des Augustins. L’idée première n’était pas de faire de cet endroit un lieu commerçant, mais d’y établir de belles demeures destinées à l’agrément des nobles et des bourgeois. Plusieurs artères furent donc tracées dans ce but.

 

eric timmermans

rue Neuve, juin 2015

 

Or, comme nous l’avons dit, une petite chapelle dédiée à Notre-Dame-du-Bout-de-la-Terre (Finis Terrae) s’élevait à cet endroit (probablement à l’emplacement du bâtiment de l’Inno), depuis le 15e siècle, et était principalement fréquentée par les blanchisseuses. Et voilà pourquoi la nouvelle rue menant à cette chapelle fut tout naturellement nommée la « rue Notre-Dame ». Mais comme une autre rue Notre-Dame existait déjà (quartier Terarcken, à l’emplacement de l’actuel Palais des Congrès), on décida de la rebaptiser « rue Neuve Notre-Dame », nom qui subsista jusqu’au 19e siècle. On prit dès lors l’habitude de l’appeler « rue Neuve », sans autre indication, bien qu’on la baptisa officiellement du nom de Longue rue Neuve pour la distinguer d’une Courte rue Neuve (devenue par la suite rue Neuve Sainte-Gudule ; l’adjectif « longue » fut alors abandonné pour la rue qui nous intéresse ici). C’est dans ce contexte qu’en 1618, fut édifiée une nouvelle chapelle de Notre-Dame du Finistère.

 

La rue Neuve formait, à l’origine, un coude avec la voie oblique qui avait reçu le nom pour le moins peu original de « Prolongement de la rue Neuve » et que l’on nomme de nos jours, rue de Malines.

 

Parmi les familles aristocratiques qui vinrent s’établir à la rue Neuve, citons la famille Spinola, l’une des plus anciennes et des plus puissantes familles de Gênes, dont l’un des membres, Ambrogio Spinola, s’illustra militairement dans nos régions, pour le service de l’Espagne, notamment par la prise d’Ostende (22 septembre 1604, après un an de siège), possédait un hôtel dans la rue Neuve. Il fut acheté, en 1675, à la marquise douairière de Wargny.

 

La rue Neuve compta un autre habitant historiquement illustre en la personne de l’avocat Vander Noot, personnage central de la « révolution brabançonne » (1787-1790), qui habita au coin de la rue Saint-Michel qui donnait sur la place du même nom et que l’on rebaptisa pompeusement du nom de « place des Martyrs ». La popularité dudit Vander Noot fut telle que l’on rebaptisa un moment la rue Neuve de son nom, mais elle reprit bien vite sa dénomination d’origine. De fait, au 18e siècle, de seigneuriale, la rue Neuve devint bourgeoise. Avocats, notaires, magistrats, hauts fonctionnaires vinrent s’y établir.

En 1839, la rue Neuve, qui part de la place de la Monnaie (rue Fossé-aux-Loups) fut percée en ligne droite jusqu’à l’actuelle place Rogier (boulevard du Jardin Botanique). A noter que durant son histoire, Bruxelles posséda pas moins de 29 « rue Neuve » aujourd’hui rebaptisées (rue Sainte-Anne, rue Ernest Allard, rue des Quatre Fils Aymon, etc.). Ainsi devait-on établir une nouvelle liaison avec la future Gare du Nord qu’on prévoyait d’édifier en lieu et place de la petite gare de l’Allée Verte. Dès lors, l’hôtellerie et le commerce vont se développer. Aucun des hôtels fastueux construits à cette époque n’atteindront toutefois le 20e siècle. Quant aux petits commerces traditionnels alors établis dans cette rue, ils vont bientôt se développer et se multiplier. De même que les salles de cinéma (Palladium, Cigal, Kursaal, Trianon, Eden…). Suivront les « grands magasins », les « grandes surfaces », les « centres commerciaux » et la ribambelle de marques vulgaires qui ont définitivement défiguré cette rue.

4.Feue la rue du Poulet.

Cette rue, aujourd’hui disparue, qui commençait à la rue du Chant d’Oiseau (à ne pas confondre avec les rues que l’on connaît sous de semblables dénominations à Anderlecht, Woluwé Saint-Pierre et Auderghem) et qui finissait rue du Finistère, tenait vraisemblablement son nom d’un événement anecdotique qui ce serait déroulé à cet endroit au 17e siècle. Les ouvriers qui travaillaient à l’époque à la construction de l’église prenaient aussi leurs courts moments de loisirs en ce lieu. Or, le 20 mai 1618, on décida d’organiser un tir au poulet. Un unique et infortuné gallinacé fut bientôt pris pour cible par les gens de cette classe aussi laborieuse que ripailleuse. Les chefs de métiers se mirent également de la partie et exigèrent, en outre, que le volatile fut mis en broche et rôti sur place, pour être distribué à tous les joueurs, ce qui, de toute évidence, n’allait pas permettre aux nombreux participants de faire bombance… Mais lorsque le vainqueur du concours de tir fut proclamé, des cuisiniers, en habit de gala, apportèrent une centaine de poulets rôtis : c’était là un présent fait par les chefs de métiers à leurs ouvriers ! Et c’est en souvenir de cet événement mémorable que l’on aurait donné à la défunte « rue du Poulet », le nom qui fut jadis le sien. Ce n’est toutefois pas l’origine du nom de « Kiekefretters » (bouffeurs de poulet) que l’on donne aux Bruxellois. Cela, c’est une autre histoire !

 

Eric TIMMERMANS.

Sources : Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995.

 

Jette en cartes postales anciennes

Jette
En cartes postales anciennes.

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Photo 1

Si de nos jours les cartes postales sont des petits chefs-d’oeuvre de photographie, elles ont pourtant perdu ce brin de fantaisie qui, jadis, leur conférait du charme et même de la personnalité.

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La population ouvrière ayant augmenté, un propriétaire terrien ouvrit sur son bien une ruelle « la Keyserstraatken » qu’il borda de maisonnettes qui disparurent voici quelques décennies.

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Photo 3

Ce que, vers 1910, on découvrait du haut de la tour de l’hôtel communal. A l’horizon, sur la crête, s’étire la chaussée romaine et en avant de celle-ci s’étalent les labours à l’emplacement de l’actuel hôpital Brugmann.

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Photo 4

 La place communale (actuelle place Cardinal Mercier) vers 1910. Elle correspond à l’emplacement du cimetière qui entourait l’ancienne église paroissiale. A droite, quelques vieilles maisons dont l’auberge Saint-Pierre dont la salle de bal servi parfois de chapelle ardente.

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 Terminus, dès 1901, d’une ligne de tram à traction hippomobile, la place communale s’ornait d’un établissement appelé pompeusement « Hôtel de la belle Vue » à cause de la terrasse sur le toit où personne n’avait accès. On entrevoit, à droite, le passage à niveau de l’ancienne gare.

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La place communale vue du haut du clocher de l’église Saint-Pierre. Masquant partiellement la gare, des vieilles maisonnettes qui, au temps de leur construction, faisaient face au cimetière.

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Un coin de la place au début de 1900. La construction de l’hôtel  communal est terminée A côté de cellui-ci l’hôtel de la famille Guyot qui disparut lors de la création du parc Garcet.

 

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photo 8

Le dégagement de la place communale, en face de la gare ouverte en 1892. A gauche, on a déjà bâti un nouvel établissement qui ne pouvait prendre d’autre enseigne que « Café de la gare ». 

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Un monsieur, bien mis et d’allure décidée, va prendre un train. Rien de neuf sous la pluie, sur le camion de la brasserie « St. Zoîto, on peut lire « bière fabriquées sans ajoute de produit chimique ».

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Photo 10

Le passage à niveau vu en direction de la place communale (1912). Comme il se trouvait au bout des quais, tout train venant de Laeken bloquait la circulation de la rue de la station. 

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Photo 11

Café « Jean Sus », tenu par Pierre Van den Houte. Marchant de bière, rue de la Station, 264-266 Jette.

 

Près du passage à niveau il y avait le café  « Jean Sus », dit aussi  « Chez Pitje Van den Houten« . A travers un guichet donnant sur la rue on pouvait obtenir des cruches de bière voire des verres sans risquer de faire passer pour un pilier de cabaret.

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L’incendie dramatique d’un estaminet au nom prédestiné « Bij Susse Pompier« , en avril 1896, coûta la vie à cinq personnes. Tout Jette assista aux funérailles.

 

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L’air solennel comme il se doit, voiçi ceux grâce à qui les Jettois, en 1911, étaient certains de ne pas manquer leur dernier voyage.

Autour de l’ordonnateur Philibert Portenart se tiennent , de gauche à droite.
Jean Vandervelde
Jules Van den Bossche
Jean Vertongen
De Cuyper, le croque mort
et
Jef le cocher du Corbillard.

 

 

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Photo 14

 

Jour de liesse en 1897. C’est la kermesse et aussi le marché annuel . Devant l’église tourne « la petite Jeanne ». Cher au coeur des Jettois. Le rutilant manège de chevaux de bois a été détroné par des métiers forains plus modernes et surtout plus bruyants.

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Pendant que les enfants s’attardent au manège, on termine le montage et la décoration de la piste sur tréteaux qui, le coucher de soleil venu, verra tourner les couples jusqu’aux petites heures.

 

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Ils ont atteint un âge avancés les Jettois qui ont vu le monument aux morts à son emplacement primitif, avenue Charles Woeste au carrefour Dansette. Le site était encore désert et il n’y passait pas de tram.

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La rue de l’église à Jette Saint-Pierre est aujourd’hui Rue de l’Eglise Saint-Pierre à Jette!
A gauche, une niche avec madone orne l’entrée de la rue de l’école (actuellement rue Van Bortonne).
A droit le café « Au Sénat » où les hommes politiques se retrouvaient après les séances officielles.

 

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Photo 18

 

Le photographe suscitait toujours la curiosité, même auprès des habitants du carrefour chaussée de Wemmel – rue de l’église. Dans le prolongement de cette dernière, une route de campagne, la rue de « Rivieren », longe le talus du chemin de fer. 

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Les enfants aimaient « faire des commissions » chez Leemans, le principal marchand de denrées de Jette. Ils étaient certain de recevoir un morceau de sucre candi.

 

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On peut dater cette vue d’avant 1912 parce qu’il n’y a pas encore de voies de tram dans la rue de Laeken (actuellement rue J. Lahaye). A gauche, l’imprimerie Van Lantschoot à qui l’on doit la plupart des anciennes vues de la région.

 

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Photo 21

 

Sur l’emplacement d’un supermarché, rue L. Théodor, se trouvait une maison de campagne dérobée à la vue des passants. Institut d’hydrothérapie, on y appliquait les traitements préconisés par les prêtres et guérisseur bavarois Kneipp.

 

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Photo 22

 

Jette compta fort tôt plusieures établissements d’enseignement libre et privés, la plupart situés rue de la station. Il y avait entre autres, l’institut Saint-Pierre dont voici une cour de récréation.

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Mademoiselle Aertsens avait ouvert rue de la Station une école dont elle assumait la direction. Ce fut, durant de longues années le seul établissement privé à donner l’enseignement en français. 

Jette-St.-Pierre,
Photo 24

Depuis le moyen-âge le Miroir est et demeure le principal noeud routier à Jette. La vue est prise en direction de Laeken. A gauche, derrière un écrand d’arbres, se cache la brasserie qui a donné son nom au quartier.

 

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Le carrefour du Miroir à hauteur du cabaret de même nom (1910). Le café « au Progrès » (au toit coiffé d’un pylône des voies aériennes du téléphone) et tout le carré de maisons y attenant furent sacrifiés pour permettre d’ouvrir la place du Miroir (actuellement Place Reine Astrid).

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Comme la plupart des villages des environs de Bruxelles jadis, Jette compta fort tôt plusieurs brasseries. Une des dernières a être restée en activité fut celle de Miroir photographiée ici avant 1914.

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Souvenir lointain aussi que celui de l’hippodrome qui pendant quelques années drainait les turfistes à Ganshoren. Sur cette vue, prise du clocher de la Madeleine, on voit un coin de la piste.

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L’urbanisation du quartier de la basilique fit tache d’huile et déferlà au-delà de la chaussée de Jette, ce qui allait changer notablement l’aspect de la rue Moranville qu’on voit ici photographiée en 1905.

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Faire sa publicité à l’aide de cartes postales représentant ses installations et son personnel était de pratique courante ainsi qu’en témoigne cette vue des établissements Van Malder-Moerenhout, 220 avenue de Jette, au sortir de la première guerre mondiale.

 

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Faut-il attribuer aux « Vins et spiritueux » que vendait Monsieur Hulpiau, 85, chaussée de Wemmel, ou au « Electriseurs automatiques » dont il était l’inventeur, d’avoir une descendance jamais le mot n’a mieux été employé – à faire pâlir de jalousie les Daltons?

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 Le brave chien regarde, l’air bien médusé, le garde champêtre et le facteur, supposés dans l’exercice de leurs fonctions, tenant compagnie à des buveur, dont des dames. (café au coin de la rue Prince Baudouin).

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 On installa, en 1915, une colonie pour enfants débilités par la guerre de 1914 dans l’ancienne prélature de Dielighem. Geste louable pour sûr mais qui fut désastreux pour la splendide demeure. 

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Bâti au début de 1800 dans le site accidenté du Poelbosch, le château Tircher connu fort tôt l’abandon le plus complet au point que sa situation  est considérée comme désespérée.

 

 

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Les jardins du Poelbosch servaient fréquemment de cadre à la fancy-fairs et autres manifestation. Voiçi la buvette, un jour de 1906, avec son nombreux personnel, et quelques consommateurs endimanchés.

 

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Pour les moins de 80 ans, il est difficile de croire que cette fermette occupait l’emplacement de l’entrée principale du cimetière, au carrefour de Smet de Nayer – Jule Labaye.

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Acquit par la commune, le château Delattre hébergea la première école du quartier du Esseghem, si turbulent à l’époque.

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Comme son nom l’indique, on trouvait, au début de 1800, en bordure de la rue du Moulin (actuellement la rue Th. de Baisieux un moulin à vent. Le site sur lequel il s’élevait a été annexé ultérieurement à la ville de Bruxelles.

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Les dimanches et jours de fêtes, la rue Léopold I était recherchée par les promeneurs qui y trouvaient plusieurs établissement réputés pour boire et manger.

 

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La circulations était peu dense rue Léopold I. La majorité des véhicules qui l’empruntaient appartenaient, comme sur cette carte postales, aux brasseries alimentant les guinguettes et restaurants qu’on y rencontrait.

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La concurrence était serrée entre les établissement de la rue Léopold I et particulièrement entre l’Ancien et le nouveau « Pannenhuis« . Comme l’annonce la grande enseigne, on trouvait dans le second hippodrome avec « Grands et petits chevaux »

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Photo 41

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Charly, nous ouvre sa boîte à chaussures

 

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Nous voila aux environs de 1905.

La famille que tu vois sur la première photo est la famille Janssens : ce sont les parents de ma marraine Rosa. Ils tenaient un magasin d’aunage dans la partie de droite de ce qui deviendra le magasin « Michel » où tu as habité.

Rosa y est née en 1902. Sur la photo, tu vois, derrière, le père Laurent et la mère Klaan Clémenske. A leur gauche, leur fils aîné, François, mort à 36 ans. Puis, au 2e rang, devant la mère, le suivant Michel et, en partant vers la gauche, Victor et Guske. Tout devant, leur petite soeur Rosa qui n’a déjà pas l’air facile à ce que je pense être 3 ans à peu près. Michel est donc le frère de Rosa et pas son cousin comme tu as pu le croire. Plus tard, lorsque Rosatche avait 16 ans, elle a perdu ses parents et Michel est devenu son tuteur légal. Vers 17 ou 18 ans, elle est venue vers lui en disant : « Ik wil traave. » et Michel lui a demandé  » « Mi wee ? », et elle : « Mi Gust. ». Reponse du frère-tuteur : « Neie ». Rosa n’a rien dit, elle a fait la tête et elle est partie sans demander son reste.

Quelques temps plus tard, on est en 1920 et Rosa a 18 ans, elle revient à la charge et dit simplement « Naa, maut ek traave ! » : elle était enceinte des oeuvres de Gust et portait ma mère. Quand Rosa voulait quelque chose, elle savait manoeuvrer pour l’obtenir : Michel a dû s’incliner. Quand je disais qu’elle n’était pas facile !

Michel a donc eu ce magasin à cheval sur les deux maisons puis il l’a donné à ma tante Micheline qui était sa filleule et, quand elle a quitté ce magasin, michel a vendu la maison à Michiels.

Voila en quoi tu es concernée dans l’histoire de Rosatche, née où habitaient ton bomba Jean et ta bomma Caroline Bich.

J’ajouterai encore que la grand-mère de Rosa, la mère de Clémence était Rause Poltche, connue pour avoir tenu la plus célèbre salle de danse de Bruxelles à la fin du XIXe siècle. Cette salle a été un certain temps dans la Peremansstrotche, in ‘t hoekske in en descendant à gauche.

Clémence avait encore une boîte qui lui avait appartenu et que Rosa a bien connue : c’était un beauty case de l’poque dans laquelle il y avait des fards qui servaient à Rause Poltche à maquiller les femmes auxquelles leur keubber avait flanqué une toeffeling et qui venaient lui demander de cacher leurs blaa uge.

Pour terminer cette 3e partie, tu vas trouver une 2e photo où j’ai quelque chose comme 3 ans et où c’est ma grande amie Jetty qui me promène : on s’est toujours bien aimé.

charly,

Photo n° 2

La 3e phto est la terrasse chez Gust avec seulement 2 voitures garées devant la porte pour tout ce morceau de trottoir ! Tu comprends qu’on pouvait jouer à la rue à cette époque !

charly

Photo 3

Enfin, sur le dernier volet, une très belle photo de Wis et une autre où on voit Jacques (il me selble que c’est lui mais je ne suis pas sûr), Théresa, Waere et Jetty.

charly

Photo n° 4

charly

Photo n° 5

Tu te souviens que Wis, Theresa et Henriette s’appelaient Plateau. Or, il y a eu un Joseph-Ferdinand-Plateau  de Bruxelles et semble-t-il de la marolle qui, en 1832, a inventé le phénakitiscope, un ancêtre du cinéma qui consiste en un cylindre, une espèce de grand tambour bas et ouvert au-dessus avec des fentes tout autour et, peint à l’intérieur, un cheval à différents stade du galop. On se plaçait à l’extérieur en regardant par les fentes, on tournait une manivelle et on voyait le cheval galoper;

Tu peux encore trouver une machine de se typa au Musée de la BD, rue des Sables.

Bon, ça suffit pour aujourd’hui, on continue demain pour le dernier volet.

Un Soir de Joie


Merci à Serge Baré
Pour les Photos

 

Un grand, super erci à Serge

 

Film belge de 1954 réalisé par Gaston Schoukens.
Scénario E.Olin. Musique José Fontaine.

Avec Marcel Roels(Arthur,dit le fou) Roger Dutoit (Raymond ),Jean-Pierre Loriot (Robert),Victor Guyard (Claes) Madeleine Rivière (Gilberte).

Ci-dessous le résumé qui était dans la revue le Moustique le jour où le film est passé à la TV:

–Frémissant sous la botte nazie,le peuple belge résiste à tous les échelons: témoin en est ce marchand d’oiseaux qui passe pour un dérangé, et qui n’hésite pas à brocarder les troupes d’occupation avec une audace tranquille.

Toujours dans la revue—-Notre avis: un épisode piquant et authentique de la Résistance retracé avec humour par Schoukens.
Merci à Nelly Lallemand

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 Cette histoire commence le 20 octobre 1943 et se termine, par un énorme éclat de rire, le 9 novembre de cette même année.
A cette date, des résistants du Front de l’Indépendance vendent, en quelques minutes, cinq mille exemplaires d’un faux numéro du SOIR.
Auparavant, il a fallu, dans le secret et en vingt jours, trouver un imprimeur, assurer la rédaction des articles et organiser la distribution du quotidien.
Tout réussit grâce au courage et à l’audace d’un groupe d’hommes.
La Belgique rit aux éclats, et on l’entend de loin. La parution du « faux » SOIR, au seuil d’un nouvel et dur hiver d’occupation, est une victoire de la résistance, un espoir pour la population et une belle revanche sur la presse pro-allemande.

Merci à Guillaume Kekenbosch

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un-soir-de-joie - marchand de journaux
Photo 1

 

 

un-soir-de-joie - dans le fond la gare du nord
Photo 2

Boulevard Adolphe Max

 

 

un-soir-de-joie - Oiseaux
Photo 3

http://users.skynet.be/koshka/Soir-de-joie/Photo3.mp3

 

Dialogue

Le Schleu commence, en désignant un canari:

– Dieser.

Ah, dieze. C’est un beau.

– Wie viel ?

Hundert ffffünf…zig Francs.

– Hundert fünfzig Francs ?

Ja. C’est un beau. C’est un zébré.

– Zébré ?

Oui. C’est très difficile à élever. 1 sur mille… ein.. ein für euh… tau… tausend ?

– Ach, pourquoi, warum fous pas apprentre lanke allemande ? Très belle lanke. Très utile.

Oué, très belle langue. Mais c’est pas la peine. Vous venez ici une fois tous les 25 ans. Et quand vous êtes là, on ne peut tout de même pas ouvrir son bec !

Merci à Serge Baré

 

 

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Photo 4

 

 

 

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Photo 5

 

 

 

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Photo 6

http://users.skynet.be/koshka/Soir-de-joie/Photo6.mp3

 

– Ah Arthur (M. Roels), et ma bouteille de bière ?

Oué, j’avais 2 bouteilles de bière, une pour vous et une pour moi. J’ai laissé tomber la vôtre.

– La mienne ? Comme commissionnaire, je te retiens, toi. Mais comme locataire je ne te retiens pas. Tu as 3 mois de retard !

Vous en faites toute une histoire pour une petite mansarde de rien du tout. A tout à l’heure… Ah, je vous abandonne ma bouteille.
 
– Ah, ma bière nationale ersatz à 0 dégré virgule 8.
Je l’aie fait analyser.

– Et alors ?

On m’a fait savoir que mon cheval avait le diabète.

Merci à Serge Baré

 

 

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Photo 7

 La Grand Place de Bruxelles

 

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Photo 8

 

 

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Photo 9

 

 

 

 

 

 

 

 

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Photo 10

 

 

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Photo 11

 

 

 

 

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Rue Neuve (Pharmacie de l’Opéra)

 

 

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La Colonne du Congré (Bas-Fond)

 

 

un-soir-de-joie Le tram
Photo 14

 

 

Photo 15 Kip Kap
Photo 15
Pour le Dialogue
Un clic sur la photo

 

 

 

 

 

Photo16
Photo 16
Pour le Dialogue
Un clic sur la photo

 

 

 

 

 

 

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Photo 17
Pour le Dialogue
Un clic sur la photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

faux-Soir-page67 merci Serge

 

 

 

 

 

 

faux-Soir-page68 - merci Serge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Charles Rogier, l’un des fondateurs de la Belgique indépendante.

 
Charles Rogier, l’un des fondateurs de la Belgique indépendante.

 

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Photo de Pierrot Heymbeeck – juillet 2013.

Bonjour les amies et amis, je suppose que vous connaissez tous  la statue de la place de la Liberté.

Mais est ce que vous savez ce que les basfonistes disaient en  voyant la statue ?

Comme vous voyez la statue a du papier dans la main gauche ! Et de la mains droite il montre un endroit !  Alors les Bafonistes disaient ;

Awel,   » Hé es papé en doe moï schaiete »

« Ici du papier et là, tu dois chier »

Merci à Titi