Gérard Lardé

Première parution ; novembre 2009

La Boite à images de Gérard Lardé

Un ket de Notre Dame-au-Rouge
de 1920 à 1970

 

 

Gérard Lardé
Photo 1

Gérard dans le petit parc de la Place Anneessens
à l’arrière on aperçoit le début de la rue des Vierges

 

 

Sans titre - 4
Photo 2

Ecole gardienne de la rue de la Buanderie
sur cette photo se trouve plusieurs amies d’André BOLSIUS
Monique De Gyns, Jenny Tondeur, André Aketer, Marie Jeanne, Pierrot César, Pierrot Heymbeeck. 

 

Hofstade
Photo 3

Ecole 4 

A 1 Benjamin RODRIGUEZ – A 2 Pierrot HEYMBEECK – A 3 Tony WAUTERS – A 4 Georges CROMBE

B 1 Jean DEBOUDT – B 2 Pierrot CESAR – B 3 Louis TALON – B 4 Gérard Lardé – B 5 Maurice KOLL – B 6 Jef VANDENBORGHT – B 7 Marcel COSSIN

 

 

Ecole 4 Crombé + Gérard
Photo 4

La cour de l’école 4

 

 

Gérard Lardé cour école 4
Photo 5

 

 Encore la cour de l’école 4

 

ecole 4 gérard + léon
Photo 6

L’école 4 en voyage scolaire

 

 

Gérard + bome
Photo 7

Ecole 4 – A 3 Gérard Lardé
Le gars du milieu a un petit problème quelques part.

 

Gérardin
Photo 8

Pierre Gérard, parrain de… Gérard Lardé

 

 

Match Baré Gérardin
Photo 9

Match Baré (père d’Arthur et oncle de Serge) contre « Gérardin » Pierre Gérard
Phoro Filma Press –  5, rue de la Poterie 5

Le match eut lieu dans une salle située rue des Navets

 

 

foot 25
Photo 10

Equipe de foot du quartier – années 1925 ?

 

foot 30
Photo 11

Equipe de foot du quartier – années 1930 ?

 

 

Royal IV
Photo 12

Equipe des jeunes du Royal IV
Place Anneessens
B 1 Gérard Lardé

 

 

Basket 3
Photo 13

 

A 1 Benjamin A 2 Veugelen – A 3 Gérard (surnom Speck)

Basket 2
Photo 14

A 1 Benjamin – A 2 Charles Middagh – A 3 Roger Feugelen – A 4 Gérard Lardé –
B1 Monsieur Vrankx (prof de gym à Charles Buls), B 2 Fons Panneels – B 3 René,Picollo

 

 

 

Gérard + Gust + Jean
Photo 15

Kermesse Notre Dame-au-Rouge

A 1 Gérardé Lardé A 2 Gust Lardé – A 3 Jean VANDENBORGHT (Jerry – Lewis).

 

 

rue du Vautour - Gust et Gérard
Photo 16

rue du Vautour, dans le fond la rue d’Anderlecht

Gérard et Gust sur une « trot »

 

rue du Vautour - Marcel + Jean Pierre Peeters
Photo 17

 rue du Vautour

Ligne blanche du terrain de balle pelote

 

 

 

Jean MERTENS
Photo 18

Jean, le fils de « MASTIC » et de Julienne.

 

Jefke
Photo 19

Le ptit Jef

 

Jefke Gérard et Pierke
Photo 20

 Au Revoir à tous

A 1 le ptit Jef – A 2 Gérard – A 3 Pierke CALOENS –  DCD

 

Gérard Lardé

 

 

15novembre 006
Photo Nelly Kekenbosch

 

A 1 Marie Jeanne (femme de Gérard – A 2 Gérard – A 3 Pierrot

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La rue des Visitandines

 

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 Photo n° 1 – rue des Visitandines, 22.

 

                                           LA RUE DES VISITANDINES

1.De la rue d’Argent à la rue des Visitandines (17e siècle).

 

A l’origine, cette rue, longue de 130m, et qui se trouve dans le prolongement de la rue de la Chapelle, était connue sous le nom de « rue d’Argent ». C’est au coin qu’elle forme avec la rue des Brigittines que se trouve l’ancienne église des Sœurs de Sainte-Brigitte (Brigittines). La rue, qui existait déjà au 15e siècle, reçut sa dénomination actuelle en 1670, du fait de la présence en ces lieux du couvent des sœurs de la Visitation de Notre-Dame. Ces religieuses, établies primitivement à Mons, avaient demandé, dès 1648, l’autorisation de fonder un établissement à Bruxelles. Le magistrat s’y opposa car elles ne pouvaient prouver qu’elles pouvaient subvenir à leurs besoins sans être à la charge des habitants. Le conseil de Brabant en décida finalement autrement en 1660. Les Visitandines virent, en outre, leur demande appuyée par le puissant prince de Condé. Comme le magistrat voulait plaire à ce dernier, il accepta la demande des religieuses, tout en continuant à exiger qu’elles ne vivent pas à la charge de la population. Par la suite, la maison mère de Mons envoya quatre religieuses à Bruxelles où elles achetèrent l’hôtel de feu la douairière de Chimay. Elles en obtinrent l’amortissement en 1687. Ce couvent était toutefois peu étendu et la chapelle se trouvait dans une salle. Sur un plan de 1782, la rue des Visitandines est nommée « rue du Jardin Rompu » (« Gebroken hof », soit, plus précisément, « ferme en ruine »).

 

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2.Sous le régime français (1792/1794-1814).

 

En 1797, sous le régime français, les Visitandines furent obligées de quitter Bruxelles. Le couvent fut transformé en caserne de gendarmerie. Les Français rebaptisèrent la rue des Visitandines, « rue du Contrat Social ». Mais en 1812, sous le Premier Empire, on la connaît à nouveau sous le nom de rue des Visitandines.

 

3.Sous le régime hollandais (1815-1830).

 

Sous la domination hollandaise, on en fit un hôpital pour les convalescents. Les Visitandines eurent beau réclamer leur propriété, elle ne leur fut jamais rendue. Et en 1829, la ville de Bruxelles l’abandonna aux Sœurs-Noires.


4. Dans le royaume de Belgique.

 

Au milieu du 19ème siècle, Eugène Bochart dresse un portrait peu flatteur de la rue des Visitandines, lorsqu’il souligne que dans les ruisseaux de cette rue « grouillent pêle-mêle, au milieu de tas d’ordures, de malheureux enfants dégoûtants de malpropreté. » (Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles, p.545). C’est alors, effectivement, une rue extrêmement pauvre et populeuse. A cette époque, la rue des Visitandines comptait pas moins de neuf impasses dans lesquels s’entassaient 521 habitants. On a retenu les noms des impasses de l’Amitié, de Beersel, du Hêtre, Deneubourg, des Nonnes, Saint Thomas, de la Tentation, Van Calck et de la Pivoine. Cinq d’entre elles existaient encore en 1920 et l’impasse Deneubourg était la plus connue : on y comptait 134 habitants qui étaient presque tous des fripiers, des brocanteurs et des trieurs de vieux vêtements destinés au Vieux-Marché. Dès 1954, toute cette industrie disparut pour laisser la place à des blocs d’habitations sociales. Dans la valse des expropriations, on compte M. De Clercq, propriétaire du Grooten Hof, la brasserie-jardin des arbalétriers. Un pas supplémentaire vers l’insipide modernité : le dernier café-guinguette de Bruxelles fut sacrifié sur l’autel d’un prétendu « progrès ». Et les voix qui s’élevèrent pour la défendre le firent en vain. Cet estaminet si typiquement bruxellois avait « son comptoir et ses tables anciennes, ses naïves peintures, son jardin aux tables ombragées par de grands arbres, ses stands de tir à l’arbalète, le grand escalier extérieur menant à la salle du premier étage où se réunissent les sociétés d’arbalétriers, plus vivantes que jamais, salle dans laquelle on pouvait voir non seulement les emblèmes et les coupes d’honneur, mais encore les cahiers de procès-verbaux remontant à plusieurs siècles, et des archives du « Grand Serment Royal et Noble des Arbalétriers. » (Jean d’Osta). Certains des murs de cet établissement étaient tricentenaires : il s’agissait des vestiges du petit couvent des Visitandines qui furent réutilisés et aménagés en brasserie vers 1830.

 

Eric TIMMERMANS.

 

Sources : « Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles », Jean d’Osta, Le Livre, 1995 / « Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981.

 

Les Brigittines

 LETRANGE DESTIN DE LEGLISE DES BRIGITTINES

 

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Photo 1
Francine Köhne – octobre 2013

 

1. Le site des Brigittines.

 

1.1. La rue des Brigittines.

 

L’église des Brigittines, bien que située au numéro 5 de la rue de la Chapelle, longe les restes peu glorieux de la rue des Brigittines, amputée de son tiers inférieur par la jonction ferroviaire Nord-Midi. En compensation, on donna également le nom de cette dernière à l’artère qui longe le viaduc ferroviaire entre la rue de la Chapelle et la rue Vanderweyden. La rue des Brigittines, qui monte de la rue du Poinçon pour rejoindre le point de rencontre des rues de la Chapelle, Notre-Seigneur et des Visitandines, était déjà connue à l’époque médiévale. Elle ne porta toutefois pas toujours le nom qui est le sien aujourd’hui. A l’origine, on la connaissait sous la jolie appellation de « rue de la Fontaine du Hêtre » (ou Buckborrestraat en thiois) tout simplement parce que dans sa partie inférieure, qui resta longtemps agricole, était établie une fontaine munie d’une pompe et ombragée par un hêtre, ce qui est confirmé par un document des archives de Saint-Géry daté de 1485. Le tracé de la rue des Brigittines n’évolua pratiquement plus entre 1567 et le début du 20ème siècle. A noter encore que c’est à l’emplacement de la rue des Brigittines, vraisemblablement dans la première moitié du 14ème siècle, que s’établit la première tannerie bruxelloise autour de laquelle d’autres tanneries allaient se regrouper par la suite.

 

1.2. Une église abandonnée dans un quartier dévasté.

 

Image étrange et paradoxale que celle de cette église des Brigittines enlevée au culte depuis plus de deux siècles et qui se dresse encore dans un quartier qui est la représentation même de ce type de désastre urbanistique que l’on a baptisé du nom de « bruxellisation ». « La rue des Brigittines traverse aujourdhui un site désert et désolé. Elle na plus une seule des soixante maisons particulières quelle posséda. Qui se souvient encore de sa « Salle Rubens », rendez-vous des étudiants de lUniversité de la rue des Sols ? On a oublié ses épiceries populaires, ses cafés, son bollewinkel, son brocanteur, ses beaux balcons de fer forgé. On a oublié aussi que les Républicains français donnèrent à la rue des Brigittines un nom plus laïque : rue du Dix-Août (avec un trait dunion). Mais que sest-il donc passé le 10 août ? » (Jean d’Osta). Mais la prise des Tuileries, Monsieur d’Osta, le 10 août 1792 ! Cela va sans dire ! Encerclée par le chemin de fer, la piste en béton des jeunes adeptes de la planche à roulettes et les logements sociaux construits par le Foyer Bruxellois au début des années 1970, l’église des Brigittines résiste toujours, malgré une histoire, comme nous allons le voir, particulièrement mouvementée.

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Photo 2

 

2. Létablissement dun lieu de culte.

 

2.1. Lorigine dun ordre.  

 

C’est en 1346, à l’initiative de Brigitte de Suède (1302-1373) qu’est créé l’ordre du Saint-Sauveur, dit des Brigittines. Il s’agit, à l’origine d’un ordre contemplatif essentiellement féminin (60 religieuses et 25 religieux réunis sous l’autorité d’une abbesse). En 1466, on note que le monastère « Maria-Troon » est installé à Dendermonde, en Flandre. C’est le premier monastère de ce type à s’établir dans les Pays-Bas méridionaux. Nombre de maisons des Brigittines eurent à souffrir des guerres des religions et des progrès de la Réforme (16ème). Aussi, de nombreux monastères furent-ils construits dans le courant du 17ème siècle.

 

2.2. Les Brigittines à Bruxelles.

 

Le 5 février 1621, le magistrat de Bruxelles autorisa les Brigittines, originaires de Dendermonde, à s’installer dans la ville. Toutefois, ce n’est que le 23 juillet 1623 que la fondatrice, Barbara Tasse, abbesse du Couvent de Termonde, et six sœurs, recevront de l’archevêque de Malines, Jacques Boonen, l’autorisation de s’installer à Bruxelles. De fait, cette installation à Bruxelles était conditionnée par la possession d’un avoir susceptible de permettre l’acquisition d’un immeuble et de pourvoir aux besoins de la communauté. L’Infante Isabelle donna également son accord le 8 août et les sœurs s’installèrent à Bruxelles le 18 octobre. Elles s’établirent au coin de la rue des Brigittines (n°2) et de la rue des Visitandines (n°1) qui, à l’époque, portait le nom de « rue d’Argent ». C’est à cet endroit qu’elles firent, ultérieurement, bâtir un couvent. La construction de ce dernier commença en 1652. En 1624, c’est l’infante Isabelle elle-même qui posa la première pierre d’une chapelle que les Brigittines voulaient établir à la rue Haute, où elles vécurent d’ailleurs durant une trentaine d’années (en face du couvent de Saint Pierre), dès 1625. Toutefois, concernant la chapelle, elles changèrent d’avis et firent finalement édifier une église, à l’endroit où elle est encore visible de nos jours, entre 1643 et 1701. A noter que plusieurs personnages de haut rang se firent enterrer dans l’église des Brigittines : Charles de Locquenghien, baron de Melsbroeck, décédé en 1670, de même que Lord Bruce, comte d’Ailesbury et sa seconde épouse, Charlotte d’Argenteau, comtesse d’Esneux. En 1693, on bénit solennellement une cloche qui fut hissée dans la tour de l’église, mais lors du bombardement de 1695, cette tour fut détruite. Le monastère fut également fortement touché. Mais ce n’est pas l’artillerie du maréchal de Villeroy qui mit un terme à la vocation religieuse de l’église des Brigittines, mais bien la politique de l’empereur autrichien Joseph II.

 

3. Une église qui servit à tout et à tous.

 

3.2. Sous le régime autrichien.

 

Le 17 mars 1783, un édit promulgué par Joseph II décrète, dans l’ensemble des Pays-Bas autrichiens, la suppression des maisons religieuses, considérées comme inutiles. Son but est, en fait, de limiter le poids immobilier et économique excessif des religieux (tout particulièrement les contemplatifs). C’est ainsi que, parmi bien d’autres congrégations religieuses, les Brigittines furent supprimées. Les reliques qu’elles possédaient furent transférées en l’église Notre-Dame de la Chapelle. Là commença pour l’église des Brigittines, un parcours bien étrange. En 1786, une partie des bâtiments du couvent, exception faite de l’église, servit de casernement pour les grenadiers d’Alviuzy, puis de pharmacie militaire. En 1789, sous la direction du libraire Ermens, on réunit dans l’ancien couvent des livres provenant des abbayes et des couvents supprimés. On procéda, par la suite, à la vente de ces livres. Il semble que l’église servit également de…temple protestant. En 1792, c’est dans l’ancien couvent des Brigittines que furent détenus les prisonniers de guerre français, capturés le 7 janvier, à Tournai. L’ancien couvent et son église serviront ainsi, à plusieurs reprises, de dépôt pour des prisonniers de guerre. 

 

3.2. Sous le régime français.

 

En 1794, l’église des Brigittines est reconvertie en chauffoir public avec lits pour les indigents. En 1797, on pouvait encore voir dans l’église des Brigittines, une statue du Bon Pasteur, mais elle fut enlevée par les soldats français, au mois de décembre. En 1798, le Conseil municipal voulut remplacer ce chauffoir par une école destinée à des élèves issus de la « petite bourgeoisie » mais les bâtiments des Brigittines furent finalement vendus comme « bien national » à un particulier et servirent bientôt à entreposer du bois et des tonneaux de bière.

 

3.3. Dans la Belgique du 19ème siècle.

 

En 1839, l’église fut transformée en abattoir et en boucherie par un nouveau propriétaire. En 1851, celui-ci y exécuta d’importants travaux de restauration et sépara la nef en deux niveaux : le rez-de-chaussée resta une boucherie publique, mais le premier étage devint une salle de conférence et une salle de bal pour certains jours de fête. Celle-ci était essentiellement fréquentée par les dentellières et les nombreux ouvriers des fabriques que comptait alors ce quartier. On y dansa le dimanche pendant plus de trente ans et l’on y tint nombre de réunions politiques. Ultérieurement, le rez-de-chaussée allait être aménagé en hall d’exposition industrielle, puis en centre de tri postal. A la fin du siècle, l’église tomba en désuétude et sombra dans l’oubli.

 

3.4. Dans la Belgique du 20ème siècle.

 

En 1911, commencèrent les travaux de la désastreuse « Jonction Nord-Midi ». Ils furent arrêtés temporairement par la guerre, en 1914. Lorsqu’ils reprirent, on envisagea de raser le quartier, vestige d’un passé et de traditions qui font figure d’injures au modernisme triomphant dont Bruxelles aura, au cours de son histoire, tant à souffrir. La rue des Brigittines fut partiellement détruite : ne seront temporairement épargnés que le haut de la rue, avec la petite église et quelques maisons y attenantes. On reconnut toutefois que l’église des Brigittines représentait un intérêt historique et architectural indéniable. Aussi le conseil communal décida-t-il de la conserver, lors de sa séance du 13 mars 1922, décision qui devait être confirmée par un arrêté royal, le 20 juillet de la même année. On décida également de rénover l’église, rénovation qui ne sera cependant effectivement réalisée qu’une cinquantaine d’années plus tard… Le 30 juin 1953, l’église, quoique désaffectée en tant que bâtiment religieux, fut classée dans son entièreté. Au début des années 1960, bien qu’étant dans un état lamentable, l’église des Brigittines survécut, seule, à l’œuvre de démolition des excavateurs. En 1963, elle devint un centre pour archives et le siège de diverses sociétés folkloriques et historiques. Plusieurs projets suivront, tous avortés. Des travaux de restauration furent enfin entrepris, entre 1970 et 1975. En 1974, on plaça des vitraux, mais ils furent détruits à coups de pierre par des vandales. Le « Foyer Bruxellois » fit construire, à l’emplacement de l’ancien couvent, un horrible immeuble de onze étages nommé « Complexe des Brigittines ».  Bref, le « nouveau Bruxelles » avançait ses pions. Les Brigittines accueillirent bientôt des spectacles de danse et de théâtre. Aussi, durant les années 1990, la Chapelle des Brigittines obtint-elle progressivement les moyens nécessaires pour devenir un centre dit « d’Art contemporain du Mouvement et de la Voix ».

 

 

 

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Lire la suite « Les Brigittines »

Bruxelles Processions

Le dimanche 3 août 1952 à 10h45, la procession Notre Dame-au-Rouge, pris son départ devant l’église du Bon Secours.

Après avoir traversé la Place Fontainas et parcouru une centaine de mètres dans la rue d’Anderlecht, la procession entra, non sans difficulté, dans la rue des Navets, en effet, à cause du petit tunnel l’entrée dans la rue  n’a jamais été aisée pour la procession et même impossible pour certain véhicule.

Navets
Mr Cooremans, Bourgmestre de 1956 à 1975 rentre dans la rue des Navets

Les habitants de mon impasse s’étaient regroupés à l’entrée de celle-ci pour voir passer  la châsse de Notre Dame-au-Rouge, portée par quatre hommes, dans un grand silence et un regard figé comme la statue qu’ils portaient.

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Au passage de la procession de nombreuses personnes s’agenouillaient, sur le sol, qui était couvert de sable blanc et de pétales de fleurs, d’une façade à l’autre, sur une corde, pendaient des petits drapeaux ainsi que des petites lampes de toutes les couleurs.
Les communiants du quartier et de l’année faisaient partie de notre procession.

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proc3


Processions du Saint Rosaire respectivement en 1923 et 1954.

Les processions se déroulent suivant un rituel bien défini. En tête des processions s’avance la croix, portée par un clerc entre deux acolytes qui tiennent des flambeaux.

Les fidèles suivent puis les chantres et le clergé.

L’officiant ferme la marche. Il y a  différentes processions : les processions   de bénédiction, votive, de translation  des reliques, de pèlerinage ou encore commémoratives.

 Guillaume Kekenbosch

 

Numériser0003

Numériser0002 copie

Numériser0001

 

vm mouton bleu 3 portes1

Point bleu  
Coin de la  rue Blaes  « Au Mouton Bleu »

Point 
jaune
AU coin  de la rue de la Plume « St Eloi »
Point vert
« Au Bienvenu » puis après est allé coin rue de l’Hectolitre
Point brun orange
coin rue des Radis:   « au Volle Pot »
Point rouges
« Aux 3 portes »
mauvea Plume
NickyLuppens

Rue blaes

première parution, le 17 juin 2009

andree bolsius,nelly lallemand,jef slagmulder

Rue Blaes
Photos juin 2009


 

 

 


Bloes1

 

 

 

bloes2

  

 

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Photo 1

andree bolsius,nelly lallemand,jef slagmulder

En 1980, madame KOHNE vend encore ses matelas.
Son magasin était situé, sur le coin de la rue du Remblai.

 

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andree bolsius,nelly lallemand,jef slagmulder

La Lustrerie Blaes, est loin déjà, ici nous somme sur le coin de la rue des Vers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Photo 3

 

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Photo 4

La Maison GELIN était tenue par deux charmantes sœurs

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Photo 5

 

Palais du Pantalon

 

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Photo 6

 

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Photo 8

En défintive,1830 fut aussi une révolution
bourgeoise.
La classe ouvrière avait combattu, mais elle était inorganisé.
Les bourgeois libéraux avaient mené le jeu. Cependant, la révolution avait permis aux travailleurs de prendre conscience de leur force.
Les idées socialistes pré-marxistes se propagèrent parmi la bourgeoisie libérale de Bruxelles. Mais ces doctrines fouriéristes et autres n’atteignaient guère la classe besogneuse.

Un des rares socialistes qui trouvèrent alors audience auprès du peuple fut Jacob Kats organisateur des premières réunions d’ouvriers, également aux Marolles . A l’estaminet « Au Mouton Bleu », dont l’enseigne multicolore était encore visible dans le quartier il y a peu. Kats appela les travailleurs à la lutte du suffrage universel et contre l’ivrognerie et la résignation.
Source: Les Marolles Bruxelles inconnu.

Merci à Nelly Lallemand

 

Mouton bleu

 

Marchand quatre Saison - Vieux Marché

Tableaux de Médard Verburgh
Le Vieux Marché en 1907

peintre belge :
Ce peintre est né à Roulers en 1886 et est décédé à Uccle en 1957.
A l’âge de 21 ans, il est venu habité chez sa sœur Jeanne qui tenait un commerce au 172 de la rue Blaes en face du Nâmet.
Le problème c’est que j’ai trouvé le n°170(coin de la rue des Renards), et le n°174(coin de la Rue de la Rasière),quant au n°172 buls,nothing,nada…..
Etait-ce un magasin juste à côté de la caserne des pompiers??  
Il a peint plusieurs tableaux de la place et c’est à ce moment qu’il a fait la connaissance de sa future épouse
Berthe Kestemont, dont le père était technicien au service de la caserne des pompiers
A cette époque son art est qualifié d’impressionnisme/fauvisme.

 

Jef vandevossestrout

 

 

Vieux Marché - 1913

 Les marchandes de quatre saisons(Nâmet)-1916 

Marchand quatre Saison - Vieux Marché - 1919

 Les marchandes de quatre saisons(Nâmet)-1919

- vieux Marché

 

Ci-dessus
Photo d’Andrée Bolsius – juin 2009 

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Photo 9

Blaes Pei

 

 

 

Le tram

Années 50

 

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entre le 9 et 10

 

Le mur derrière le petit chien était le couvent des sœurs Clarisses. Il était situé juste en face de l’impasse des Escargots (Carricolegang) et une partie était située au début de la rue des Capucins. C’est là  où maintenant il y a la « Résidence Sainte-Gertrude ».

Ecrit par Nelly Lallemand

 

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Papiers -Peints

 

J’ai toujours un pincement lorsque je vois ce magasin « Bruxelles – Papiers Peints ». Pourquoi ? Awel parce que mon ami PIERREKE y a trouvé son PREMIER job à 14 ans (il travaillait dans le « balatum » comme il disait).

En fait, il accompagnait le chauffeur pour livrer les rouleaux de balatums, etc…. Beaucoup trop fatigant pour mon ami. Il est resté un bon mois je crois, après il est devenu laveur de vitres (vitre(s) avec un petit, très petit « s », hei ma vast.

Chèr(e)s CHAUKESS, tout ce que vous décrivez moi j’essaye tout simplement d’éviter désormais ces coins car j’ai trop, beaucoup, beaucoup trop de souvenirs, vous pensez : chaque cm2 me rappelle, un stuut ou une anecdote et chaque fois je rentre à la maison avec une tête d’enterrement en soupirant, pfff, pfff.. J’arrête. 

 

 

 

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andree bolsius,nelly lallemand,jef slagmulder

Photo 15 – septembre 2015 

 

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 Photo 25 – Francine KOHNE

 

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La rue des Vers

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ORIGINE DU NOM DE LA RUE

 

En 1766, la rue s’intitulait rue Piermans, une corruption de Piermont, le nom de la famille ayant été jadis propriétaire des immeubles situés le long de cette voie.

Un traducteur a vu, dans Piermans (pierman), l’homme aux vers (aux lombrics, aux vers de terre), et la simplification s’est opérée dans le sens que la rue est devenue rue des Vers. Essayant de franciser le mot flamand, on la désigna même par rue des Pires !

Ce n’est que depuis 1969 que le nom Pieremans fut officiellement consacré, mais les anciens bruxellois  n’ont jamais cessé d’appeler la rue Pieremans « Peeremansstrotje« .

Source EBRU – Merci à Titi.

 

patrouille des castors - merci à Titi

 « La patrouille des Castors » rue des Vers, par Mitacq. 

Sur cette façade un peu plus haut que l’échelle , il y a une tabatière sur le toit  et bien c’était la chambre de mon Susske jusqu’en 1958
Ecrit par Jeannine Goossens

 

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Photo 1

La rue des Brodeur, à l’arrière plan on aperçoit la rue des Vers ainsi que la rue de la philanthropie. Renée Bjo,  je reconnais le magasin de tabac juste en face.

Exact. Je pense qu’il a disparue vers 1965. A l’autre coin (pas visible sur la photo) il y avait un café La fille dans la voiture était ma tante, décédée à 17 ans Porte de Hal (à vélo renversée par un camion)
Ecrit par Jacques Rivez

 

Rue des Vers

 

guillaume kekenbosch

 

Vieux Marché et rues avoisinantes.
Merci à Guillaume Kekenbosch pour les Photos.

LA RUE DES VERS.

 

Un Monieur rue des Vers - Merci Guillaume 

Ils devaient être bien noirs les Peï qui sortaient de L’Aigle Bleu! Quand on voit l’enseigne au-dessus de la porte, on se demande quoi ?

La femme à son mari: « Van woue kom de…zoue zat » ?

Le mari: « M’enfin Chauuke…j’ ai été à L’ Aiiiigle Bleuww pour sercher une pompe pour mon vilo et il avait du monde au comptoir »!

La femme: « Leuigenouet…ge stikt no’t béé »!

Le mari: « ‘K zweire da, même qu’il avait de la pompe dans la bière…heu…neiye…de la bière dans la pompe…et j’ai du tout vider avant de sortir du gamasin »!
Ecrit par Nicky Luppens

 

rue des Vers - Merci Guillaume

Photo 2

rue des Vers - coin rue des Radis - Merci Guillaume

 Photo 3

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Etterbeek

 

ETTERBEEK : UN MONUMENT ELEVE A LA MÉMOIRE DES VICTIMES DU GENOCIDE SYRIAQUE, PLACE VAN MEYEL – BREF HISTORIQUE DE LA PLACE ET DE SAINTE-GERTRUDE

 

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1.Un monument dédié à la mémoire des victimes du génocide syriaque (SAYFO), à Etterbeek, une première en Belgique ! 

 

Le 22 mai 2015, un monument dédié à la mémoire des victimes du génocide syriaque, perpétré en 1915 par l’empire ottoman, a été inauguré, place Van Meyel, à Etterbeek, en présence du patriarche de l’église syriaque orthodoxe d’Antioche, Moran Mor Ignatius Afrem II, du bourgmestre Vincent De Wolf, des autorités communales, dont l’échevin belge d’origine syriaque Aziz Es, et de plusieurs centaines de personnes. Moins connu que le génocide arménien (1,5 millions de morts), le génocide syriaque (500.000 morts) n’en fut pas moins perpétré, sous l’empire ottoman, à la même époque, avec la même violence et avec la même volonté criminelle d’extermination totale, contre les populations chrétiennes syriaques (une désignation qui permet de rassembler autour d’elle d’autres appellations, également admises, exprimant certaines nuances et reprises sur le monument : Araméens, Assyriens, Chaldéens). C’est donc tout à l’honneur de la commune bruxelloise d’Etterbeek d’accueillir sur son sol –une première en Belgique !- un monument dédié aux 500.000 martyrs syriaques, victimes de ce génocide (SAYFO), et cela d’autant plus qu’aujourd’hui même, en Irak et en Syrie, ces populations sont à nouveau victimes de l’intolérance et de la violence religieuse islamiste.

2.Un mot sur la place Van Meyel.

 

Le nom de Van Meyel fait référence à un couple de bienfaiteurs du cru, les époux Van Meyel-Cool. Leurs dons permirent notamment la construction d’un orphelinat et d’une crèche. Aucun rapport entre les époux Van Meyel et le Van Meyel qui a donné son nom à une rue de Molenbeek.

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Une première chapelle a probablement été érigée sur l’emplacement de la place Van Meyel, dès le 10e siècle, avant d’être élevée au rang de demi-église au 12e s (1127), dépendante de l’abbaye de Cambrai, le village d’Etterbeek ayant désormais droit à un prêtre résident, autorisé à célébrer la messe et à dispenser certains sacrements. Au 17e siècle, une autre église fut construite, qui devait elle-même être remplacée par une nouvelle construction, au 18e siècle (1750-1778). Une nouvelle  église encore fut édifiée et consacrée en 1885. Dédiée à Sainte-Gertrude, elle fut aménagée, en 1887, après la démolition de l’église du 18e siècle (les deux édifices ont vraisemblablement cohabité durant deux ans). L’église Sainte-Gertrude domina la place Van Meyel, de 1885 à 1993, date à laquelle elle fut détruite par des éboulements (elle avait déjà perdu sa flèche, en 1972, lors d’une tempête). Complètement rasée, l’église ne fut pas reconstruite depuis. Seules ses cloches, toujours visibles à la place Van Meyel, témoignent de son existence passée. L’église Sainte-Gertrude, construite sur un plan basilical, fut conçue par l’architecte Hansotte. La façade était en briques et la tour était de type rectangulaire.

 

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Un vicaire de Sainte-Gertrude, Antoine Gautier, a donné son nom à une rue d’Etterbeek. Il fut nommé curé de Sainte-Gertrude (église du 18e siècle) où il arriva le 1er septembre 1828. Le 24 janvier 1837, le Conseil communal le nomma membre du Bureau de bienfaisance. Son mandat ayant été renouvelé le 5 février 1848, le curé Gautier devra faire face, l’année suivante, à l’épidémie de choléra qui frappa la commune. On le vit alors se dévouer sans compter pour soulager les souffrances des Etterbeekois. Antoine Gautier usera des importants moyens financiers personnels dont il dispose, pour entretenir et enrichir son église. Ainsi intervient-il, en 1845, dans l’achat d’un ostensoir. Trois ans plus tard, il règle une partie de l’addition pour les balustrades de la sacristie. En 1853, il finance partiellement l’acquisition d’une cloche et en 1861, il participe de ses deniers à l’achat de la bannière du Saint-Sacrement. En outre, il lèguera à la fabrique d’église, divers ornements, de même qu’une somme importante destinée au Bureau de bienfaisance, à l’intention des plus démunis. Suite à ce dernier don, le Conseil communal décidera de lui dédier une rue. Antoine Gautier devait démissionner en 1863. Il décéda à Schaerbeek, le 23 octobre 1866.

 

 

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La place Van Meyel est bordée d’immeubles hétérogènes, la plupart de style néo-gothique ou d’inspiration néo-classique (2, 3, 5, 6, 27-28, 29 et 30). On y trouve aussi quelques maisons de maître de style éclectique de trois niveaux et deux ou trois travées (n°11 et n°14).

 

3.Sainte Gertrude d’Etterbeek.

 

Considérée comme la patronne et la fondatrice d’Etterbeek, sainte Gertrude est encore présente en plusieurs points de la commune. S’il ne reste plus aujourd’hui que les cloches de l’ancienne église qui lui était dédiée, il est dit que l’on découvrit dans le grenier de l’édifice religieux, une statue représentant la sainte, que l’on doit à l’école brabançonne du 15e siècle. Au n°508 de la chaussée de Wavre, on peut aussi découvrir six peintures murales représentant, notamment, l’ancienne église Sainte-Gertrude. Enfin, une rue d’Etterbeek porte le nom de la sainte.

 

L’évangélisation du territoire d’Etterbeek se fit, dit-on, au 7e siècle. A cette époque, saint Amand, évêque de Maastricht, aurait convaincu Itte, veuve de Pépin de Landen et mère de Gertrude, de fonder une abbaye, à Nivelles. Ladite Gertrude, que l’on décrit comme une maîtresse femme particulièrement lettrée, deviendra la première abbesse de cette abbaye obéissant aux règles de saint Colomban et de saint Benoît.

 

Il est dit qu’un jour, alors qu’elle passait par le territoire de l’actuelle commune d’Etterbeek, Gertrude aurait bu de l’eau à la source du Broebelaer (=bégayeur), fondé une chapelle et cédé la dîme à l’abbaye de Nivelles. Selon certaines sources, le nom de la commune d’Etterbeek lui viendrait même du nom de la mère de Gertrude, Itte, avec plusieurs orthographes possibles : Jetterbeek, Yetterbeek, Ietterbeek, Etterbeek… Bref, le « ruisseau d’Itte ». Il est toutefois plus communément admis que le nom d’Etterbeek signifie « ruisseau rapide ». Comme les premières habitations seraient apparues sur ce territoire, à la même époque, Gertrude est considérée comme la fondatrice et la patronne d’Etterbeek.

 

 

En outre, lorsque Gertrude se retira dans l’abbaye de Nivelles, les relations entre cette localité du Brabant wallon et Etterbeek s’accrurent, le domaine d’Etterbeek devenant un bien des religieuses. Gertrude décéda en 664.

 

A noter aussi que c’est dans un document énumérant les biens de l’abbaye Sainte-Gertrude de Nivelles et délivré par l’empereur Othon Ier (966), qu’est reprise la graphie « Bruocsella », pour désigner l’ancienne ville de Bruxelles.

 

Eric TIMMERMANS.

 

Sources : « La chanson des rues d’Etterbeek », Jean Francis, Louis Musin Editeur, 1976 / www.irismonument.be/fr.Etterbeek.Place_Van_Meyel.html / www.etterbeek.irisnet.be / « A la mémoire des victimes du génocide syriaque », Journal d’Etterbeek, Juin-Juillet 2015.

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