Quartier du Smalbeek

Quand le Marché au Fromage était une île

 

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Fontaine Rouppe. (9)

 

La fontaine Rouppe.

 

Situation actuelle : La fontaine dédiée au bourgmestre Nicolas Rouppe se situe, assez logiquement cette fois, place Rouppe.
 
 
 
Cette place est peu prisée par les Bruxellois, et pour cause : les voitures y règnent en maître ! Elles tourbillonnent autour de la fontaine Rouppe, réduite à l’état de rond-point et, d’autre part, elles occupent les ailes gauche et droite de la place, au point de les transformer en simples parkings.
 
 
Reste à savoir ce qui peut bien expliquer cette configuration particulière. Il se trouve que c’est à cet endroit que se situait, et ce dès 1839-1840, la gare ferroviaire dite « des Bogards », ancêtre géographiquement décalé de l’actuelle gare du Midi, construite hors Pentagone en 1869.
 

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La présence de cette gare explique notamment la largeur inhabituelle de l’avenue de Stalingrad, qui va de la place à la petite ceinture, débarrassée de ses voies ferrées. Le nom de « Bogards » fait référence à un ancien couvent du même nom, jadis situé au même endroit et dont seule une rue conserve aujourd’hui le souvenir, nous y reviendrons.
 
Description : La fontaine Rouppe est l’oeuvre de C.A. Fraikin et J. Poelaert. Cette fontaine à double vasque est implantée dans un parterre de verdure au centre, comme nous l’avons dit, d’un carrefour à grande circulation. « La figure est une statue de marbre blanc, une femme au visage serein qui personnifie la ville de Bruxelles comme l’indique son diadème formé des tours de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule.
 
 
Son bras étendu décerne une couronne de laurier. Elle domine une vasque de bronze posée comme une coupe peu profonde en un socle élégant et circulaire qui lui sert de pied. L’eau de la vasque supérieure qui arrive par quatre gueules de lions ailés retombe dans la vasque intérieure par douze têtes de lion sculptées dans la bordure de la vasque supérieure. » ( http://www.lemuseedeleauetdelafontaine.be ).

Historique : A l’origine, la place Rouppe n’était rien de plus qu’un grand pré destiné au séchage du linge appartenant à la Blanchisserie de la Pierre Bleue. La place proprement dite, baptisée du nom du bourgmestre de Bruxelles Nicolas Rouppe, fut inaugurée le 26 septembre 1841. « Sa moitié sud englobait les baraquements de la première Gare du Midi (dite aussi Gare des Bogards).

Celle-ci avait été ouverte au public le 17 mai 1840 pour l’inauguration de la voie ferrée de Bruxelles à Tubize. » (Jean d’Osta). De fait, c’est aussi en 1841 que les vieux bâtiments de l’ancien couvent des Bogards, furent rasés, « notamment pour le percement de la rue du Chemin de fer qui prolongea la rue du Midi jusqu’au « terminus ferroviaire des Bogards » (Gare du Midi primitive, aujourd’hui place Rouppe). Mais la grande chapelle, qui datait de 1718, subsista. Elle existe encore, mais peu visible de la rue, étant englobée dans les bâtiments modernes de l’Académie royale des Beaux-Arts, qui forment le coin des rue du Midi et des Bogards. » (Jean d’Osta).

La fontaine Rouppe fut, quant à elle, sculptée en 1848 et voisina un certain temps avec les pavillons en bois de la première Gare du Midi, dont les voies occupaient l’emplacement de l’actuelle avenue de Stalingrad.

A noter qu’il existe aussi une petite rue Rouppe (55 m), qui relie l’angle nord-est de la place Rouppe à la rue Philippe de Champagne; elle était, jadis (1885), un coude de cette dernière.

 

Le bourgmestre Nicolas Rouppe :

 

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Nicolas Rouppe est né à Rotterdam, le 17 avril 1769. Nicolas Rouppe entrera dans les ordres. Sous-diacre de l’ordre des Carmes, il abandonne toutefois la religion au lendemain de la victoire décisive à la bataille de Jemappes (1794) et devient un farouche républicain ! Il brise le crucifix multiséculaire qui se trouvait devant l’Hôtel de Ville de Louvain et, en 1796, devient membre de la loge maçonnique des Vrais Amis de l’Union.
Le 21 janvier 1797, devenu commissaire du département de la Dyle, il célèbre l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI et en 1798, il se joint à onze officiers ou fonctionnaires français attachés à des établissements militaires, de même qu’à quatre bourgeois de la ville afin d’installer la « loge militaire des amis philanthropes permanente à l’Orient de Bruxelles ».

Le 21 juillet 1803, il accueille Napoléon Bonaparte au château de Laeken, en tant que maire de Bruxelles (depuis 1800).

Enfin, en 1830, il devient le premier bourgmestre bruxellois du nouveau royaume de Belgique (et le restera jusqu’à sa mort, en 1838), ce qui lui vaut le surnom de « bourgmestre de l’indépendance ». Il est également élu au Congrès national, puis député. de son action politique on retiendra :
– L’accueil, le 21 juillet 1831, en tant que bourgmestre de Bruxelles, du roi Léopold Ier, dans ce même château de Laeken où il avait accueilli le Consul Napoléon Bonarte, dix-huit ans plus tôt, jour pour jour.
– Des émeutes éclatent à Bruxelles, en 1834, à la suite de la publication de la liste des donateurs pour le rachat des biens belges de Guillaume Ier des Pays-Bas; incapable de faire face à ces événements, Nicolas Rouppe doit faire appel au gouvernement.
– A la même époque, il participe à la création de l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Nicolas Rouppe fut également membre du Conseil supérieur de l’Ecole centrale du commerce et de l’industrie.

Nicolas Rouppe décède à Bruxelles, le 3 août 1838.

Un mot sur la rue des Bogards : Cette rue est établie sur l’ancien fossé extérieur de la première enceinte qui suivait le cours du « Rollebeek » (dans le prolongement de la rue des Alexiens). Comme nous l’avons dit, le nom de la rue fait référence à un couvent de Frères franciscains, dénommés Bogards, dont l’origine remonte au 13e siècle. Ce couvent « fut fermé en 1796 et transformé en « hospice des Enfants de la Patrie ».

Les Français donnèrent à la rue des Bogards la nouvelle appellation de rue Jean-Jacques Rousseau. En 1799, les grands jardins conventuels furent morcelés et vendu, mais les bâtiments (y compris la grande chapelle) devinrent la propriété de la Commission des Hospices Civils, qui y établit son siège et son conseil, conformément à la loi française.

En 1805, les Soeurs visitandines s’y installèrent. Elles déménagèrent en 1815 (à la rue des Brigittines) et la grande chapelle des Bogards fut convertie en magasin des tabacs de la Régie -et plus tard en école. » Ses vestiges, à l’exception de la chapelle, seront détruits en 1841, lors de la création de la place Rouppe et du percement de la rue du Chemin de fer.

Eric TIMMERMANS.
Sources : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995 / http://www.lemuseedeleauetdelafontaine.be

 

rue de l’escalier.

RUE DE L’ESCALIER, ON NOUS A CONSERVE LE NOM ET L’ASSIETTE, ABSOLUMENT RIEN D’AUTRE.
Jacques DEBREUCQ – volume 9 – Bruxelles 1000 une histoire capitale.

La rue doit son nom  du fait qu’il y avait autrefois  sur ses terrains un escalier donnant accès au castel d’un grand seigneur bizarre et brusque en ses manières, qui n’employait sa force herculéenne et sa puissance qu’à défendre  le faible contre le fort, et à faire une chasse continuelle aux voleurs et aux brigands dont les routes étaient infestées. Source Eug. BOCHART – dictionnaire historique des rues et places de Bruxelles (1857)

 

 

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Photo 1

 

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Photo 2

La rue de l’escalier en direction de la rue d’Or.

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Photo 3

Les photos 3 et 4 sont prisent à la fin de la deuxième guerre, on aperçoit à droite l’entrée de l’impasse de la Maison Rouge. Laquelle était à côté  de cette longue entrée cochère, au 29 de la rue de l’escalier. Là même où fut fondée la librairie « PELE MELE », la dame au tablier fleurie était la fondatrice, son fils Henri est en culote courte. Tous les fouineurs savent que ce Pêle-Mêle émigra vers les années 1970 au boulevard Maurice Lemonnier, près de la place Anneessens.

 

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Photo 4

L’impasse de la Maison Rouge.

C’est par cette petite porte qu’on accéda à l’impasse et ce jusqu’aux dernières heures de la rue de l’escalier. Le doute n’est pas permis, c’est bien une auberge qui donna le nom qui servit à désigner cette allée : Jacques DEBREUCQ  a trouvé trace  de sa mise en vente en 1781, étant occupée par Monsieur STEVENAERT. L’annonce  la qualifiait de « très renommée ».
Après quelques mètres le mince goulet s’élargissait, ce qui donnait un peu plus de place aux huit maisons de l’impasse.

 Impasse ? Il faut savoir que les habitants de l’impasse de la Maison Rouge, avaient la possibilité de sortir par …..La Place de Dinant !

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Eug. BOCHART (1857), situe l’impasse de la Maison Rouge, au n° 23 de la rue de l’escalier.

 

 

 

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Photo 5

Pub 1791 – A vendre beau cheval anglois, poil noir, taille de cinq pieds deux pouces, âgé de six ans & demi, la queue et les oreilles coupées. Portant beau & très vite au cabriolet, qui est son usage, au prix de 30 louis d’or. S’adresser chez le sieur MORIAN, tenant l’hôtel de la Maison Rouge, rue de l’escalier.

 

 

 

 

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Photo 6 

L’impasse des Trois Perdrix.

L’impasse s’ouvrait au n° 35 de la rue de l’escalier, elle reçut le nom d’une enseigne d’un  cabaret. Le nom au 16ème siècle était ruelle de Stalle, car l’allée constituait une sortie de la Maison de Stalle, pied-à-terre bruxellois des seigneurs de ce hameau ucclois. C’était un couloir long de 40 mètres menant à trois courettes, garni de 4 maisons peuplées de 65 personnes, selon un rapport établi en 1904.

 

Le 1er Germinal an 5 (21 mars 1797) fut instaurée une « chaise à quatre places » partant « jour à autre de Bruxelles pour Liège et vice versa« . S’adresser chez le citoyen Guilbert, marché de Bavière (place de Dinant), n° 6, derrière la petite boucherie, ou par la porte de derrière, rue de l’escalier, au fond de l’allée des Trois Perdrix.  En 1812, pour louer une confortable voiture, il suffisait de  s’adresser au n° 655 de l’allée des  Trois Perdrix, vers la petite boucherie chez De bousschen.

Quant au cabaret « Les Trois Perdrix »

Il reçut en 1844, la visite du tribun populaire socialiste (on disait alors agitateur) et défenseur de la cause flamande, Jacques Kats organisa un meeting bien sentis.  Le cabaret avait la réputation pour débiter le meilleur et le plus vieux lambic de toute la ville.

 

1863, Monsieur P. Ketelbant organise au cabaret Les Trois Perdrix un grand concours de vogelpik à tous les amateurs de la Flèche volante. De nos jours (2012) PLUS RIEN, pourquoi avoir détruit  ce coin du très vieux Bruxelles – Pourquoi ?

 

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Photo 7
Cinéma AVIA
Dans les années 50 ce cinéma ne s’appelait PAS : « AVIA », mais bien le « RITZ » !!! que l’on voit sur la photo 7 (grille fermée).
Ecrit par Gilbert Delepeleere. 

 

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Photo 7 bis
Couture MARIE LAURE + un commentaire de
Cathy Gigi Vanachter Pany

La rue de l’ escalier,à gauche le magasin de philatélie de mes grands parents ,a côté le café « chez Marin » de mes arriérés grands parents, cela dois être dans les années 40

 

 

 

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Photo 8

 

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Photo 9

 

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Photo 10

 

 

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Le point rouge situe la rue de l’Escalier (ce qu’il en reste)

 

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rue de l’Escalier n° 3

 

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Photo 11 – Merci à Nelly Lallemand.

Sur cette photo en avant plan Louisa qui a tenu le Franlou rue de l’Escalier et au fond je pense que c’est Mary sa fille.Sur cette photo il y a également ma maman et Mich son mari et Paulette et Achille qui tenait le Chaperon Rouge rue du Marché. »

 

 

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Photo 12

PHOTOS CHARELS – rue de L’Escalier.
Jeannine & Pierrot
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PHOTOS CHARELS – rue de L’Escalier.

Gilbert DELEPELEERE à l’âge de 17 ans

 

 

 

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