Abricotier

 

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Abricotier
Photo de Pierrot Heymbeeck

L’entrée de l’impasse était située au n° 193 de la rue des Minimes.

Anciennement son nom était impasse de la Bonne-Eau, elle avait ni plaque, ni lanterne.  Aujourd’hui, (1857) elle porte   le nom de Vancapenberg et a une sortie rue Haute, 274.
D’un côté ce sont des maisons, et de l’autre des jardins. Elle serait saine et agréable si l’on avait soin de ne point y laisser séjourner des monceaux d’ordures.
Source : Dictionnaire Historique des rues, places… de Bruxelles. (page 545).

 

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Jour de « Marolle Keremis », rue de l’Abricotier. Image des années 1930. Les personnes à l’avant-plan sont rue Montserrat et dans la bas de la rue, la rue Haute.

 

II Rue de l’Abricotier.

Par Jean d’Osta.

Cette rue étroite monte de la rue Haute n°274 à la rue Montserrat.
Bien que située dans le très vieux quartier des Marolles, elle n’est pas très ancienne .
Elle ne fût tracée que vers 1850, à travers les dépendances démolies de l’hôpital Saint-Pierre.  (Jacques Dubreucq cite la date de 1881)
Elle ne fût d’abord qu’une impasse, sans plaque ni nom officiel.
Certains l’appelait impasse de la Bonne Eau, sans doute à cause d’une petite source qui suintait du Galgenberg.

D’autres lui donnait le nom de son promoteur, le négociant Van Capenberg.
Ce dernier nom prévalu.

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Impasse Van Capenberg

En 1866, l’impasse avait 33 maisons, abritant 302 habitants.

« Elle serait saine et agréable, a dit le conseillé Bochart, si l’on avait soin de ne point y laisser séjourner des tas d’ordures ».

En 1882, elle fût élargie, au détriment des jardins potagers qui la bordaient, et prolongée jusqu’à la rue Montserrat , en face du café « bij Netke van Marcel » .
La ville la baptisa alors rue de l’Abricotier, on ne sait pourquoi. (peut-être en souvenir du jardin, serres et orangeries?)

Ce pendant le populaire a toujours désigné cette voie sous le nom de « Bloempanchgang ».
Un plan de 1910 a même officialisé en la traduisant pars allée du boudin sphérique.
On ignore l’origine de cette appellation populaire qui est toujours en vigueur de nos jours (1986).

Certains ont évoqué un incident au cours duquel un charcutier du haut de la rue aurait lancé une boule de « bloempanch » à la tête d’un client pendant une querelle et que cette boule aurait roulée jusqu’à la rue Haute, tout le long de la ruelle en forte pente .
La rue de L’Abricotier, dans l’entre 2 guerres, avait une quarantaine de maisons, dont plus de la moitié était des magasins.
Outre plusieurs cafés, une maison de logement et des épiceries, on pouvait y trouver 4 cordonniers et 3 réparateurs de parapluies qui faisait la renommée de la rue ;
En 1932, naquit chez un artisan de la rue de l’Abricotier, un petit garçon nommé Paul Schoonjans, qui plus tard connu sous le nom de « polle buun » et devint , en 1980, le président de L’Ilot Sacré.

Vers 1950 commencèrent les démolitions.
L’assistance publique y construisit ses bureaux supplémentaires.
Des petites maisons y furent déclarées insalubres, l’institut des petites sœurs des pauvres obtint des subsides pour bâtir une très vaste maison de retraite englobant tout le côté nord de la rue.

Le dernier carré des habitants des vieilles maisons se composait du poissonnier Geens, du cafetier de la Pédale Bruxelloise, de Madame Bigaré, épicière et d’un petit marchand de charbon dont nous avons oublié le nom.

La rue de L’Abricotier n’a plus d’habitants, mais elle existe toujours.

Source : Jean d’Osta; Dictionnaire Historique et Anecdotique des rues de Bruxelles. ( page 8 & 9)

III Rue de l’Abricotier.

Par Jacques Dubreucq.

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En 1910, on trouvait encore la famille PUTTERIE
Au n° 9, J. qui était cabaretier
Au n° 11, L. qui lui était Fripier
et au n° 13, Paul, tenait le café « Le Pigeon Bleu »
Source : Almanach de la ville (1910)

Bien avant la rue de l’Abricotier, Jacques Dubrucq, écrit que sur le lieu de la future rue de l‘Abricotier, on  trouvait  en 1812 un très grand jardin  entouré d’un mur, avec des serres et orangeries, c’était une vaste pépinière étalant ses verdures jusqu’à la rue des Marolles, (aujourd’hui, rue de Montserrat) serres et orangeries qui à l’époque étaient la  propriété des enfants de feu M. Fiévez.

Plus tard, le beau jardin ayant disparu les mauvaises herbes ont envahies les surfaces laissées à l’abandon et portât le nom de impasse de la Bonne eau.

C’est monsieur Van Capenberg qui fit bâtir de belles petites maisons sur l’emplacement de la future rue de l’Abricotier, formant ainsi un petit village d’une vingtaine de maisons, à proximité de la rue des Minimes, cela ressemblait à une belle petite cité avec des beaux jardins,  qui et malgré la demande de la ville de Bruxelles était accessible que par la rue Minimes. C’est à cette occasion que l’impasse prit le nom de Van Capenberg.
Il faut encore préciser que l’impasse n’avait rien de sordide étant même agrémentée de petits jardinets, toujours fleuris et bien entretenus.

Or donc, une demande parvient à la ville en avril 1881, d’élever des constructions dans l’impasse Van Capenberg, non plus par l’homme de ce nom, mais par celui qui lui a apparemment succédé, M.Michiels-Crickx. Celui-ci accepte de transformer l’impasse en rue, d’une longueur de 126 mètre et cela aux conditions habituelles : l’assiette cédée gratuitement à la ville , Michiels installe pavage et égout à ses frais et la ville se chargera de l’éclairage de la rue.

M. Michiels  pourra ainsi ériger là 27 maisons d’un bon rapport, étant  toutefois entendu qu’il ne disposera pas de grillages aux extrémités. Le nom de l’impasse Van Capenberg fut  supprimé le 8 septembre 1882 et remplacé par « rue de l’Abricotier » le 20 octobre de la même année.

Ou plus exactement « den bloempanchgang », pourquoi « impasse du Boudin » ?  Mystère, mais encore de nos jours (2018) les anciens bruxellois noment encore cette rue ainsi.

En date de 1854, on peut lire dans l’Almanach de Bruxelles, qu’une impasse de la bonne eau était située rue des Minimes.

 

Merci à Nelly Lallemand
Habitants de la rue de l’Abricotier (1925)

Francine Kohne mon papa doit être sur cette photo il avait 5 ans, il m’en a souvent parlé, mais je ne le reconnait, pas , il disait que sur cette photo il y avait tous les enfants du « bloempanchgang« 

 


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Rue de l’Abricotier, août 2018.

 

 

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