Abricotier

 

abricotier40000

 

Abricotier
Photo de Pierrot Heymbeeck

L’entrée de l’impasse était située au n° 193 de la rue des Minimes.

Anciennement son nom était impasse de la Bonne-Eau, elle avait ni plaque, ni lanterne.  Aujourd’hui, (1857) elle porte   le nom de Vancapenberg et a une sortie rue Haute, 274.
D’un côté ce sont des maisons, et de l’autre des jardins. Elle serait saine et agréable si l’on avait soin de ne point y laisser séjourner des monceaux d’ordures.
Source : Dictionnaire Historique des rues, places… de Bruxelles. (page 545).

 

Abricotier50000000
Jour de « Marolle Keremis », rue de l’Abricotier. Image des années 1930. Les personnes à l’avant-plan sont rue Montserrat et dans la bas de la rue, la rue Haute.

 

II Rue de l’Abricotier.

Par Jean d’Osta.

Cette rue étroite monte de la rue Haute n°274 à la rue Montserrat.
Bien que située dans le très vieux quartier des Marolles, elle n’est pas très ancienne .
Elle ne fût tracée que vers 1850, à travers les dépendances démolies de l’hôpital Saint-Pierre.  (Jacques Dubreucq cite la date de 1881)
Elle ne fût d’abord qu’une impasse, sans plaque ni nom officiel.
Certains l’appelait impasse de la Bonne Eau, sans doute à cause d’une petite source qui suintait du Galgenberg.

D’autres lui donnait le nom de son promoteur, le négociant Van Capenberg.
Ce dernier nom prévalu.

plan abricotier
Impasse Van Capenberg

En 1866, l’impasse avait 33 maisons, abritant 302 habitants.

« Elle serait saine et agréable, a dit le conseillé Bochart, si l’on avait soin de ne point y laisser séjourner des tas d’ordures ».

En 1882, elle fût élargie, au détriment des jardins potagers qui la bordaient, et prolongée jusqu’à la rue Montserrat , en face du café « bij Netke van Marcel » .
La ville la baptisa alors rue de l’Abricotier, on ne sait pourquoi. (peut-être en souvenir du jardin, serres et orangeries?)

Ce pendant le populaire a toujours désigné cette voie sous le nom de « Bloempanchgang ».
Un plan de 1910 a même officialisé en la traduisant pars allée du boudin sphérique.
On ignore l’origine de cette appellation populaire qui est toujours en vigueur de nos jours (1986).

Certains ont évoqué un incident au cours duquel un charcutier du haut de la rue aurait lancé une boule de « bloempanch » à la tête d’un client pendant une querelle et que cette boule aurait roulée jusqu’à la rue Haute, tout le long de la ruelle en forte pente .
La rue de L’Abricotier, dans l’entre 2 guerres, avait une quarantaine de maisons, dont plus de la moitié était des magasins.
Outre plusieurs cafés, une maison de logement et des épiceries, on pouvait y trouver 4 cordonniers et 3 réparateurs de parapluies qui faisait la renommée de la rue ;
En 1932, naquit chez un artisan de la rue de l’Abricotier, un petit garçon nommé Paul Schoonjans, qui plus tard connu sous le nom de « polle buun » et devint , en 1980, le président de L’Ilot Sacré.

Vers 1950 commencèrent les démolitions.
L’assistance publique y construisit ses bureaux supplémentaires.
Des petites maisons y furent déclarées insalubres, l’institut des petites sœurs des pauvres obtint des subsides pour bâtir une très vaste maison de retraite englobant tout le côté nord de la rue.

Le dernier carré des habitants des vieilles maisons se composait du poissonnier Geens, du cafetier de la Pédale Bruxelloise, de Madame Bigaré, épicière et d’un petit marchand de charbon dont nous avons oublié le nom.

La rue de L’Abricotier n’a plus d’habitants, mais elle existe toujours.

Source : Jean d’Osta; Dictionnaire Historique et Anecdotique des rues de Bruxelles. ( page 8 & 9)

III Rue de l’Abricotier.

Par Jacques Dubreucq.

Abricotierpigeons bleu

En 1910, on trouvait encore la famille PUTTERIE
Au n° 9, J. qui était cabaretier
Au n° 11, L. qui lui était Fripier
et au n° 13, Paul, tenait le café « Le Pigeon Bleu »
Source : Almanach de la ville (1910)

Bien avant la rue de l’Abricotier, Jacques Dubrucq, écrit que sur le lieu de la future rue de l‘Abricotier, on  trouvait  en 1812 un très grand jardin  entouré d’un mur, avec des serres et orangeries, c’était une vaste pépinière étalant ses verdures jusqu’à la rue des Marolles, (aujourd’hui, rue de Montserrat) serres et orangeries qui à l’époque étaient la  propriété des enfants de feu M. Fiévez.

Plus tard, le beau jardin ayant disparu les mauvaises herbes ont envahies les surfaces laissées à l’abandon et portât le nom de impasse de la Bonne eau.

C’est monsieur Van Capenberg qui fit bâtir de belles petites maisons sur l’emplacement de la future rue de l’Abricotier, formant ainsi un petit village d’une vingtaine de maisons, à proximité de la rue des Minimes, cela ressemblait à une belle petite cité avec des beaux jardins,  qui et malgré la demande de la ville de Bruxelles était accessible que par la rue Minimes. C’est à cette occasion que l’impasse prit le nom de Van Capenberg.
Il faut encore préciser que l’impasse n’avait rien de sordide étant même agrémentée de petits jardinets, toujours fleuris et bien entretenus.

Or donc, une demande parvient à la ville en avril 1881, d’élever des constructions dans l’impasse Van Capenberg, non plus par l’homme de ce nom, mais par celui qui lui a apparemment succédé, M.Michiels-Crickx. Celui-ci accepte de transformer l’impasse en rue, d’une longueur de 126 mètre et cela aux conditions habituelles : l’assiette cédée gratuitement à la ville , Michiels installe pavage et égout à ses frais et la ville se chargera de l’éclairage de la rue.

M. Michiels  pourra ainsi ériger là 27 maisons d’un bon rapport, étant  toutefois entendu qu’il ne disposera pas de grillages aux extrémités. Le nom de l’impasse Van Capenberg fut  supprimé le 8 septembre 1882 et remplacé par « rue de l’Abricotier » le 20 octobre de la même année.

Ou plus exactement « den bloempanchgang », pourquoi « impasse du Boudin » ?  Mystère, mais encore de nos jours (2018) les anciens bruxellois noment encore cette rue ainsi.

En date de 1854, on peut lire dans l’Almanach de Bruxelles, qu’une impasse de la bonne eau était située rue des Minimes.

 

Merci à Nelly Lallemand
Habitants de la rue de l’Abricotier (1925)

Francine Kohne mon papa doit être sur cette photo il avait 5 ans, il m’en a souvent parlé, mais je ne le reconnait, pas , il disait que sur cette photo il y avait tous les enfants du « bloempanchgang« 

AbricotierEglise StockelEF28mm f-2.8 IS USM
Rue de l’Abricotier, août 2018.

 

 

Publicités

Fontaines

Entrée du Bois de la Cambre.

Fontaine

Description

Monument en pierre reconstituée, rehaussée de bronze, placé en 1949 et conçu par les architectes Maurice Houyoux et Joseph Diongre.

Le poète Odilon-Jean Périer (1901-1928) habitait au no 50 de la rue Defacqz, puis au no 268 avenue Louise.

Le monument offre au passant un espace de méditation, circonscrit par un pavement en grandes dalles carrées et composé d’un long banc et d’une petite fontaine, aux lignes épurées. La fontaine présente sur un socle évasé une vasque circulaire d’où surgit une colonnette.

 

Fontaine

Des vers du poète rehaussent l’ensemble. Sur le banc : « qui m’écoute chanter me garde de mourir ». Sur la vasque : « je t’offre un verre d’eau glacée n’y touche pas distraitement il est le prix d’une pensée sans ornement ».
Source du texte -Archives
DEROM, P. (dir.), Les sculptures de Bruxelles, Galerie Patrick Derom – Pandora, Bruxelles – Anvers, 2000, p. 226.
DEROM, P. (dir.), Les sculptures de Bruxelles. Inventaire. Catalogue raisonné, Galerie Patrick Derom, Bruxelles, 2002, p. 68.
GOFFIN, J., Sur les pas des écrivains à Bruxelles. Guide, Octogone, Bruxelles, 1998, pp. 59-60.
Photos : Pierrot Heymbeeck (2018).

Ommegang 2018

L’Ommegang révèle chaque année des détails insoupçonnés de l’histoire de Bruxelles. Ce cortège impressionnant illustre plusieurs aspects de notre folklore national et séduit par une forme de magie visuelle ainsi que par de nombreuses animations.

Quelque 1400 participants en costumes éblouissants évoquent dans la capitale des Pays-d’en-Bas la présentation de Charles Quint et de son fils, l’infant Philippe (futur Philippe II).

Texte de : http://www.ommegang.be/
Images de :  Pierrot Heymbeeck

VERLAINE ET RIMBAUD Lire la suite « Ommegang 2018 »

Statues Bruxelloises

Madame Chapeau.

 

Madame Chapeau
Madame Chapeau

A plusieurs reprises, Tom Frantzen a été contacté par des comités de quartier et par des groupes culturels pour réaliser des sculptures ayant trait au passé culturel de Bruxelles.
Ceci n’est pas un hasard. Tom Frantzen, d’origine bruxelloise, est particulièrement sensible à « la zwanze », qu’il considère comme un humour très particulier où le mélange de langues fait émerger l’absurde et le surréalisme.
Comme cet esprit est « en voie d’extinction », l’artiste a voulu, par le biais des sculptures le rendre « éternel » et le confronter aux générations futures. Pour arriver à une intégration optimale, il a tenu à les sceller à même les trottoirs et à utiliser de vrais éléments de l’environnement tels qu’une taque d’égout, un luminaire, une borne etc…
Source du Texte : internet.

 

 

 

Madame Chapeau

 

Madame Chapeau
Madame Chapeau bien connue des echte Brusseleirs, hélas de en moins nombreux, Madame Chapeau est peut-être plus connue du grand public comme l’héroïne malheureuse de blagues typiquement bruxelloises. Mais d’où vient ce personnage truculent ?
« Je suis trop distinguée pour sortir en cheveux »
De son vrai nom Amélie Van Beneden, Madame Chapeau sort de l’imagination de Joris d’Hanswyck et Paul Van Stalle, auteurs de la pièce de théâtre Bossemans et Coppenolle, œuvre culte du patrimoine culturel bruxellois. Zwanze et truculence caractérisent cette pièce entièrement en bruxellois, dans laquelle apparaît Madame Chapeau (jouée par un homme travesti, dont le regretté Jean Hayet), qui explique mieux que personne d’où lui vient ce surnom : « Je ne m’appelle pas Madame Chapeau, ça est les crapuleux de ma strotje (ruelle en brusseleir) qui m’ont appelée comme ça parce que je suis trop distinguée pour sortir en cheveux ! » 

Rue Blaes

 

Blaes

Michel Auguste BLAES
échevin des travaux publics.
Né  à Bruxelles en 1809.

L’historien Louis Heymans a décrit M. BLAES, comme un homme grand, mince et moche, des manières brusques, mais au fond excellent, plein d’aménité, et travailleur infatigable; on le trouvait, à toute heure du jour et de la nuit, assis devant son bureau, dans un modeste appartement qu’il occupait dans la rue de la Madeleine.

Monsieur Eugène BOCHART.*
Cette nouvelle voie qui vient d’être décrétée par arrêté du 4 juillet 1857, commencera place de la Chapelle, et ira aboutir au Boulevard du Midi.
La mort récente de M. l’échevin BLAES, a fait abandonner un premier nom : rue de la Chapelle, pour prendre celui de monsieur BLAES.  * Source : Dictionnaire Historique des rues, places de Bruxelles.

Si l’on examine un plan de Bruxelles du début du XIXème siècle, on voie nulle trace de la rue Blaes.

Entre la rue Haute et la rue des Tanneurs, il n’y avait que champ et petites rues pauvres, étroites et malsaines. Vous l’avez compris, il fallait absolument démolir les taudis pour assainir le « quartier des Capucins ».

Le tracé  de la rue sera rectiligne, large et longue  d’un kilomètre, entre l’église de la Chapelle  et le boulevard extérieure et parallèle à l’antique rue Haute, qui était la seule rue convenable de tout ce vaste quartier sis entre les Minimes et la rue de Terre-Neuve.

 

blaes 12

Photo n° 1

Représentant le début de la rue côté gauche avec le dos tourné à la Porte de Hal — on n’aperçoit malheureusement pas le coin de la rue occupé actuellement par le café « Au VOLLE POT » tenu à l’époque par « FRANCOIS »… qui avait émigré dans les années 70 de la rue des Radis (coin Vieux Marché).

On remarquera aussi le magasin/atelier « KOHNE » qui vendait et fabriquait des sommiers avec/sans ressort sur MESURE.

A gauche la rue c’est un tronçon de la rue du Remblai.
Au coin (volet/marquise) j’ai connu ce magasin qui a vendu des montres pendant de très longues années..
A côté on lit une enseigne « LUSTRERIE BLAES »… la rue était reconnue pour le nombre de ses magasins de papiers-peints ET de modèles de lustre..
Vers 1975 le patron de la « LUSTRERIE BLAES » s’est mis à investir massivement dans la reprise de plusieurs commerces destinés à vendre des lustres, des lustres… Il a repris plusieurs magasins et et et la vente des lustres n’a cessé de… DECLINER because la mode est passée au S.P.O.T, hei ma vast ?

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

 

blaes 11

Photo n° 2

Tronçon rue du Remblai/rue Pieremans (au fond la Porte de Hal) – particulièrement sinistrée…

Le magasin « PALAIS du PANTALON » a connu un très vif succès dans les années 60 surtout pour sa spécialité « pantalon en tissus BEDFORD). Cette famille avait un autre magasin « BOY » rue Haute (je sais, NELLY…).

Je me souviens aussi de la fille du patron… assez arrogante… ai par hasard subit son entrée dans le magasin en tenue COMPLETE DE…CAVALIERE…euh bombe, culotte élargie, bottes…et et et cravache… mais pas de cheval… bref straf !!!

Encore une bonne boulangerie/pâtisserie, une quincaillerie (« ZWAIT GAT ») – un magasin de fourrure (une fille de « DOLF » le boucher a épousé un des fils… mariage qui a fait beaucoup de vagues… à l’époque) – un magasin d’articles/outils de peinture – chaussures « ANTOINE » etc, etc, etc,..

Evidement au fil des années, TOUS ces commerces ont changés … nai… mais mais certainement PAS EVOLUES (regardez la photo !!!) hei ma vast ?

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

blaes 10

Photo 3

Tronçon gauche (vers Porte de Hal) rue Pieremans/rue du Remblai.
Au coin « Pieremans) j’ai connu pendant de très longues années (50) un magasin de meubles avec enseigne « VANBA) – Plus loin la triperie, vente évidement de kalfskop (tête de veau) – schoepekop (tête de mouton) – zuum (peau de vache) absolument SANS aucun goût T.R.E.S bon marché, bref ça c’était un stuut de grande misère à avaler… – rognons – pis de vache… avec du sel… j’aimais mais pas trop… Suis rarement rentré.

Plus loin le cinéma RAF – très facile pour resquiller… Endéans les années 50 il y avait souvent à l’entrée devant les escaliers…des décors extérieurs en carton ou triplex représentant le thème du film projeté, par ex : des décors de « jungle » pour un film « JIM LA JUNGLE » — de « guerre » soit une boule de fils barbelés des sacs de sable, des casques, un G.I. fusil, en carton c’était du marketing simple mais efficace… En ville, le cinéma « VICTORY » faisait aussi cela…

Une bijouterie, un magasin de chaussures orthopédiques, d’autres.. — Plus loin un grand magasin : «RENOVEX » qui a eu son heure de prospérité.. surtout au début.. me souviens TRES BIEN d’un brave homme assez âgé avec un.. pied bot qui … surveillait (très bien..) les éventuels (petits) voleurs…

Magasin de salon/meuble. Encore une boucherie « BIJ DEN DOOÏM » qui était à ..4 pour servir le week-end… lorsqu’il y avait une braderie c’était la folie…
Un magasin de spiritueux – un chemisier etc, – arrivé au coin de la rue du Remblai c’était un magasin de pantoufles (slachewinkel) aaah les « charentaises

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

 

blaes 9

Photo n° 4

La plus intéressante pour moi.

Tronçon entre la rue de la Rasière et de la rue Pieremans.
Aucun magasin de lustre ni de papier-peint sur ce tronçon … Tous les magasins ont la même surface car faisant partie de la Cité Hellemans (blocs).

Années 50 (surtout) et 60 le 1er tiers (en partant du fond) du tronçon était noir de monde de monde le week-end, en été on ne savait pas circuler librement .. sur le trottoir… pourquoi… ? J’explique.. .

Au début (coin au fond de la photo) il y avait un marchand de vélo. Bon. MAIS à côté le week-end UNIQUEMENT il y avait vente de … boîtes de… cigares… la vente était assurée par TROIS vendeurs/bonimenteurs (cigares aux lèvres oblige) qui vendaient donc UNIQUEMENT du cigare… j’adorais les écouter. Toujours fermé en semaine.

Plus loin aaaaaah là il y avait 3… OU 4… étalages de… bouquinistes TRES TRES reconnus et principalement le 1er étalage qui était tenu par, Madame DEHAENE âgée à l’époque d’une bonne soixantaine d’années que j’ai TRES TRES bien connue. J’explique.

A la maison nous lisions (étions 5) TOU(TE)S énormément TOUS TOUS les genres de lecture, BD, classique, roman, biographie, histoire, policier, etc, etc, etc… TOUT TOUT pour TOU(TE)S…
Mon frère était client assidu (moi j’étais trop jeune) et, Madame DEHAENE, avait demandé à mon frère de l’aider à sortir et à rentrer son étalage et et et aussi de l’aider en semaine à classer, recoller, ses publications, livres, etc, etc, etc,

Vers 1952 (j’avais 10 ans) j’ai pu rejoindre mon frère pour l’assister à redonner une nouvelle jeunesse aux livres – ceci UNIQUEMENT les jours… de pluie car avec la drache mes jeux de rue (foot, etc) étaient reportés…
Comme il.. drachait souvent…Madame DEHAENE m’a BEAUCOUP appris sur la littérature classique, ENORMEMENT, elle connaissait TOUS les auteurs, leurs œuvres, leurs vies, c’était (pour moi) vraiment passionnant (je n’ai jamais su/retenu quelle était son activité antérieure lorsqu’elle était plus jeune… enseignante ? ) car elle parlait un « français » châtié, maniant les conjugaisons avec aisance, et et et quelle érudition générale… distillée pour moi seul.. avec une impeccable pédagogie…

Cela a duré quelques années puis, elle a fermé boutique à cause de son grand âge, la clientèle avait changé, la vie aussi (voitures, SURTOUT la télé, les vacances, la modernité (sic), les jeunes lisaient moins, etc, etc, etc). Game over.

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

 

blaes 6

 

blaes 8

 

blaes 7

 

blaes 1

 

blaes 3

 

blaes 2

 

blaes 4

 

blaes 5

LA MAROLLES

La Marolles et ses rues décrites par les habitants du quartier.

Bonjour les ami(e)s.

Je reviens sur le sujet « casse bonbon » du nombre des rues, du quartier de la Marolles et pas « des Marolles »

Pour cela, je demande aux Marolliens et Marolliennes né(e)s dans les années 30 et les décennies suivantes de faire un effort de mémoire.

Lors des « Marolles Kermis des années 50 etc », les rues du quartier et rien que les rues de votre quartier, étaient pavoisées de jolies décorations, petites lampes et drapeaux étaient suspendus en travers des rues et aux façades des maisons.

Affiche

Merci à Nelly Lallemand pour le document.

Cela devait se faire, je pense avec l’autorisation de la ville de Bruxelles, car j’avais un oncle par alliance qui habitait le centre-ville qui avec d’autres, était chargé du travail. ( à vérifier aux AVB)

Pour l’anecdote, c’est alors qu’il effectuait le travail qu’il connut sa future épouse.
Allez les anciens et anciennes de la Marolles et pour le fun (pas de dispute), faites un effort de mémoire et faites nous connaître enfin les noms des rues pavoisées lors d’une Marolles Kermis

– rue de la Prévoyance.
– rue Montserrat.
– rue des Prêtres.
– rue aux Laines.
– rue du Faucon.
– rue de l’Abricotier.
– rue des Minimes.
– rue Evers.
– rue de Wynants.

prévoyance2

La rue de la Prévoyance.

Ex. rue Neuve du Pachéco, un arrêté du 30 juillet 1841 décidait que le prolongement de la rue de Pachéco, près du boulevard de Waterloo, et la rue  et la rue  dans toute la longueur, porterait le nom de rue du nouveau Pachéco. Un autre arrêté du 17 juin 1854 décide que la rue du Nouveau Pachéco porterai à l’avenir le nom  rue Neuve de Pachéco. Source : Eugène BOCHART.

Un jour de juillet 1899, après de fortes pluies un effondrement extraordinaire survint dans la rue de la Prévoyance. On s’aperçut rapidement qu’on était là sur des remblais recouvrant l’ancien cimetière des Marolles.  Remblais emportées comme un torrent, occasionnant un spectaculaire effondrement sur les trois quarts de la largeur de la rue et ce devant les n°7 et 9. « Les embranchements des eaux et du gaz ont été emportés par le flot » . Avec menace d’écroulement des maisons voisines. Ce dut bien être le dernier écho du cimetière. Source: Jacques DUBREUCQ.

Merci à madame Annie Dewilde,  madame Nathalie De Boeck (Ninie), madame Mo Maes, madame Jeannine Desmet, madame Francine Köhne.

 

Bruxelles

Bruxelles

LES BASSINS DANS LE CENTRE DE LA VILLE

 

 

Plan.jpg
Extrait du plan de W.B. Craan 1837
CLIC SUR L’IMAGE

 

 

 

Plan D.jpg

CLIC SUR L’IMAGE

Les Bassins à vol d’oiseau

  

 

MOULES.jpg
Quai au Foin

 

Les barques représentées ci-dessus sont à l’ancre, en attendant de reprendre le chemin de la Zélande.
Le déchargement des moules se faisait au bassin Sainte-Catherine, mais il fallut trouver un autre lieu de déchargement dès que fut prise la décision de construire une nouvelle église sur le bassin comblé.

 

Bassin 2.jpg

Le bassin de Sainte Catherine

 

Le déssinateur se trouvait Place de la Grue, à gauche l’église Sainte Catherine et dans le fond, la rue de Flandre.

 

Bassin 4.jpg

Le pont des Barques

Dans le fond de l’image, la flèche de l’hôtel de ville de Bruxelles.
La nouvelle église Sainte Catherine n’est pas encore construite, ce qui permet de dater la photo
d’avant 1854. A droite l’Auberge du Cheval Marin. Ce serait au pied de cette maison que l’aieul
de  Guillaume Kekenbosch aurait été trouvé.

 

 

Le Marché aux Porcs.jpg

Le Marché aux Porcs photo vers 1860 d’Edmond Fierlants.

Au fond, la pharmacie Van Damme, installée à front de la rue de Flandre qui à cet endroit, reçoit la rue du Rempart-des-Moines – G. ABEELS

    

 

Quai aux Briques.jpg

Le quai aux Briques

 

1908, le photographe a installé son trépied dos au  marché aux Poissons, dans le fond de l’image le pont des Barques. A gauche, à la hauteur des deux bonshommes, l’entrée de la rue du Pays-de-Liège.

 

construction du marché.jpg

Construction du Marché aux Poissons

A gauche un estaminet et un marchand de sabot.

 

Le marché aux Poissons.jpg

La situation en 1908. Au bout du bassin des Marchands, le marché aux Poissons, derrière la nouvelle église Sainte Catherine. La haute maison blanche à droite du marché, le coin de la rue du Nom-de-Jésus.

  

 

 

Poissons à vendre.jpg

Intérieur du Marché aux Poissons. Cela devait pas toujours être agréable pour la vente
en plein Air !

 

Bassin 3.jpg

Le Bassin des Barques

Vue du bassin en direction de l’entrepôt. A droite le quai de la Houille, en face, le quai au Bois de construction, quelques maison sont encore debout de nos jours

 

Quai au Bois de construction.jpg

Quai au Bois de construction

 

Ci-dessous, une photo des années 1970, le « bloc » à pris la place de la maison à pignons.

Contru2.jpg
Photo de Pierrot Heymbeeck

 

Bassins de Bruxelles 1.jpg
Photo Pierrot Heymbeeck, Le gazon et les arbres ont pris la place du « Macadam »
20 Novembre 2010

   

Bassin des barques.jpg

Le Bassin des Barques

Le bassin vu du quai à la houille. Derrière le panache de fumée blanche on apperçoit la morgue de la rue Saint-André.

 

Bassin de l'entrepôt.jpg

Dans le fond de l’ image l’arrière du Théâtre flamand.

 

 

entrepôt bis.jpg

Vers le milieu du quai aux Pierres de taille, à droite, la grande maison sombre n’est autre
que l’arrière de l’école communale de la rue du Canal.