Rue Blaes

 

Blaes

Michel Auguste BLAES
échevin des travaux publics.
Né  à Bruxelles en 1809.

L’historien Louis Heymans a décrit M. BLAES, comme un homme grand, mince et moche, des manières brusques, mais au fond excellent, plein d’aménité, et travailleur infatigable; on le trouvait, à toute heure du jour et de la nuit, assis devant son bureau, dans un modeste appartement qu’il occupait dans la rue de la Madeleine.

Monsieur Eugène BOCHART.*
Cette nouvelle voie qui vient d’être décrétée par arrêté du 4 juillet 1857, commencera place de la Chapelle, et ira aboutir au Boulevard du Midi.
La mort récente de M. l’échevin BLAES, a fait abandonner un premier nom : rue de la Chapelle, pour prendre celui de monsieur BLAES.  * Source : Dictionnaire Historique des rues, places de Bruxelles.

Si l’on examine un plan de Bruxelles du début du XIXème siècle, on voie nulle trace de la rue Blaes.

Entre la rue Haute et la rue des Tanneurs, il n’y avait que champ et petites rues pauvres, étroites et malsaines. Vous l’avez compris, il fallait absolument démolir les taudis pour assainir le « quartier des Capucins ».

Le tracé  de la rue sera rectiligne, large et longue  d’un kilomètre, entre l’église de la Chapelle  et le boulevard extérieure et parallèle à l’antique rue Haute, qui était la seule rue convenable de tout ce vaste quartier sis entre les Minimes et la rue de Terre-Neuve.

 

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Photo n° 1

Représentant le début de la rue côté gauche avec le dos tourné à la Porte de Hal — on n’aperçoit malheureusement pas le coin de la rue occupé actuellement par le café « Au VOLLE POT » tenu à l’époque par « FRANCOIS »… qui avait émigré dans les années 70 de la rue des Radis (coin Vieux Marché).

On remarquera aussi le magasin/atelier « KOHNE » qui vendait et fabriquait des sommiers avec/sans ressort sur MESURE.

A gauche la rue c’est un tronçon de la rue du Remblai.
Au coin (volet/marquise) j’ai connu ce magasin qui a vendu des montres pendant de très longues années..
A côté on lit une enseigne « LUSTRERIE BLAES »… la rue était reconnue pour le nombre de ses magasins de papiers-peints ET de modèles de lustre..
Vers 1975 le patron de la « LUSTRERIE BLAES » s’est mis à investir massivement dans la reprise de plusieurs commerces destinés à vendre des lustres, des lustres… Il a repris plusieurs magasins et et et la vente des lustres n’a cessé de… DECLINER because la mode est passée au S.P.O.T, hei ma vast ?

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

 

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Photo n° 2

Tronçon rue du Remblai/rue Pieremans (au fond la Porte de Hal) – particulièrement sinistrée…

Le magasin « PALAIS du PANTALON » a connu un très vif succès dans les années 60 surtout pour sa spécialité « pantalon en tissus BEDFORD). Cette famille avait un autre magasin « BOY » rue Haute (je sais, NELLY…).

Je me souviens aussi de la fille du patron… assez arrogante… ai par hasard subit son entrée dans le magasin en tenue COMPLETE DE…CAVALIERE…euh bombe, culotte élargie, bottes…et et et cravache… mais pas de cheval… bref straf !!!

Encore une bonne boulangerie/pâtisserie, une quincaillerie (« ZWAIT GAT ») – un magasin de fourrure (une fille de « DOLF » le boucher a épousé un des fils… mariage qui a fait beaucoup de vagues… à l’époque) – un magasin d’articles/outils de peinture – chaussures « ANTOINE » etc, etc, etc,..

Evidement au fil des années, TOUS ces commerces ont changés … nai… mais mais certainement PAS EVOLUES (regardez la photo !!!) hei ma vast ?

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

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Photo 3

Tronçon gauche (vers Porte de Hal) rue Pieremans/rue du Remblai.
Au coin « Pieremans) j’ai connu pendant de très longues années (50) un magasin de meubles avec enseigne « VANBA) – Plus loin la triperie, vente évidement de kalfskop (tête de veau) – schoepekop (tête de mouton) – zuum (peau de vache) absolument SANS aucun goût T.R.E.S bon marché, bref ça c’était un stuut de grande misère à avaler… – rognons – pis de vache… avec du sel… j’aimais mais pas trop… Suis rarement rentré.

Plus loin le cinéma RAF – très facile pour resquiller… Endéans les années 50 il y avait souvent à l’entrée devant les escaliers…des décors extérieurs en carton ou triplex représentant le thème du film projeté, par ex : des décors de « jungle » pour un film « JIM LA JUNGLE » — de « guerre » soit une boule de fils barbelés des sacs de sable, des casques, un G.I. fusil, en carton c’était du marketing simple mais efficace… En ville, le cinéma « VICTORY » faisait aussi cela…

Une bijouterie, un magasin de chaussures orthopédiques, d’autres.. — Plus loin un grand magasin : «RENOVEX » qui a eu son heure de prospérité.. surtout au début.. me souviens TRES BIEN d’un brave homme assez âgé avec un.. pied bot qui … surveillait (très bien..) les éventuels (petits) voleurs…

Magasin de salon/meuble. Encore une boucherie « BIJ DEN DOOÏM » qui était à ..4 pour servir le week-end… lorsqu’il y avait une braderie c’était la folie…
Un magasin de spiritueux – un chemisier etc, – arrivé au coin de la rue du Remblai c’était un magasin de pantoufles (slachewinkel) aaah les « charentaises

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

 

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Photo n° 4

La plus intéressante pour moi.

Tronçon entre la rue de la Rasière et de la rue Pieremans.
Aucun magasin de lustre ni de papier-peint sur ce tronçon … Tous les magasins ont la même surface car faisant partie de la Cité Hellemans (blocs).

Années 50 (surtout) et 60 le 1er tiers (en partant du fond) du tronçon était noir de monde de monde le week-end, en été on ne savait pas circuler librement .. sur le trottoir… pourquoi… ? J’explique.. .

Au début (coin au fond de la photo) il y avait un marchand de vélo. Bon. MAIS à côté le week-end UNIQUEMENT il y avait vente de … boîtes de… cigares… la vente était assurée par TROIS vendeurs/bonimenteurs (cigares aux lèvres oblige) qui vendaient donc UNIQUEMENT du cigare… j’adorais les écouter. Toujours fermé en semaine.

Plus loin aaaaaah là il y avait 3… OU 4… étalages de… bouquinistes TRES TRES reconnus et principalement le 1er étalage qui était tenu par, Madame DEHAENE âgée à l’époque d’une bonne soixantaine d’années que j’ai TRES TRES bien connue. J’explique.

A la maison nous lisions (étions 5) TOU(TE)S énormément TOUS TOUS les genres de lecture, BD, classique, roman, biographie, histoire, policier, etc, etc, etc… TOUT TOUT pour TOU(TE)S…
Mon frère était client assidu (moi j’étais trop jeune) et, Madame DEHAENE, avait demandé à mon frère de l’aider à sortir et à rentrer son étalage et et et aussi de l’aider en semaine à classer, recoller, ses publications, livres, etc, etc, etc,

Vers 1952 (j’avais 10 ans) j’ai pu rejoindre mon frère pour l’assister à redonner une nouvelle jeunesse aux livres – ceci UNIQUEMENT les jours… de pluie car avec la drache mes jeux de rue (foot, etc) étaient reportés…
Comme il.. drachait souvent…Madame DEHAENE m’a BEAUCOUP appris sur la littérature classique, ENORMEMENT, elle connaissait TOUS les auteurs, leurs œuvres, leurs vies, c’était (pour moi) vraiment passionnant (je n’ai jamais su/retenu quelle était son activité antérieure lorsqu’elle était plus jeune… enseignante ? ) car elle parlait un « français » châtié, maniant les conjugaisons avec aisance, et et et quelle érudition générale… distillée pour moi seul.. avec une impeccable pédagogie…

Cela a duré quelques années puis, elle a fermé boutique à cause de son grand âge, la clientèle avait changé, la vie aussi (voitures, SURTOUT la télé, les vacances, la modernité (sic), les jeunes lisaient moins, etc, etc, etc). Game over.

Souvenirs, souvenirs, Gilbert Delepeleere.

 

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Rue blaes

première parution, le 17 juin 2009

andree bolsius,nelly lallemand,jef slagmulder

Rue Blaes
Photos juin 2009


 

 

 


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andree bolsius,nelly lallemand,jef slagmulder

En 1980, madame KOHNE vend encore ses matelas.
Son magasin était situé, sur le coin de la rue du Remblai.

 

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andree bolsius,nelly lallemand,jef slagmulder

La Lustrerie Blaes, est loin déjà, ici nous somme sur le coin de la rue des Vers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Maison GELIN était tenue par deux charmantes sœurs

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Palais du Pantalon

 

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En défintive,1830 fut aussi une révolution
bourgeoise.
La classe ouvrière avait combattu, mais elle était inorganisé.
Les bourgeois libéraux avaient mené le jeu. Cependant, la révolution avait permis aux travailleurs de prendre conscience de leur force.
Les idées socialistes pré-marxistes se propagèrent parmi la bourgeoisie libérale de Bruxelles. Mais ces doctrines fouriéristes et autres n’atteignaient guère la classe besogneuse.

Un des rares socialistes qui trouvèrent alors audience auprès du peuple fut Jacob Kats organisateur des premières réunions d’ouvriers, également aux Marolles . A l’estaminet « Au Mouton Bleu », dont l’enseigne multicolore était encore visible dans le quartier il y a peu. Kats appela les travailleurs à la lutte du suffrage universel et contre l’ivrognerie et la résignation.
Source: Les Marolles Bruxelles inconnu.

Merci à Nelly Lallemand

 

Mouton bleu

 

Marchand quatre Saison - Vieux Marché

Tableaux de Médard Verburgh
Le Vieux Marché en 1907

peintre belge :
Ce peintre est né à Roulers en 1886 et est décédé à Uccle en 1957.
A l’âge de 21 ans, il est venu habité chez sa sœur Jeanne qui tenait un commerce au 172 de la rue Blaes en face du Nâmet.
Le problème c’est que j’ai trouvé le n°170(coin de la rue des Renards), et le n°174(coin de la Rue de la Rasière),quant au n°172 buls,nothing,nada…..
Etait-ce un magasin juste à côté de la caserne des pompiers??  
Il a peint plusieurs tableaux de la place et c’est à ce moment qu’il a fait la connaissance de sa future épouse
Berthe Kestemont, dont le père était technicien au service de la caserne des pompiers
A cette époque son art est qualifié d’impressionnisme/fauvisme.

 

Jef vandevossestrout

 

 

Vieux Marché - 1913

 Les marchandes de quatre saisons(Nâmet)-1916 

Marchand quatre Saison - Vieux Marché - 1919

 Les marchandes de quatre saisons(Nâmet)-1919

- vieux Marché

 

Ci-dessus
Photo d’Andrée Bolsius – juin 2009 

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Blaes Pei

 

 

 

Le tram

Années 50

 

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entre le 9 et 10

 

Le mur derrière le petit chien était le couvent des sœurs Clarisses. Il était situé juste en face de l’impasse des Escargots (Carricolegang) et une partie était située au début de la rue des Capucins. C’est là  où maintenant il y a la « Résidence Sainte-Gertrude ».

Ecrit par Nelly Lallemand

 

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Papiers -Peints

 

J’ai toujours un pincement lorsque je vois ce magasin « Bruxelles – Papiers Peints ». Pourquoi ? Awel parce que mon ami PIERREKE y a trouvé son PREMIER job à 14 ans (il travaillait dans le « balatum » comme il disait).

En fait, il accompagnait le chauffeur pour livrer les rouleaux de balatums, etc…. Beaucoup trop fatigant pour mon ami. Il est resté un bon mois je crois, après il est devenu laveur de vitres (vitre(s) avec un petit, très petit « s », hei ma vast.

Chèr(e)s CHAUKESS, tout ce que vous décrivez moi j’essaye tout simplement d’éviter désormais ces coins car j’ai trop, beaucoup, beaucoup trop de souvenirs, vous pensez : chaque cm2 me rappelle, un stuut ou une anecdote et chaque fois je rentre à la maison avec une tête d’enterrement en soupirant, pfff, pfff.. J’arrête. 

 

 

 

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Photo 15 – septembre 2015 

 

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