La cheminée de Léon Paris

Léon Paris - Copie

A 2 Léon A 5 Paul
On en fait des stuuts quand on est ket !

La grande cheminée que l’on voit sur l’aquarelle serait-ce celle qui se trouve entre la rue de l’Abattoir et la rue des Fabriques ?

Si c’est elle, et bien dans les années 50, j’habitais rue de l’Abattoir, et depuis l’arrière de la maison nous pouvions monter sur les toits, un jour nous sommes montés en haut de cette cheminée c’était assez impressionnant.

Au départ notre intention n’était pas d’aller jusqu’en haut, mais la tentation était plus forte ! Et puis comme toujours, il y  a toujours un plus téméraire et plus farce que l’autre !

Et d’autres, qui ne veulent pas se dégonfler, enfin bref, si cet escalier en colimaçon qui était déjà tout rouillé avait cédé, je ne serais pas là pour vous raconter ce Stuut

Quand je travaillais encore,  quelques fois je passais par là, et la cheminée est toujours là et je me suis souvent dis que nous avions pris des risques !

Ci-dessus une photo de ma communion et un des kets (Paul) présent sur la photo est monté avec moi dans cette cheminée.

Par Léon PARIS

TOUR

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Vanden
Merci à Nelly pour le dessin

Plume

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Plume Sport – décembre 2007.
Photo de Nicolas LUPPENS.

 Photo couleur : de Francis (Titi)

Première parution, le 30 septembre 2008.

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Au Coin du Diable.

 

 

Coin du Diable,
Photo 1

 

Quartier disparu de Bruxelles et pourtant encore fort peuplé dans les années 1950.
Tiens, comme c’est bizarre AUCUNE église à proximité.
Les plus proches…. Sainte-Catherine et les Riches Claires.

 

Botuin,

Rue Notre-Dame-du-Sommeil

 

 

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Rue
Van Den Branden

 

 

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Rouge – rue Notre-Dame-du-Sommeil.
Vert – rue Rempart des Moines.
Bleu – rue Van den Branden.
Jaune rue du Pène.
Point rouge – Le Café des Sports et les papeteries Haseldonckx.

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La rue Rempart des Moines à gauche
la rue Notre-Dame-du-Sommeil.

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Extrait
du volume 3 de Bruxelles 1000 – Une Histoire Capitale.

 

Coin du Diable,

 Un clic pour agrandir le texte

 

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École 3 – rue Rempart des Moines

Dans cette école il y avait une salle de Cinéma et les kets de l’école 4 y venaient pour voir des films documentaires.
Un bureau de la Croix Rouge de Belgique était également dans la rue.

 

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 Institut des Sourdes, Muettes et Aveugles
rue Rempart des Moines n° 85

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Merci
à Guillaume.

Scène de récréation dans les années 1920

 

 

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Impasse du Laboureur

 

Quartier du « Coin du Diable »

 

 

 Rue de la Serrure, 28.

 

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L’impasse du Laboureur, 1935.

Plan dressé par les jeunes géomètres- experts de Bruxelles pour la publication de la partie III de l’enquête organisée par le Comité officiel de Patronage des habitations ouvrières et des institutions de prévoyance, 1932-1940.

 

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 Photo 1

 

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 Photo 2

L’entrée de l’impasse se situe sur la gauche de la brasserie des frères GOOSSENS – FRERES. 

 

 

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 Photo 3

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 Photo 4

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  Photo 5

 

 

 

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L’impasse vue par Carabain

 

 

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Ecole 3

LE COIN DU DIABLE

 

 

Un endroit pas possible

Ainsi s’exprimait l’indépendance Belge du 29 juillet 1897 : « Le vieux Bummel », le bizarre et pittoresque quartier de l’antique Coin du Diable aura vécu bientôt.

 

Les démolisseurs y avaient en effet débarqué l’avant-veille, avec comme objectif la mise à bas des « vétustes demeures, du réseau des voies étroites, étranges, équivoques et sales qui s’étendent entre la rue des Fabriques et la rue de Flandre. On s’y hasardait le jour non sans crainte, et rares sont ceux qui, le soir, osaient y pénétrer ».

En effet, le « Duivelshoek a toujours été un des endroits les plus mal famés de la Capitale ».

Et s’était encore grossi, les dernières années, des émigrés des quartiers de la Vierge Noire et de Notre Dame aux Neiges. (une de mes boma, viens du Bas-fond)

Le tout amalgamé en « une race de gagne-petits, de colporteurs, où les repris de justice ne manquaient guère », et ou la police y faisait fréquemment des rafles.

On le voit, nous touchions ici à l’un des réels points chauds de Bruxelles.
Les appréhensions de ravage totale de 1897 ne portèrent finalement que sur ce qui toucha la bande de territoire de la rue A. Dansaert. Et le reste obtint le sursis salvateur, jusqu’en 1933, où se forma une deuxième et puissante vague  de rumeurs quant à la démolition  prochaine du quartier et son repeuplement par des blocs sociaux. Mais la guerre vint tout arrêter, et ce n’est qu’après 1960 que la troisième vague, née à l(hôtel de ville, fut vraiment la bonne. Si tout ne fut pas rasé, on ne garda quasiment rien de la rue du rempart des moines et l’on assista à la rue du Grand Serment.
Extrait du tome III de J. DEBREUCQ

Ecole n 3

Photo 1

Ecole n°3, rue Rempart des Moines, j’ai fais mes primaires de 1944 à 1952.

il y a quelque chose à laquelle  je pense depuis quelques temps, c’est, si on  pouvait demander de visiter l’ école où on a quand même passé quelques années,  si tu connais encore d’ autres à qui ça intéresseraient fais le moi savoir
Photos et texte de Guillaume Kekenbosch

 

 

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Photo 2 – Pierrot Heymbeeck
Juillet 2009

 

 

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Photo 3 – Pierrot Heymbeeck

 

guillaume kekenbosch

Photo 4

Voici la photo du coin rue du boulet et rue rempart des  moines.
C’est une photo digital (prise le 20 juillet 2014) de la photo original (prise
en 1966 – ete?).
 
En premier plan ce sont mes deux freres.
On peut voire sur les deux côtés de la porte d’entrée de l’ecole des affiches,
il y en avait toujours bariollées dans le coin superieur gauche des couleurs
belges.
 
Merci, Pierrot pour maintenir ce site internet. 
 
A bientot,
Patrick

 

IMIFI

Photo 5

PAPETERIES Générales Belges.
ED. HASELDONCKX.

 

 

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Photo 6

Juillet 2009 – derrière la porte, les escaliers vers le bureau de la direction

 

Hasel

Photo 7

 L’ écho de la Bourse.
I.M.I.F.I (IMPRIMERIE INDUSTRIELLE FINANCIERE)
J’AI TRAVAILLE DE 1953 A 1957, dans cette maison et beaucoup de souvenirs.

 

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Photo 8  – Pierrot Heymbeeck – Juillet 2009.

 

 

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Photo 9  – Pierrot Heymbeeck – Juillet 2009.

 

DEUVELSHOEK

 
Photo 10

IN ‘T Spinnekopke.

cela appartenait encore au Deuvelshoek

 du fait que c’était rue Notre-Dame-du-Sommeil.

 
 

 

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 Photo 11  – Pierrot Heymbeeck – Juillet 2009.

 
 
école 14
 
Photo 12 

POUR LES FILLES DU COIN DU DIABLE.

L’école n°14, était située Place du nouveau marché aux grains. L’école 14 et 3 ne faisait qu’un seul, on pouvait aller chez les filles et vis et versa sans sortir, « da was tof « !!!!!!!
écrit par Guillaume Kekenbosch.

 
 
 
 

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Photo 13

 Rue Rempart des Moines

 
 
 
 
Sans titre-1
 

 Photo 14
Rue Rempart des Moines

 
 

rue du char

Photo 15
Rue Rempart des Moines, à droite le début de la rue du Char.

 
 
 
 

rue n d du sommeil

Photo 16

Coin de la rue Rempart des Moines et de la rue Notre-Dame-du-Sommeil.
Merci Guillaume Kekenbosch pour les photo et textes.

 

Les Cartes de Guillaume Kekenbosch

Les Cartes de Guillaume

 

 

 

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Photo 1

Rue de Flandre,(de kasaa) en direction de la rue Sainte Catherine.
A gauche  l’entrée de la rue du Pays de Liège.

 

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Photo 2

rue de Laeken – à la hauteur du Théâtre Flamand.

 

 

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Photo 3

A droite l’entrée de la Centrale de Police
et à gauche la rue du Midi.

 

 

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Photo 4

 

 

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Photo 5

 

Le belvédère du Café « lA ROTONDE » ressemble étrangement à une pagode indo-chinoise,qui donc habitait dans ce curieux édifice ? (1910)

 

 

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Photo 6

La rue de la Montagne se trouve devant nous.
Prenant la direction du Théâtre des Galeries Saint-Hubert en 1907,Frantz FONSON y fera ce petit chef-d’oeuvre
« Le Mariage de Mlle Beulemans »

 

Franz Fonson

 

 

 

 

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Même endroit quelques années plus tôt
Fontaine des Satyres
.

 

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LIQUIDATION TOTALE
« RATIBUS »

 

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Photo 7

A droite l’entrée des galeries Saint-Hubert

Saviez-vous qu’il y avait eu,à Bruxelles,des omnibus à impériale?    Ils n’appartenaient pas à un service public: celui que nous voyons ici amenait, probablement pour le compte d’un hôtel,les clients de la gare.

 

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Photo 8

La rue Haute vu de la Porte de Hal

 

 

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Photo 9

 

La Barrière de Saint-Gilles

 

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Photo 10

 

 

 

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La rue Cantersteen vers 1907

« Tony », les bons pains français de la Bourse !!

Et bien, dans le temps le magasin était situé
au CANTERSTEEN . 

 

LA PREUVE UNE PUB DE LA MAISON

 

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Coin du Diable

De Duivel

 Image de Nicolas LUPPENS (Nicky)

Ce diable était dans le café de Berre de Spons.Il se trouve actuellement dans une vitrine, à la maison du Roi

Nous sommes au milieu du XVII siècle, il y avait à Bruxelles, dans une impasse de la rue Notre Dame au Sommeil, une petite maison, dont le propriétaire était un architecte connu.

 

Son nom…Olivier. Il avait une fortune modeste. Lorsqu’il se chargea de construire un pont à la grande écluse, qui croise l’entrée de la Senne dans  Bruxelles, entre la porte d’Hal et d’Anderlecht.

Il avait cru trouver un terrain solide, mais hélas pour son portemonaie, le sol était marécageux, et eu des frais supplémentaires.
Toutefois, la 1ère pierre fut posée le 28 avril 1658.

 

Olivier, avec courage poursuivit ses travaux, mais petit à petit ses sous se sont évaporés. N’ayant plus d’argent pour payer les gens du quartier (Deuvelshoeh) à son service, il du bien reconnaitre son erreur. Cette pensée le tourmentait, car il allait être déshonoré et plus grave ses ouvriers n’étaient pas payés.

 

Olivier, alla chez ses amis demander de l’argent, qui lui fermèrent la porte sur son nez. Onze Olivier est foutu.

 

Un soir en rentrant à la maison, le moral dans les  talons, (c’est pour la rime), la peur du lendemain,  il allait prendre la poudre d’escampette le lendemain.
Sous la drache, le noir tombait, quand  un voisin lui dit qu’un drôle de loustic l’attendait chez lui.

 

Et en effet, un pei habillé en vert était là, assis près du feu et direct, il dit à Olivier

– Vous êtes dans les ennuis ?  Lui demanda le pei.

– qui vous l’a dit ? S écria Olivier.

 

L’inconnu ne pipa mots, il avait une rare figure, ses narines se dilataient (un peu comme un taureau dans l’arène). Sa bouche, sa bouche, men, dont les lèvres étaient minces, tellement minces que mon chèque de la fin du mois n’aurait pas su passer, juste un peu de fumée sortait de sa bouche, alors que le pei ne fumait pas !!!

 

– Je m’intéresse à vous, lui dit-il

 

Olivier, tout content voulu prendre la main de son sauveur, mais l’inconnu l’évita promptement et dit :

 

ET LA-BAS, il ne faut pas être si vite content…je prête qu’avec intérêts.

 

– N’importe, ma Leffe, mon sang, ma vie tout est à vous.

 

Une lueur s’était emparée de la figure de l’inconnu et un éclair vif jaillit de ses yeux.

 

– De combien tu as besoin, je pense que ce sera dans la poche dit-il.

– Oh de peu de chose, dit l’architecte.
Mais si tu veux  sauver mon honneur, il faut que j’achève mon travail et cent-mille florins.

 

  • – Tu les auras, coupa l’homme vert, toutefois, si tu es d’accord avec mes conditions.

–  Sans les connaître, je suis d’accord, c’est le ciel qui vous envoie.

– NON PAS LE CIEL,  je suis venu de loin, de très, TRES loin…… pour venir à ton aide. J’aime ce que vous faite il faut que vous soyez à moi. D’où je viens, dit-il  brrr, prooot (strépe in de caleçon) en dégageant une odeur de soufre, nous avons besoin d’architecte comme vous.

– JE VOUS SUIS A LA VIE A LA MORT, dit Olivier.

– entendons-nous bien, dit le pei en vert, je te donne dix ans. Au bout de ce terme, tu me suis, je t’emmène ou je veux, je serai le maitre, ou je veux, et tu seras à moi pour toujours.

– a toi pour toujours ?

– ici je suis à ton service… mais là-bas…

– là-bas ?

Olivier, regarde surpris  le pei, il avait un peu les poupers, mais  l’autre retira de sa poche les cent mille florins.

 – Songe que sans moi tu va mourir, dit-il. J’allais oublier, toujours cette,  corvée administrative, signe donc cet engagement.

Il présente en même temps, un papier et  sa main droite tient une plume d’or.

 

 

la main du diable

 

 

 

 

 – Excuse-moi, dit Olivier… Mais avec qui, j’ai une fois affaire?

 –  Peut importe, je te laisse dans ta famille, avec ta belle femme, mais comme tu hésites encore, je te donne en plus, 50 bac de LEFFE et 500.000 florins.

En entendant ça Olivier, tombe à genoux, prends les deux mains gantées du pei vert, (sans doute un écolo) et donne plein de baises dessus, et puis….. signe le papier avec la fameuse plume en or.

– adieu, dit le linkador,  je joue scampavé, je reviens dans dix ans, le même jour et à la même heure, tache que tu es prêt.

– Je serai prêt.

 

Merci à Guillaume Kekenbosch - P. du Rivage.
Porte du Rivage.

 

Vous pensez bien que Olivier était super content avec cet argent et durant toute la nuit il se demanda bien que faire avec  cet argent.

 

Dans les jours qui suivirent, il doubla le salaire des gens du Deuvelshoek, aida financièrement des personnes du quartier et regagna l’estime des gens. Mais jamais, jamais, il ne confia à quiconque l’origine de sa bonne fortune.

 

Olivier, écarta autant qu’il le pouvait, les sinistres pensées qui venaient dans sa tête. Il eu des enfants ; ses entreprises prospérèrent, la fortune lui rendit ses amis perdus,  il sembla vivre joyeusement et rien ne pouvait assombrir son foyer.

Bon oui, c’est vrai certains jours il était un peu blikske,  triste  et préoccupé. Olivier  avait bâti une chike villa de plaisance entre la porte de Flandre et du rivage. Il organisât des fêtes invita bien entendu ses nombreux amis du quartier, qui le quittèrent quasi plus et cela durant neuf ans. T’was allen doughe feest.

 

porte de flandre - Merci à Guillaume Kekenbosch
 Porte de Flandres.

Mais le moment approchât où il devrait tout quitter pour suivre le pei en vert.


Son esprit commençait à se troubler, il devenait aussi sec qu’un Boustering  et ne dormait plus.

Sa femme, avait fait venir de nombreux docteurs pour connaître l’origine du problème.
Olivier, garda son secret dans son cœur.

On le voyait pleurer et sa femme avait bien  vu, qu’il attrapait le biber, chaque fois qu’il passait sur le pont,  qu’il avait construit à la grande écluse.

Et le jour fatal arriva, le jour que le pei en vert sera là, pour conclure le marché qu’ils avaient fait.  

Olivier, invita ses nombreux amis et ses parents à un grand banquet.

Sa femme pour cette occasion  avait invité un vieil homme, Jean Van Nuffel, le chanoine de Saint Gudule. C’était le confesseur de la famille, en qui, Olivier avait toute confiance. Quoique depuis dix ans il n’avait plus fait ses devoirs de catholique.

Il y avait une bonne heure qu’ils étaient à table et le teint d’Olivier était cadavérique.

 

NEUF HEURES SONNERENT……C’ETAIT L’HEURE… (Instant dramatique)

 

Olivier envoya, sa servante chercher du vin dans la cave.
Arrivée dans la cave, chandelle à la main, celle-ci vit assis sur les marches, un gros homme à la figure sombre, vêtu de velours vert.

HAAAA… WAD ES DA NA, elle recula effrayée, tout en demandant au pei que faites-vous là ?

-Allez dire à votre maître, que je l’attends, il saura bien qui je suis, avec un de ces regards qui vous plonge jusqu’au fond de l’âme.

Dare-dare la servante remonta. Hoeit van  nousem, et tremblante elle annonça à son maître qu’un inconnu l’attendai

Le moment était venu. Il était tant de tout avouer, et il raconta son aventure.
Sa famille et amis en restaient scotchés sur leur chaise.

– Ayons confiance dans la bonté de dieu. Qu’on aille dire à l’étranger de venir partager notre repas, dit  le vieux Pastuur.

La servante toujours bleue de peur, allât crier à l’inconnu, qu’on l’attendait dans la salle à manger et il pouvait manger des frites avec de la sauce Diable.

Le dikke pei,  apparut en toute majesté, saluant la compagnie d’un air dédaigneux, il présenta l’engagement signé par Olivier, avec un rictus à faire peur.

Le Pastuur l’interpella :

 

– Noble seigneur… Salut ! Vous ne pensiez peut-être pas me trouver ici, hein,  dit-il à l’homme en vert, et vous savez que j’ai sur vous quelques pouvoirs Hei ma vast ?…

L’inconnu, baissa les yeux, et paru mal à l’aise. Il avait déjà eu affaire avec ce dangereux chanoine lors d’une vieille aventure où, dans le même quartier, le vieux prêtre avait réussi à lui faire boire un verre entier d’eau bénite.

Le pastuur allait à nouveau mettre son vieil  ennemi  à l’épreuve et il éleva une mesure pleine de graines de millet.

 

– Je vous demande qu’une faveur, lui dit-il, accordez nous quelques instants; jurez que vous laisserez Olivier en paix, jusqu’à ce que vous avez ramassé grain par grain tout le millet qu’il y a dans cette mesure.

 

– J’y consens, répondis l’inconnu, après un bref moment de silence.

– Jurez le moi par le dieu vivant, dit le chanoine, tout en commencent à verser les grains sur le plancher.

 

L’inconnu les recueillait avec une agilité étonnante. Il frissonna il en avait la keekevlis et dit d’une voix, qui semblait venir des enfers :

 – JE LE JURE.

Alors, le rusé pastuur fit un signe à un enfant de chœur, qui s’approcha, un bénitier à la main, et versa ce qui restait de la mesure de grains dans l’eau bénite ; l’homme en vert y mit le doigt, poussa un hurlement qui était difficile de décrire, et disparu comme par enchantement.

 

C’est ainsi que l’architecte de la rue Notre Dame du Sommeil,  fut sauvé des enfers, où un homme vêtu de vert et gantés de noir allait le conduire.

Depuis, le pont de la grande écluse entre les portes de Hal et d’Anderlecht, c’est toujours appelé le Pont du diable.

 

tes gedoun.

 

Pour écrire cette légende je me suis basé sur le livre « Contes et légendes du vieux Bruxelles ».

 

Spécialement dédiée à Guillaume Kekenbosch, et tout les gens du Deuvelshoek, et à la mémoire de mon cousin Jean De Gyns (1926-2008),   habitant du quartier dans sa jeunesse.

 

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LE COIN DU DIABLE

LE COIN DU DIABLE

 

1. Le quartier du « Coin du Diable ».

 

Il existe, au cœur de Bruxelles, un quartier connu sous le nom de « Coin du Diable », mais peu de Bruxellois s’en souviennent et moins nombreux encore sont ceux qui sont aujourd’hui capables de le situer. Quant à en connaître l’histoire… 

 

Ce lieu-dit était limité précisément, à l’origine, à un tronçon de la rue Van den branden : « Cette rue morne et délabrée, mais assez longue (250 m), commence à la rue du Pène, traverse la rue du Houblon et aboutit à la rue Notre-Dame-du-Sommeil, 71. Elle fut tracée vers 1855 sur les terres marécageuses d’un sieur Van den Branden. Des créations d’égouts la rendirent habitable. A l’origine, elle s’arrêtait dans les champs, à quelque 80 m de la rue Notre-Dame du Sommeil, non loin de la longue impasse du Coin du Diable, très mal famée. En 1873, son extrémité fut reliée par deux coudes au fond de l’impasse du Coin du Diable, à la suite de démarches de la famille Van den Branden, et la vieille impasse perdit son nom pittoresque pour devenir « rallonge » de la rue Van den Branden. » (Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, p. 337).

 

Ensuite, au 20ème siècle, le nom de « Coin du Diable » fut également appliqué à la rue Notre-Dame-du-Sommeil : « Près de la porte de Ninove, une longue rue irrégulière joint le boulevard Barthélémy à la rue des Chartreux. Cest la très vieille artère de Notre-Dame-du- Sommeil, onze Léverâ van Voekstroêt, comme lappellent certains, Den Deuvelshoek (le Coin du Diable), comme disent presque tous les habitants de ce curieux quartier. » (Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, p.199). Le nom de « Notre-Dame du Sommeil » rappelle l’existence d’une petite chapelle qui, vers 1600, était érigée en plein champs (bien avant la création de la rue donc) et abritait une madone vénérée par les personnes souffrant d’insomnie. Les noms Den Deuvelshoek et « Coin du Diable », sont, quant à eux, bien peu usités de nos jours.

 

A l’époque où Louis Quiévreux l’évoque dans son « Bruxelles, notre capitale », soit au tout début des années 1950, le « Coin du Diable » connaît des travaux d’assainissement et nombre d’habitants ont d’ores et déjà quitté le quartier. Quant à ceux qui y vivaient encore, ils attendirent jusqu’à la fin, avec la résignation des humbles, la disparition complète de leur quartier et de sa mémoire elle-même.

 

Le « Coin du Diable » et, plus généralement, ce que l’on appelle couramment à Bruxelles le « quartier du canal », n’en fut pas revitalisé pour autant. La population changea, mais le quartier n’en garda pas moins une réputation non-galvaudée de quartier paupérisé. Il existe toutefois aujourd’hui une volonté régionale d’assainir réellement et de réaménager, d’un point de vue immobilier, ce quartier encore partiellement délabré.

 

Aussi, peut-être que celles et ceux qui, tentés par un habitat au centre-ville, décideront de s’installer au « Coin du Diable », voudront aussi connaître l’origine de l’inquiétant nom de leur quartier. C’est ce que nous nous proposons de leur apprendre.  

 

2. La légende du Coin du Diable.

 

Le célèbre démonologue et libraire-imprimeur champenois, Jacques Collin De Plancy, auteur d’un non-moins célèbre Dictionnaire infernal, séjourna plusieurs fois à Bruxelles. Il y vécut entre 1830 et 1837 et fut également l’auteur d’une Histoire du Manneken Pis racontée par lui-même (1824). On prétend parfois que ses démêlés avec l’Eglise, pour cause de pensée trop libre, ne constituent pas la seule raison de son intérêt pour Bruxelles, mais qu’il aurait été motivé par certains faits démoniaques, étranges ou réputés tels… Ainsi, Plancy se penchera-t-il notamment sur la légende du « Coin du Diable » que nous nous proposons de reproduire ici.

 

Au 17ème siècle, un architecte que, selon les versions de cette légende, on nomme Olivier ou Bernard Raessens, habitait, dit-on, une impasse aujourd’hui disparue de la rue Notre-Dame-du-Sommeil. Un jour, on le chargea de construire un pont et une écluse sur la Senne, entre les portes de Flandre et d’Anderlecht. Plus précisément, le pont devait être construit sur la Sennette-aux-Sables, derrière l’église de Molenbeek, alors que l’écluse du canal devait être édifiée, face au Petit-Château, au lieu-dit le « Chien-Vert », qui a d’ailleurs donné son nom à une rue de ce quartier.

 

Notre architecte se mit donc à la tâche, mais le terrain mouvant et marécageux de l’endroit lui causa bien des soucis. Certes, si l’on en croit Collin De Plancy, la première pierre de l’édifice aurait été posée le 28 avril 1658. Plusieurs magistrats bruxellois auraient d’ailleurs assisté à cette cérémonie, à savoir les sieurs Van Hecke, De Bruyne –père de l’architecte de la Grand Place de Bruxelles !- et Bassery. Une inscription aurait même témoigné de la présence de ces magistrats à la cérémonie, mais on ne sait, hélas, ce qu’est devenue la pierre commémorative sur laquelle elle était gravée. Qui sait si elle ne fut pas emportée par le Diable ?

 

Quoiqu’il en soit, notre malheureux architecte eut beau déployer toute l’ingéniosité dont il était capable, les travaux durent être interrompus, alors que son ouvrage n’était à peine réalisé que d’un tiers. Tout ce qu’il possédait fut englouti dans cette entreprise et même les ressources d’une jeune veuve qu’il projetait d’épouser n’y firent rien : notre architecte fut bientôt acculé à la ruine.

 

Mais par une sombre nuit aussi venteuse que pluvieuse, alors que le malheureux architecte rentrait chez lui, au comble du désespoir, il lui fut annoncé qu’un visiteur l’attendait. De fait, l’architecte trouva dans sa chambre un homme tout habillé de noir (ou de vert, selon les versions, le vert étant la couleur de prédilection des êtres féériques… !). Le visiteur annonça d’emblée à l’infortuné, qu’il connaissait la situation désespérée dans laquelle il se débattait en vain, puis lui proposa de lui venir en aide.

 

A l’écoute de ces paroles d’espérance, l’architecte tressaillit de bonheur et voulut saisir les mains de celui qu’il considérait soudain comme son bienfaiteur. Mais le visiteur tempéra bientôt son enthousiasme en lui apprenant que l’aide qu’il était prêt à lui accorder était conditionnelle.

 

Le visiteur accorda sur le champ une aide de 100.000 florins à l’architecte qui, dans sa naïveté, crut bon de clamer : « Cest le ciel qui vous envoie ! » A ces mots, l’inconnu fronça les sourcils et dit : « Non ! Pas le CielEntendons-nous bien. Je vous donne dix ans. Au bout de ce terme, vous me suivrez où je voudrai. » Sur ces paroles, le Diable –car c’était lui…- tira de son portefeuilles les 100.000 florins promis et posa sur la table une feuille de parchemin et une plume d’or. Il ne restait plus à l’architecte que de signer le pacte diabolique mais il eut soudain un mouvement d’hésitation. Le Diable déposa alors un demi-million de florins sur la table et devant l’offre d’une telle somme, l’architecte ne put résister : il baisa les mains de l’inconnu, se saisit brusquement de la plume et signa le pacte diabolique. Le Diable disparut mais non sans avoir rappelé à l’imprudent architecte qu’il reviendrait dans dix ans pour l’emmener avec lui…

 

Tout à sa joie, notre architecte ne s’inquiéta guère de la terrible promesse qu’il venait de faire au Diable et, dès le matin, il reprit ses affaires avec entrain. Dès ce moment, tout lui réussit, ses affaires prospérèrent, il se maria et vécut joyeusement. Il se bâtit une petite maison de plaisance entre la porte de Flandre et celle du Rivage, où il put ainsi s’étourdir dans des parties de plaisir. C’est, selon Paul de Saint-Hilaire, cette maison que l’on nomma la « Maison du Diable » et l’on pouvait encore s’y rendre, dit-on, à la fin du 19ème siècle, par la rue du Chant-des-Grenouilles, aujourd’hui disparue (à ne pas confondre avec l’impasse du même nom située à Forest).

 

Mais le temps passe vite lorsqu’on vit dans le bonheur et bientôt neuf années furent écoulées. La peur commença à gagner l’architecte à l’approche de la date fatidique à laquelle le Diable devait apparaître pour l’emporter au fond des Enfers. Le malheureux ne dormait ni ne mangeait plus. La seule vue du pont de la Grande-Ecluse, construit avec l’aide de Belzébuth, le faisait frémir d’effroi et son épouse le surprit à plusieurs reprises en train de sangloter amèrement.

 

L’architecte ne pratiquait plus depuis cette nuit infernale durant laquelle il fit la rencontre du Diable, incapable qu’il était désormais d’entrer dans une église sans s’y trouver mal. Mais le soir fatal où le Diable devait venir le chercher, il organisa un repas dont l’un des convives n’était autre que le chanoine de Sainte-Gudule, Jan Van Nuffel. A l’approche de l’heure fatidique, la terreur de l’architecte ne cessait de croître et il buvait beaucoup de vin pour se donner du courage.

 

A minuit, il envoya donc sa servante chercher d’autres bouteilles à la cave. A peine était-elle sortie de la pièce qu’elle aperçut, sur la dernière marche de l’escalier, un gros homme à la figure sombre et vêtu de velours vert. « Allez dire à votre maître que je lattends. Il saura bien qui je suis », lança à la servante, affolée, le diabolique visiteur. Au comble de la terreur, l’architecte ne put plus se retenir et raconta toute l’histoire à sa femme et à ses convives bouleversés.

 

Le vicaire, sans se démonter, proposa alors de faire monter le visiteur. Le Diable parut, tenant à la main le pacte signé par l’architecte auquel il dit simplement : « Je viens te prendre ». Le vieux prêtre intervint à ce moment pour rappeler à Belzébuth qu’il avait sur lui quelques pouvoirs puis dit : « Ayez lamabilité, Monsieur Belzébuth, daccorder un peu de répit à mon ami, le temps pour vous de compter les grains de millet que contient ce verre » (Quiévreux) dont le prêtre renversa sur le sol le contenu. Pendant que le Diable, grinçant des dents, comptait les grains de millet (ou de maïs) avec, il faut le dire, une vitesse surprenante, Jan Van Nuffel fit signe de s’approcher à un enfant de chœur portant un bénitier dans lequel le chanoine versa les quelques grains qui restaient (à moins, selon les versions, qu’il n’ait aspergé d’eau bénite les quelques grains restants répandus sur le sol). A peine Belzébuth eut-il touché les grains bénits qu’il poussa un grand cri de douleur avant de disparaître. Ainsi fut sauvé l’imprudent architecte.

 

Depuis ce temps, le Pont de l’Ecluse, situé en face du Petit-Château, a reçu le nom de « pont du Diable », Paul de Saint-Hilaire établissant en outre un parallèle avec celui de Saint-Cloud, près de Paris.

 

On dit aussi que le Diable dupé aurait fui sous la forme d’un chien vert et que c’est de là que viendrait le nom de la rue du Chien vert qui joint l’écluse au Pont du Diable.

 

Ensuite, Belzébuth devint, de par le vœu des gens de ce quartier, un héros comique de festivités qui se déroulaient tous les ans, le 20 août, et ce jusqu’à la seconde guerre mondiale.    

 

3. La Fête du Diable.

 

La Fête du Diable se déroulait jadis aux alentours du 20 août et, à cette occasion, personne ne travaillait dans le quartier de la rue Vandenbranden, même les vendeuses de caricoles (genre d’escargots à coquille noire qui fut longtemps l’un des joyaux de la gastronomie populaire bruxelloise !) chômaient ce jour-là.

 

On revêtait son costume de fête et on s’en allait danser à tous les carrefours.

 

Venait le moment d’aller chercher, en grande pompe, l’effigie de Belzébuth qui se trouvait dans un estaminet, un temps nommé, assez logiquement, le Café du Diable. Cet estaminet fut jadis tenu par un certain Goebriel.

 

L’effigie de Belzébuth ressemble à  un diable haut encorné, fait de cuir, revêtu d’un manteau noir et affublé de médailles. Aujourd’hui encore, cette effigie est visible au Musée de Bruxelles, à l’étage supérieur de la Maison du Roi, située sur la Grand-Place.

 

La cérémonie publique était présidée par le « bourgmestre » du « Coin du Diable » et comportait trois actes : l’enterrement, le baptême et le mariage du Diable.

 

Belzébuth était d’abord promené dans un véritable corbillard. Derrière la charrette marchaient des pleureuses, soit les six commères les plus réputées du quartier portant des noms issus des traditions populaires locales tels que Scheil Né (=la Bigle), Binette Neus (=Barbe au grand nez), Treene de Spons (=Catherine à la figure grêlée) ou encore Manke Maree (=Marie la Boiteuse)… C’est ainsi qu’on enterrait le diable de l’année écoulée.

 

Ensuite, ressuscité, le diable de l’année nouvelle était emmené à son baptême (ce qui peut paraître étrange pour un diable, nous en conviendrons !), puis à son mariage.

 

Les pleureuses se métamorphosaient alors en joyeuses chanteuses et troquaient leurs voiles de deuil contre des manteaux. Et pendant que l’on banquetait, que l’on dansait et que l’on buvait sec, on amenait le Belzébuth nouveau dans un landau, encadré par un parrain et une marraine. Venait ensuite le simulacre de mariage de la diabolique effigie.

 

Lors de ces festivités, tous les gens du quartier collaboraient pour décorer le quartier : on pendait notamment, de maison en maison, des bouquets de feuilles de poireaux. Les jeunes voyous et bagarreurs du coin remplissaient la mission de videurs, chargés d’empêcher les éventuels perturbateurs de semer le trouble. Ainsi affrontaient-ils notamment les Marolliens venus des hauteurs de la Porte de Hal pour en découdre avec ceux du Canal.

 

Un des derniers présidents de la Fête du Diable fut un certain Polle de Neus (=Léopold au Nez ou « avec son nez »), le père d’une Madame Van Couter qui, au début des années 1950, alors que les festivités du « Coin du Diable » n’étaient déjà plus qu’un souvenir, tenait le Café du Diable, déjà évoqué.

 

4. Le crime du Coin du Diable.

 

Un jour funeste, un certain Lambert Ernst, repris de justice, rencontra, dans un infâme taudis de la rue Notre-Dame-du-Sommeil, les époux Van Praet. Ce fut vraisemblablement là le point de départ de la mise sur pied d’une bande de malfrats.

 

Ernst en devint le chef et recruta des truands, tant à Molenbeek qu’à Koekelberg. Cette bande écuma durant des années la campagne située à l’ouest de Bruxelles. Mais c’est un soir du mois d’avril 1849 qu’Ernst et sa bande allaient commettre le pire de leurs forfaits.

 

Ils sortirent de Bruxelles vers dix-huit heures pour se rendre à la ferme des époux Desmedt, à Dilbeek. Ils parvinrent à pénétrer dans ladite ferme en faisant un trou dans le mur d’argile. Les malfrats s’engouffrèrent dans la brèche et Ernst se glissa jusque dans la chambre des Desmedt.

 

Le truand, armé d’un coutre de charrue trouvé en chemin, s’avança vers le lit des Desmedt profondément endormis. Il porta le premier coup au mari et le second à son épouse, puis continua son horrible besogne, frappant à coups redoublés.

 

Les criminels emportèrent une somme de 300 francs, des vêtements, une croix d’or et 38 kilos de lard. Ils se partagèrent ensuite le butin et fêtèrent indignement leur criminel exploit à grands coups de genièvre et de faro.

 

Bientôt, toutefois, les neuf membres de la bande (six hommes et trois femmes) furent arrêtés et ils comparurent devant les assises du Brabant.

 

Le 18 septembre 1850, Lambert Ernst monta sur l’échafaud et, pour l’occasion, le bourreau François Jean Boutquin inaugura une nouvelle guillotine !

 

Lorsqu’on annonça à Ernst que sa dernière heure était venue, il s’en réjouit publiquement et lorsqu’on lui offrit les « secours de la religion », il répondit que tout cela n’était que balivernes ! Et on dit qu’il marcha vers la mort en chantant et en riant, faisant des grimaces à la foule, tandis que l’aumônier pleurait…

 

Le couperet tomba et Ernst finit là sa criminelle carrière.

 

 

Eric TIMMERMANS.

Bruxelles, le 19 juillet 2012.

 

Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 195, p. 199-205, 319 / Dictionnaire historique des rues, placesde Bruxelles (1857), Eugène Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995, p. 239 & 337 / Histoire secrète de Bruxelles, Paul de Saint-Hilaire, Albin Michel, 1981.

Jean De Spons

 

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Le Diable

 

 

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Jean Degeinst, dit Jean « De Spons » son épouse et ses deux enfants, Egide et Christine.
Jean tient son surnom, non pas qu’il buvait énormément, mais à cause de son visage grellé.

 

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Le Coin du Diable en 1895.

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Un GRAND merci à Lucien Dierick pour la photo de arrière grand père.

 

 

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Aquarelle
de Carabain de 1897

 

Le peintre a planté son chevalet rue Notre-dame-du Sommeil, à droite c’est le début de la rue du Diable.
Jean « De Spons » et sa famille se tient devant le porche d’entrée de son estaminet. J’ai perdu la belle photo du groupe. (j’espère que l’arrière petit-fils de « Jean De Spons » me la fera à nouveau parvenir).

 

 

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 En face de l’estaminet de « Jean De Spons« , s’ouvrait l’impasse Meskens.

La Meskens Poort fut créée en 1846 au Coin du Diable.
Monsieur Meskens avait vu grand, son impasse n’avait pas moins de 29 maisons, disposées en 3 rangées d’une dizaine sur un terrain carré.
Il est vrai qu’à cette époque le terrain coûtait rarement plus de 2 francs le m2 (mais entre 1850 et 1860 il tripla de prix, en moyenne, alors que le coût de la vie restait stable). En 1866, cette grande poort est mentionnée comme impasse de la rue Notre-Dame-du-Sommeil,65. Il est signalé qu’elle est « propre, bien aérée et souvent repeinte en blanc par les soins du propriétaire ». Mais malgré cela la ville ne montre guère de gratitude envers M. Meskens : elle débaptise son impasse pour lui donner le nom du Sorbier, en 1880. L’impasse du Sorbier, en 1930, abritait encore 66 familles, comptant 203 personnes. Mais les gens du Coin du Diable  continuèrent à l’appeler « Meskenspaut » jusqu’à sa fin, dans les années 1930.

Extrait Jean D’Osta « Les rues Disparues de Bruxelles »
Edition Rossel 1979

 

 

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Rouge
l’impasse du Sorbier

Les parents de Jean « De Spons » étaient établis en face de son estaminet, ils vendaient en été de la bière en cruche et en été de l’eau chaude.

 

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impasse
du Sorbier

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Habitants
du Coin du Diable.

A1 Françoise Anseroul, « Swas » était fleuriste de son état.
La photo est prise à Londerzeel, devant son châlet « Ma p’titefolie »
Le petit ket à Lunette est Francis Pelseneer.

 

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Impasse
Kayser

 

Cette impasse, large et animée, possédait une entrée cochère qui avait pris la place  de tout le rez-de-chaussée d’une maison de Monsieur Kayser, rue Coin du Diable, 17 (aujourd’hui rue Vandenbranden, 66). Vers 1850, M. Kayser avait fait construire 9 petites maisons dans son jardin, et il n’avait pas oublié d’ajouter une petite chapelle murale tout au fond.

Cela lui porta chance, car il eut en moyenne 100 locataires et son impasse prospèra jusque dans les années 1930.

Cette impasse était le séjour de nombreux marchands ambulants qui poussaient leur charrette à bras dans les rues commerçantes du centre ville.

Le soir , l’impasse Kayser  était pleine de ces humbles charrettes qui y trouvaient un parking commode et sûr jusqu’au lendemain matin. Les papeteries Haseldonckx ont absorbé cette pittoresque impasse.

 

Impasse des Marchands

 

Cette impasse se trouvait au n° 24 de la rue Notre-Dame du Sommeil, soit à quelques mètres de l’Estaminet de Jean De Spons.

Créée au début du 19ième  siècle, elle avait groupées autour d’une grande cour, 11 pauvres maisons, qui en 1866 abritaient 69 personnes. L’impasse subsista jusque dans les années 1920..
Extrait Jean D’Osta « Les rues Disparues de Bruxelles »

Edition Rossel 1979.

 

En additionnant les habitants des trois impasses on arrive à un total de 372 clients potentiel de Jean De Spons, ces affaires  devaient être florissantes

Suivant les journaux du 19ième  siècle, le quartier du Coin du Diable était très dangereux pour toutes personnes étrangères au quartier.

 

Il est curieux, qu’il n’y avait pas une église à proximité  du Coin du Diable

 

 

Deuvelshoek

 

Les kets du Deuvelshoek
merci à Bère Van Cauteren qui m’autorise a publier ces photos sur le blog.
Guillaume Kekenbosch

 

G Kekenbosch

 Guillaume Kekenbosch à l’âge de 25 ans

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Photo n° 1
Guillaume Van Cauteren et son fils Bère qui est Pompier aujourd’hui.

 

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Photo n° 2

A 1 Guillaume Van Cauteren – A 2 ? 

 

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Photo n° 3

A 3 – Paul Dewaegeneer, DCD en 1997 à l’âge de 59 ans. il a tenu le café « l’Oxford », rue Marché aux Charbons et le « Franco belge »
en face de Menneke pis.

 

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Photo n° 4

A 1 Guillaume Van Cauteren

Copie de Amis d'Ernest

Photo n° 5

A2 Polle caricol – B2 Cézar – B3 Georges du café « le Quebec ».

 

 

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Photo n° 6

Une classe de l’école 3 en voyage scolaire.

 

 

Anna + Philo

Photo n° 7

A 1 Philomène Heymbeeck – A 2 Anna Bernaerts (tante de Claude) – Guillaume Van Cauteren

 

Anna BERNAERT + Philo + Van Cauteren -Haseldo

Photo n° 8

Papeterie HASELDONCKX – quartier du Coin du Diable

Jean De Gyns.

Une chansonnette Bruxelloise interprétée par Jean De Gyns

 

Jean & Wanda

Pour écouter la chanson, un clic sur la photo.

Jean en compagnie de son épouse Wanda.

Jean a passé sa jeunesse au Deuvelshoek, a fait ses études primaires à l’école 3, rue Rempart des Moines. Ensuite à l’école des frères, située rue des Six Jetons, où il avait comme ami, Pierre COLIN et Pierre (Maurice) HEYMBEECK.

 

 

Jean De Gyns + Pierre (Mauriceà Heymbeeck
Porte d’Anderlecht – dans les années 30.

Maurice Heymbeeck et Jean De Gyns & Swete Kiki.
(Quick & Flupke)

 

 

 

 

 

 

Bontje - Mouma et Jean

Place de Brouckère vers 1935
A 1 Jean DE GYNS, A 2 Amelie BERNAERTS (op hei slache en ville) et Odile DE GYNS – Ils habitaient 3, impasse du Sorbier, dans le Deuvelshoek.
tout trois reposent au cimetière de Bruxelles.